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Hommage à Ti Frer (22 avril 1900-17 juin 1992): Parol li dir piti-la

17 juin 2022, 18:05

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Hommage à Ti Frer (22 avril 1900-17 juin 1992):  Parol li dir piti-la

Ti Frer, de son vrai nom Jean Alphonse Ravaton, est celui qui a sorti le sega de l’ornière du folklore pour le revêtir du «kostim letof» d’une musique nationale. Ti Frer est né avec le 20e siècle. Il nous a quittés le 17 juin 1992. À l’occasion des 30 ans de la disparition du père du sega, en l’absence de toute commémoration officielle, réchauffonsnous à la chaleur de cette voix éraillée, aux tintements de son triangle et à l’ivresse de ses chansonspatrimoine.

Il n’y a pas plus typiques. Que ce tas de personnages inoubliables. S’accordant au rythme du sega. Anita qui ne veut pas «reste dormi do mo baba». Roseda, la «zoli ti fam (…) me to zenes fini dan laboutik». Elise mo ser, qui doit quitter la maison à cause des «sat maron andan ladan».

Ti Frer ne tirera pas d’avantages financiers de sa créativité. Il vivra modestement jusqu’au bout.

Cette attachante galerie de portraits ra- conte les réalités de gens simples, de gens de peu. Une voix leur a donné vie, à tout jamais. Celle de Ti Frer, le grand frère du sega. Aujourd’hui, 17 juin, cela fait 30 ans depuis que Jean Alphonse Ravaton nous a quittés.

Nous laissant en compagnie de Charlie Oh, de Papitou, de Ma bolema et toutes ses autres chansons qui l’ont fait passer de segatier à griot. Et dire que ces chansons gravées dans le patrimoine musical mauricien n’étaient même pas écrites au début. L’encre de l’empreinte digitale sur la carte d’identité de Jean Alphonse Ravaton dit tout. Ti Frer ne sait ni lire ni écrire. Mais il a les yeux grands ouverts pour observer ses semblables. Il a les mots pour les raconter. Il a le rythme dans la peau pour les faire exister.

Formidable conteur

Ti Frer est né à Quartier-Militaire. Il y meurt aussi, 92 ans plus tard. Le temps de vivre les contrecoups de deux guerres mon- diales sur la colonie, d’en voir l’Indépendance, puis l’accession au statut de République. En mars 1992, trois mois avant sa mort, Ti Frer est sur l’estrade officielle pour fêter la République.

La musique, c’est sa passion. Ses mains habiles exercent plusieurs métiers. Parmi : garde-chasse et bûcheron. Ti Frer croisera un apprenti bûcheron, Serge Lebrasse, à qui il fait découvrir les joies du sega.

En janvier 1971, Jean Alphonse Ravaton est élevé au rang de «Member of the Order of the British Empire» (MBE).

Ti Frer est tour à tour coupeur de canne. Il «kas ros», il est receveur d’autobus, rabatteur de cerfs pendant la saison de la chasse pour des grands propriétaires terriens comme l’écrit Jean Clément Cangy dans Le sega, des origines… à nos jours.

Ces messieurs demandent «à l’occasion à Ti Frer qui est aussi un formidable conteur d’organiser des soirées de sega avec son frère Ange (NdlR, à l’accordéon diatonique), Henri Toussaint et Mayoun (NdlR, à la ravanne)». Ces chansons, Ti Frer les reprend aussi lors de soirées et de «bal bobes éclairés à la lampe à pétrole».

Sur les photos en noir et blanc, Ti Frer semble avoir toujours été vieux. Son visage a l’éclat du soleil qui tape autant que de l’expérience qui donne des claques. C’est que Ti Frer n’apparaît véritablement dans la lumière que lors de la Nuit du Sega du samedi 24 octobre 1964 au Morne. À l’ombre de la montagnesymbole, Ti Frer présente Fidelia et Roseda au grand public. L’artiste né avec le 20e siècle a donc 64 ans

. À l’époque, la Nuit du Sega est un grand événement culturel, parrainé par le Tourism Advisory Board et le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Communications extérieures. Le clou de la Nuit, c’est un concours de sega. Un jury a choisi sept groupes. Fanfan et Loïs Cassambo y participent également.

Musicalement, Ti Frer est remarqué. Sept ans plus tard, en janvier 1971, Jean Alphonse Ravaton est élevé au rang de Member of the Order of the British Empire (MBE). On le dit «ami» de sir Seewoosagur Ramgoolam.

Mais royalties et gros cachets, il ne faut pas y penser. Ces concepts sont encore abstraits à l’époque. Ti Frer ne tire pas d’avantages financiers de sa créativité. L’artiste mène jusqu’au bout la même vie simple que celle des gens de peu dont il chante les déboires.

Dans cet univers musical-là, la bouteille de vin ou la topette de rhum achetée à laboutik sinwa est toujours à portée de main. L’alcool arrose les vicissitudes de la vie de couple : de la femme «ki ena so mari navige pran so galan servi zaviron». Il brûle les plaies des femmes, qui, dans ses chansons, sont victimes de violence domestique.

Malgré cette longue liste de titres, les enregistrements de Ti Frer ne sont pas légion. Le premier morceau de Ti Frer enregistré par Damoo dans des conditions rudimentaires, écrit Jean Clément Cangy, est Tamasa. C’est le premier 78 tours enregistré à Maurice. En 1989, la collection Ocora, de Radio France International, qui rassemble les musiques traditionnelles du monde, enregistre un Ti Frer «usé et malade»dans les champs de canne de Quartier-Militaire.

En 2002, dix ans après la mort de Ti Frer, Paul Bérenger, alors Premier ministre, remet une compilation de ségas «remastérisés» de Ti Frer à Antoine Toussaint, petit-fils d’Alphonse Ravaton, représentant des descendants de Ti Frer. Il s’agit d’un «master» des enregistrements conservés par la maison Damoo. En 2013, le Blue Penny Museum publie un livre Ti Frer, Nou Gran Frer accompagné d’un CD contenant 22 titres dont sept inédits.

En 2000, pour le centenaire de Ti Frer – date qui, comme aujourd’hui, n’a été marquée d’aucune commémoration officielle – Marilyne, l’épouse d’Antoine Toussaint, raconte l’homme, dans l’express. Elle s’est occupée de Ti Frer jusqu’à son dernier jour. Conservant le souvenir d’un homme au bon caractère, un farceur. Quelqu’un qui pouvait composer d’un coup un sega moqueur sur une personne de son entourage. Antoine Toussaint se souvient d’un grand-père qui passait de longues heures près de la gare routière où il rencontrait des amis. «Ses deux autres plaisirs étaient lam taw (rhum) et boga ( viande).

Pourquoi Ti Frer ?

<p>D&rsquo;où vient le surnom Ti Frer ? Jean Alphonse Ravaton porte le même prénom que son père. Il est le premier enfant de Georgina et Alphonse Ravaton de Quartier-Militaire. Il semble qu&rsquo;il était si petit de taille qu&rsquo;il est surnommé Ti Frer.</p>

<p><strong>Une pléthore d&rsquo;artistes &laquo;sur les traces d&rsquo;un géant&raquo;</strong></p>

<p>Le&nbsp;chantre du sega, Alphonse Ravaton, s&rsquo;en est allé il y a exactement 30 ans. Il a laissé en héritage au peuple mauricien une musique qui est désormais classée patrimoine immatériel par l&rsquo;UNESCO. Pour faire vibrer cet héritage, l&rsquo;entreprise sociale Nextart Factory a décidé de rendre un hommage appuyé à Ti Frer.</p>

<p>C&rsquo;est à travers un projet en trois volets que la directrice de Nextart Factory, Géraldine Hennequin-Joulia, a décidé de décliner cet hommage qui est, selon elle, &laquo;<em>incontournable car cette musique est un des éléments qui cimentent notre nation</em>&raquo;. Cette idée qui a germé depuis début 2022 a lentement fait son chemin pour prendre forme à partir du 25 juin. Nextart donnera le coup d&rsquo;envoi de cet hommage à Ti Frer à l&rsquo;Institut Français de Maurice lors d&rsquo;un concert qui sera assuré par la génération de jeunes Mauriciens qui aspire à occuper la scène musicale de demain. Ainsi, ils seront huit artistes sur scène, les plus jeunes accompagnés par la génération des artistes confirmés tels que Kurwin Castel, Damien Elisa et Johan Leste.</p>

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	<figure class="image" style="display:inline-block"><img alt="" height="373" src="/sites/lexpress/files/images/cover/ti3.jpg" width="525" />
		<figcaption>(De g. à dr.) Géraldine Hennequin-Joulia, la directrice de Nextart Factory et instigatrice du projet, Linley Marthe, musicien, et Pierre Argo, photographe qui chapeaute l&rsquo;exposition dédiée</figcaption>
	</figure>
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<p>Mais c&rsquo;est en octobre prochain que le projet <em>&laquo;Ti Frer, sur les traces d&rsquo;un géant&raquo;</em> sera dévoilé au grand public pour cet hommage que Nextart Factory veut faire coïncider avec une commémoration de la Nuit du Sega (événement qui avait eu lieu en 1964, réunissant alors Ti Frer et Marcel Cabon, entre autres, pour célébrer la culture créolophone de notre île). Géraldine Hennequin-Joulia précise à ce sujet : &laquo;<em>Sous nos tropiques, on a une mauvaise compréhension de ce que veut dire culture créolophone dont tous les Mauriciens sont pourtant héritiers. Ici, je veux souligner l&rsquo;apport de Ti Frer dans le sega. Il a affronté les mauvaises langues et les regards malveillants pour sortir cette musique jugée pour les batchaira pour la faire devenir de manière décomplexée notre musique nationale. Mieux que cela, ça a inspiré des mouvements à l&rsquo;île sœur, La Réunion, où est né le maloya qui souffrait aussi d&rsquo;être relégué aux musiques interdites. Le sega est donc notre blues local. Chanter en créole depuis Ti Frer n&rsquo;est plus une honte, une malédiction. Il a balayé par son talent, son enthou- siasme et la qualité de ses compositions musicales pures et simples toutes les médisances qui condamnaient le sega à une certaine vulgarité.</em>&raquo;</p>

<figure class="image"><img alt="" height="387" src="/sites/lexpress/files/images/cover/ti4.jpg" width="377" />
	<figcaption>L&rsquo;artiste réunionnais Danyel Waro participera également à l&rsquo;adaptation des chansons de Ti Frer</figcaption>
</figure>

<p>Pendant les semaines à venir, l&rsquo;équipe de Nextart va donc travailler à réaliser une exposition de photographies qui regroupera des photos de Ti Frer mais aussi de nombreux musiciens qui ont marqué la scène locale, voire internationale. &laquo;<em>Je veux réaliser, en fait, une photographie de la scène musicale partant de Ti Frer à nous ! Ce pays est tellement riche de talents. Nous avons des musiciens extraordinaires qui ont parfois dû partir vivre leurs rêves ailleurs, certains ont pris le pari de rester. Ces hommes et ces femmes nous apportent de l&rsquo;émotion. Je pense utile de rappeler qui ils sont, de les mettre en lumière. Le philosophe Platon disait ceci : si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique ! Cette exposition va proposer aux Mauriciens de redécouvrir certains visages qui ont marqué notre histoire. Ti Frer sera bien sûr la vedette de cette exposition. Elle sera accessible gratuitement au public car c&rsquo;est la vocation de Nextart Factory de produire de tels événements.&raquo;</em> Et c&rsquo;est Pierre Argo, artiste-photographe qu&rsquo;on ne présente plus, qui gère la direction artistique pour la réalisa- tion des prises de vues des artistes contemporains de Ti Frer. Il agit comme mentor pour les quatre jeunes que Nextart forme dans le domaine des arts visuels. Sous sa direction, ces quatre jeunes réalisent les photos. Et Nextart a également fait appel à une génération intermédiaire de photographes, soit Brady Goorappa et Fréderic Bréville, pour complé- ter cette équipe. <em>&laquo;Ce sont deux jeunes photographes qui sont vraiment doués, dotés d&rsquo;un sens de l&rsquo;esthétisme incroyable. Pour moi, c&rsquo;était important d&rsquo;avoir leur regard de photographe dans ce projet à haute valeur pour notre patrimoine. On sortira un catalogue. On va figer à jamais dans l&rsquo;histoire de notre pays ces noms qui ont marqué des générations entières de Mauriciens !&raquo;</em></p>

<p><strong>À la hauteur</strong></p>

<p>L&rsquo;autre volet majeur du projet &laquo;<em>Ti Frer, sur les traces d&rsquo;un géant</em>&raquo;, c&rsquo;est l&rsquo;adaptation d&rsquo;une dizaine de morceaux de cet artiste. Nextart n&rsquo;a pas sollicité les moindres en la matière. Geraldine Hennequin-Joulia explique : <em>&laquo;Au tout départ quand cette idée m&rsquo;est venue, je voulais impliquer les jeunes appelés à occuper la scène artistique demain. Puis au fil de mes réflexions, de mes partages notamment avec le musicien Herman Pierre-Louis, j&rsquo;ai réorienté le projet pour lui donner aussi une belle part de transmis- sion des savoirs et surtout pour assurer la qualité d&rsquo;une nouvelle création sans dénaturer le legs de Ti Frer. Et pour cela, une personne s&rsquo;est imposée à notre esprit : Linley Marthe!&raquo;</em> Ce bassiste mauricien qui évolue à l&rsquo;étranger et qui est mondialement connu pour son extraordinaire rythmique a donc accepté de conduire ce projet avec Nextart.</p>

<p><em>&laquo;Pour moi, c&rsquo;était comme un printemps qui s&rsquo;annonçait dans ce projet. Il a tout de suite adhéré et de manière bienveillante. J&rsquo;ai senti chez lui comme une pointe d&rsquo;émotion à s&rsquo;emparer de cette musique qui nous a tous un peu construits. Il a tout de suite commencé à réfléchir à une direction pour ce projet avec beaucoup de générosité. Les musiciens de l&rsquo;équipe autour de lui écoutent, travaillent. Les énergies se sont cristallisées. J&rsquo;ai ensuite sollicité Jerry Léonide, Kurwin Castel et Johan Leste, Yannick Nanette, Emlyn Marimootoo, Damien Elisa. C&rsquo;est une équipe attentive dans son approche avec les plus jeunes que sont Loïc Auguste, Deelan Marchand, Jeremy Augustin, Chelsea Ing Seng. Chacun y met toute son énergie. Herman Pierre-Louis assure la coordination de ce projet avec moi. Nous voulons faire une création à la hauteur de l&rsquo;homme à qui on rend hommage.&raquo;</em> Et cerise sur le gâteau, l&rsquo;artiste réunionnais Danyel Waro a accepté l&rsquo;invitation de collaborer à ce projet ainsi que Jacqueline Allas de Rodrigues.</p>

<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet musical acoustique qui sera mis en route en octobre pour être présenté en concert au grand public. Ensuite le dernier volet est la création d&rsquo;un documentaire de 26 minutes. L&rsquo;équipe de Nextart va revenir sur les traces de Ti Frer à QuartierMilitaire et rencontrer les gens qui l&rsquo;ont côtoyé et qui peuvent encore aujourd&rsquo;hui le raconter tels que Serge Lebrasse. C&rsquo;est Yuri Bordelais et Alexa Gordon-Gentil qui s&rsquo;attelleront à cette création avec Géraldine Hennequin-Joulia : &laquo;<em>Nous allons essayer d&rsquo;y insérer quelques vidéos inédites de Ti Frer pour que les Mauriciens voient à nouveau à l&rsquo;écran notre patriarche de la musique local</em>e.&raquo; Une diffusion gratuite sera proposée pour le grand public.</p>

<p>Pour l&rsquo;heure, l&rsquo;équipe de Nextart démarche toujours les entreprises mauriciennes pour soutenir ce projet qui s&rsquo;inscrit dans la ligne des devoirs de mémoire pour la sauvegarde de notre patrimoine musical. Certaines ont déjà signifié leur enthousiasme à soutenir cette démarche. <em>&laquo;Il ne suffit pas de dire que le sega est classé par l&rsquo;UNESCO au rang de patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;humanité, il faut le célébrer à chaque fois que nous le pouvons, il faut aussi le transmettre à la génération d&rsquo;après. Garder cet art vivant, c&rsquo;est s&rsquo;engager pour garder une flamme dans le cœur de chaque citoyen mauricien. Cette musique, c&rsquo;est notre fierté. Un jour Ti Frer nous en a fait cadeau. Il l&rsquo;a débâillonné. Il lui a enlevé ses oripeaux. C&rsquo;est à notre génération de lui dire merci en retour et de lui montrer qu&rsquo;on en prend grand soin !</em>&raquo; conclut la directrice de Nextart Factory !</p>

<p><strong>Parole aux participants</strong></p>

<p><strong>&bull; Pierre Argo, artiste-photographe</strong></p>

<p>&laquo;Je suis très heureux d&rsquo;apporter ma contri- bution à la célébration de Ti Frer, d&rsquo;autant plus que j&rsquo;étais assez triste de n&rsquo;avoir pu assister aux funérailles de ce grand personnage de la musique mauricienne. Heureux aussi d&rsquo;épauler les jeunes photographes dans l&rsquo;entreprise de prises de vues de portraits d&rsquo;artistes chanteurs, compositeurs, arrangeurs, qui porteront leurs témoignages et hommages au disparu.&raquo;</p>

<p><strong>&bull; Johan Leste, percussionniste</strong></p>

<p>&laquo;Ti Frer est un monument de la culture mauricienne. Je considère que faire partie de ce projet est à la fois une chance pour moi car je suis amené à côtoyer les jeunes, les artistes émergents, et à la fois des musiciens de renom qui nourrissent l&rsquo;univers musical local. C&rsquo;est une aventure exigeante et belle !&raquo;</p>

<p><strong>&bull; Damien Elisa, pianiste</strong></p>

<p>&laquo;J&rsquo;affectionne particulièrement la musique de Ti Frer. Aujourd&rsquo;hui, retravailler les harmonies avec les jeunes vraiment motivés à travailler pour cela est une idée qui me plaît. C&rsquo;est un projet que j&rsquo;aime et qui a toute sa place pour commémorer l&rsquo;artiste que Ti Frer était.&raquo;</p>

<p><strong>&bull; Kurwin Castel, percussionniste</strong></p>

<p>&laquo;C&rsquo;est un grand honneur pour moi de faire partie de l&rsquo;équipe choisie pour ce projet qui met en valeur la musique de Ti Frer. C&rsquo;est très stimulant de travailler avec des artistes de calibre qui font partie de cette aventure. C&rsquo;est aussi valorisant de transmettre avec la jeunesse qui s&rsquo;apprête à prendre le relais demain. Ce projet rassemble trois générations à bien y voir ! C&rsquo;est génial !&raquo;</p>

<p><strong>&bull; Loïc Auguste, jeune percussionniste</strong></p>

<p>&laquo;J&rsquo;ai tout de suite été intéressé quand on m&rsquo;a approché en me disant que c&rsquo;est la musique de Ti Frer qu&rsquo;on va mettre à l&rsquo;honneur. Ce grand artiste fait partie de mon monde, le sega. Je vis avec. J&rsquo;ai commencé l&rsquo;apprentissage avec Kurwin dans mon village à Rivière-Noire. Aujourd&rsquo;hui, cette idée de la transmission des plus grands à nous m&rsquo;a tout de suite séduit.&raquo;</p>

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