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Sanctions: Moscou accuse Londres de préparer une «attaque» contre les entreprises russes
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Sanctions: Moscou accuse Londres de préparer une «attaque» contre les entreprises russes
Le Kremlin a accusé lundi les autorités britanniques de préparer une «attaque» contre les entreprises russes avec leurs projets de sanctions du fait de la crise autour de l'Ukraine.
«Dans le cas présent, il s'agit d'une attaque ouverte contre le business» russe, a commenté à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov qui a également promis une «riposte» le cas échéant.
La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss, qui doit se rendre prochainement en Ukraine, puis à Moscou, a annoncé dimanche que le Royaume-Uni pourrait durcir ses sanctions contre la Russie «afin que toute entreprise présentant un intérêt pour le Kremlin et le régime russe puisse être visée».
«Les oligarques de Poutine et les entreprises russes impliquées dans le soutien de l'Etat russe n'auront nulle part où se cacher», a-t-elle affirmé sur Sky News.
Une déclaration jugée «très préoccupante» par M. Peskov qui accusé les autorités britanniques de «faire augmenter les tensions sur le continent européen».
Les autorités britanniques sont accusées depuis des années de fermer les yeux sur l'origine d'une partie de l'argent russe affluant à Londres - parfois surnommée «Londongrad» -, des fonds soupçonnés de venir parfois de la corruption ou d'activités criminelles et d'être utilisés à des fins d'influence par des personnalités agissant dans l'intérêt du Kremlin.
Des oligarques russes disposent d'importants avoirs et propriétés dans les quartiers huppés de Londres.
Selon l'ONG Transparency International, la valeur des biens immobiliers détenus au Royaume-Uni par des Russes accusés de corruption ou liés au Kremlin est estimée à 1,5 milliard de livres (1,8 milliard d'euros).
Le Royaume-Uni a multiplié ces dernières 48 heures des annonces destinées à dissuader le Kremlin d'envahir l'Ukraine.
Le Premier ministre Boris Johnson veut ainsi proposer à l'Otan de doubler le contingent britannique de quelques 1.150 soldats actuellement déployés en Europe de l'Est. Il doit également parler au président Vladimir Poutine pour l'exhorter à «reculer».
La Russie a déployé ces derniers mois des dizaines de milliers de soldats aux frontières de l'Ukraine, faisant craindre une invasion. Moscou dément tout projet en ce sens, se disant au contraire menacé par la présence de l'Otan dans son voisinage.
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