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Pour 2022: nos personnalités sortent les grandes résolutions
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Pour 2022: nos personnalités sortent les grandes résolutions
Chaque nouvelle année apporte son lot de projets et de souhaits. Sur le plan professionnel et personnel, plusieurs de nos personnalités seront très actives et esquissent déjà leurs projets et bonnes résolutions en politique, éducation, environnement, transport, infrastructures publiques et autres.
Xavier-Luc Duval, leader de l’opposition et du PMSD: «Gagner les municipales»

Pour le leader de l’opposition et du Parti mauricien social-démocrate (PMSD), «la lutte continue» en 2022. Sans faveur ni frayeur, dit-il. Ainsi, la résolution de Xavier-Luc Duval pour cette nouvelle année est de «gagner les élections municipales». En deuxième lieu, il entend concrétiser l’alliance de l’opposition. Et, sur le plan personnel, ses résolutions sont «d’éviter le Covid-19, rester en bonne forme physique et être heureux».
Gilberte Chung Kim Chung, directrice exécutive du SeDEC: «Que nos enfants et enseignants puissent se retrouver à l’école»

«Je souhaite que nos enfants et nos enseignants puissent se retrouver à l’école en 2022. Et ce, en s’adaptant au mieux selon les consignes sanitaires données», déclare Gilberte Chung. La directrice exécutive du Service diocésain de l’éducation catholique (SeDEC) est d’avis que «nous ne pouvons plus vivre dans la peur et nous ne pouvons pas non plus rester enfermés chez». Pour elle, il nous faut apprendre à vivre avec ce virus, donc avec les vaccins et les gestes barrières. L’interaction sociale est cruciale pour l’être humain. Aussi, ajoute-t-elle, «il nous faut trouver une solution sans nous mettre en danger». Gilberte Chung évoque plus d’équité pour l’enseignement en ligne. «Tous nos élèves n’ont pas les mêmes facilités et il faut y remédier. L’accès aux outils informatiques et à une connexion Internet doit être donné à tous», précise-t-elle.
Das Mootanah, CEO de Metro Express Ltd: «Se focaliser sur l’innovation»

«Comme résolution, nous allons tirer le meilleur parti des progrès réalisés jusqu’ici, surtout en tant que nouvelle organisation», indique Das Mootanah, Chief Executive Officer (CEO) de Metro Express Ltd. Assurant vouloir continuer à satisfaire les différentes parties prenantes, notamment les stakeholders internes et externes, il affirme qu’il compte aussi «se focaliser sur l’innovation pour que MEL reste une instance agile, un opérateur de transport moderne et un développeur de projets tourné vers l’avenir». Das Mootanah soutient vouloir s’assurer du maintien à un très haut niveau de sûreté, sécurité et de qualité dans la réalisation des projets et l’opération de Metro Express. «Le développement et la précision de la vision à moyen et long termes sont aussi prévus pour que MEL apporte une valeur ajoutée à la société mauricienne.» Il se dit «très satisfait des accomplissements de l’équipe» cette année. Il cite notamment le succès de l’opération commerciale avec plus de 5,6 millions de passagers malgré la conjoncture actuelle et l’entrée en opération de la ligne Rose-Hill-Quatre-Bornes.
Percy Yip Tong, directeur artistique et membre fondateur de CUT: «Le fléau de la drogue doit être combattu par une politique plus efficace»

Pour 2022, le membre fondateur du Collectif Urgence Toxida (CUT) et directeur artistique, reprend son bâton de pèlerin. «Le fléau de la drogue qui affecte grandement le social, l’économie et la politique doit être combattu par une politique des drogues plus réaliste et efficace. Ce problème croissant m’inquiète. Pour réduire les risques des drogues dures, surtout du synthétique, il est temps d’étudier la légalisation du cannabis», déclare Percy Yip Tong. Sur le plan culturel, sa résolution s’aligne sur l’émergence d’un centre culturel mauricien. Car, pour lui, l’île est indépendante depuis 53 ans et compte des centres culturels indien, chinois, français, africain, tamoul, etc. mais toujours pas de mauricien. Toujours au chapitre culturel, Percy Yip Tong songe aux concerts et spectacles, avec la volonté que les restrictions liées au Covid-19 ne s’éternisent pas.
Ambal Jeanne, directrice de SOS Femmes: «Un meilleur soutien dans le combat contre la violence envers les femmes»

«Sur le plan personnel, je consacrerai plus de temps de qualité avec mes proches. Maintenant, l’avenir est incertain. On ne sait pas si on sera toujours ensemble», prévoit Ambal Jeanne, directrice du Centre SOS Femmes, pour 2022. Professionnellement, elle entend faire un plaidoyer pour un meilleur soutien dans le combat contre la violence envers les femmes. «Mon plus grand souhait est la mise en place du soutien à long terme des victimes. Pour qu’elles puissent devenir des survivantes de la violence, il faut penser au-delà des shelters. Par exemple, avoir des logements abordables et décents, un soutien économique pour celles au bas de l’échelle, des structures d’accueil après l’école pour les enfants.» Son engagement dans cette lutte sera décuplé, affirme-t-elle.
Shakeel Mohamed, député du PTr: «Aider plus de gens dans le besoin»

En 2022, Shakeel Mohamed, avocat et député du Parti travailliste (PTr), a pour résolution «d’aider plus de gens dans le besoin et de consacrer plus de temps à cela». Pour lui, il est impératif de les soutenir sur le plan financier ou matériel, vu «la vitesse ahurissante à laquelle la misère grandit». Une autre résolution familiale est de donner deux arpents de terrain à des oeuvres charitables pour la construction d’un orphelinat. «2021 a été tellement dure. Mon papa est tombé malade. On tient à mettre ce projet à exécution.» Sa troisième résolution est de devenir plus «ruthless» face au gouvernement. «J’ai un gros projet : la reconstruction de l’île Maurice. Je suis anti-système aujourd’hui. Celui en vigueur aujourd’hui doit changer. C’est mon voeu pour 2022», précise-t-il.
Tania Diolle, secrétaire parlementaire privée: «Faire un ‘Foot Five’ pour les jeunes»

La nouvelle année sera riche en projets, indique Tania Diolle. La Parliamentary Private Secretary et députée corrective de la circonscription n°18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes) a pour résolution de reconfigurer le stade Guy Rozemont. «Je vais faire un Foot Five pour les jeunes de Kennedy, Bassin, Palma et La Louise avec des gradins et lumières. On va raser le terrain de basket-ball qui n’est pas utilisé. La volonté est de faire de ce stade un centre pour toute la région. On va asphalter les avenues Ambrose et Gladstone à Rose-Hill ainsi que celle de Roches- Brunes. Je serai à ma troisième année parlementaire. Notre pays passe par des moments difficiles. Plus que jamais, il faut oeuvrer pour les projets de société.» Sur le plan personnel, sa résolution est de faire plus de sport et passer plus de temps avec ses proches.
Bruneau Laurette, activiste social: «Réunir les forces extra-parlementaires autour de la force citoyenne»

Son combat renchérit dès la nouvelle année. Comme résolution, Bruneau Laurette, activiste social et fondateur du parti Linion Sitwayin, va «réunir les forces extra-parlementaires autour de la force citoyenne». «On va se greffer comme un noyau et appeler la force extraparlementaire à s’y rajouter pour une action à 100 % citoyenne.» Personnellement, il va reprendre ses activités sportives le matin, car «le combat sera long et rude». Ceci contribuera à renforcer sa ténacité et son équilibre mental et familial. Il recommencera donc à courir et à aller en forêt.
Rita Venkatasawmy, Ombudsperson for children: «Militer pour de petites maisons offrant une meilleure prise en charge des enfants»

Professionnellement, elle renouvellera son engagement pour la promotion des droits des enfants. C’est ce qu’indique Rita Venkatasawmy, l’Ombudsperson for Children. D’autant plus qu’en pleine pandémie, il faut veiller à ce que leurs droits soient respectés. Autre résolution pour 2022 : militer pour de petites maisons ou unités qui favoriseront une meilleure prise en charge des enfants. «Un shelter accueillant plus de 12 enfants ne peut offrir une prise en charge de qualité. C’est l’enfant qui souffre de cette situation. Au contraire, il a besoin d’une relation individualisée pour se construire. Je vais militer pour cela», affirme-t-elle. La responsabilisation des enfants est aussi son autre projet. «Il faut sensibiliser les jeunes aux nouvelles lois qui seront promulguées. L’engagement que je prends est d’éduquer les enfants à cet escient et ceux en situation de conflit avec la loi.» Personnellement, Rita Venkatasawmy souhaite s’accorder plus de temps et se ménager un peu plus entre ses moult responsabilités.
Dr Laurent Musango, représentant de l’OMS à Maurice: «Équité globale, responsabilisation collective et individuelle pour mettre fin à la pandémie»

«Ma première résolution est l’appel à l’équité pour la répartition et la disponibilité des vaccins sur le plan global ainsi que la disponibilité des moyens de dépistage, diagnostic et traitement», soutient le Dr Laurent Musango, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Maurice. Il mentionne la responsabilité de tous les États, en particulier les pays riches, puisqu’il n’y a aucune frontière à ce virus. «Si certains pays veulent utiliser les gros moyens pour protéger leurs citoyens seuls, avec la première, deuxième, booster dose et probable- ment quatrième et cinquième alors que les pays pauvres ne sont même pas au niveau minimum de vaccination, on n’arrivera pas à rompre la chaîne de transmission, on multipliera en revanche le risque des mutations et l’entretien de la pandémie en termes de gravité et de durée.» Il mentionne aussi la surveillance renforcée avec tests rapides et PCR dans la mesure du possible et la disponibilité de médicaments adéquats pour la prise en charge des malades, pour réduire la mortalité et interrompre les chaînes de transmission. Pour lui, personne ne doit dire qu’il n’est pas concerné par cette situation, d’où la responsabilité collective nécessaire : «En te protégeant toi-même, tu protèges ta famille, ton entourage ; ainsi toute la communauté se protégera mutuellement», affirme-t-il. «Let us ‘Do it all’ pour vaincre la pandémie de Covid-19 en 2022 et reprendre notre vie normale sur le plan socio-sanitaire et économique», conclut-il.
Rajesh Bhagwan, député et secrétaire-général du MMM: «Que le pays puisse respirer…»

«Le pays suffoque socialement, économiquement, politiquement et moralement. Avec toute mon expérience de plus de 40 ans au Parlement, nous vivons un régime catastrophique. La corruption, la dégradation, la nomination et protection des proches, c’est du jamais-vu. Il faut tout faire pour que le pays puisse respirer. Qu’on voit enfin un changement le plus rapidement possible en 2022», déclare l’un des doyens du Mouvement militant mauricien (MMM). Selon lui, l’île doit retrouver sa sérénité car «la population est en souffrance». Revenant sur les scandales de 2021, Rajesh Bhagwan soutient que sa résolution est aussi que la lumière soit faite sur les affaires Angus Road et Kistnen, entre autres, et que les «corrompus soient retracés et sanctionnés». «L’opposition a été unifiée. D’ailleurs, la question du leader de l’opposition, entre autres questions parlementaires, a révélé le scandale des médicaments au grand public. Mon souhait est que cette opposition se consolide davantage à l’intérieur et hors du Parlement. En 2021, beaucoup de questions sont restées sans réponse pour la population. Je voudrais qu’on les obtienne en 2022», poursuit le député mauve, qui en est à son neuvième mandat parlementaire. Ancien maire de Beau-Bassin-Rose-Hill et ancien ministre de l’Environnement, il s’élève contre les multiples restrictions dans divers secteurs et pense particulièrement aux frontliners et à tous ceux décédés du Covid-19.
Vikash Tatayah, directeur de la conservation de la MWF: «Pousser encore plus loin les actions de protection de la nature»

Comme la Kestrel devient l’oiseau national de Maurice, Vikash Tatayah, Conservation Director de la Mauritian Wildlife Foundation (MWF), estime que c’est un signal fort pour pousser encore plus loin les actions de conservation et de protection de la nature. «Que cela soit un nouveau départ pour faire encore plus pour la biodiversité. Il faut aussi travailler sur les effets du changement climatique, qui se feront davantage ressentir. Cela nécessite des changements en profondeur de la société mauricienne, du gouvernement, du secteur privé, etc. Il faut des actions nationales», avance-t-il. Et si on peut participer à l’élaboration des politiques nationales et aux efforts de sensibilisation au réchauffement climatique, on le fera, ajoute-t-il. À l’échelle personnelle, Vikash Tatayah entend retrouver la forme pour être au top niveau.
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