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Pakistan: un parti islamiste hostile envers la France annule une marche vers la capitale
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Pakistan: un parti islamiste hostile envers la France annule une marche vers la capitale
Un parti islamiste pakistanais, à l'origine d'une violente campagne contre la France, a annulé lundi une marche vers la capitale Islamabad, après avoir conclu un accord avec le gouvernement qui devrait mettre fin à une semaine de manifestations houleuses.
«Nous avons annulé notre marche vers Islamabad après avoir conclu un accord avec le gouvernement», a déclaré à l'AFP Sajjad Saifi, un porte-parole du Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP).
«Nos supporteurs se sont dirigés vers un parc proche et nous resterons là jusqu'à ce que la moitié des termes de notre accord soient appliqués», a-t-il ajouté.
Le TLP manifeste depuis une semaine contre la détention de son chef, Saad Rizvi, arrêté en avril quand le parti a été interdit et classé organisation «terroriste», après avoir réclamé le renvoi de l'ambassadeur de France au Pakistan.
Le TLP dénonce violemment depuis près d'un an le soutien de la France au droit de caricaturer, y compris le prophète de l'islam, Mahomet.
A l'appel du TLP, plusieurs milliers de ses supporteurs avaient commencé à marcher la semaine dernière entre leur bastion de Lahore, la grande ville de l'est du Pakistan, et Islamabad. Ils ont effectué environ un tiers du parcours.
De violents affrontements ont accompagné ce défilé, causant la mort d'au moins sept policiers, dont certains ont été tués par balle selon les autorités. Le TLP affirme que 14 de ses militants ont été tués et des dizaines blessés.
Les manifestations ont causé des perturbations dans les transports de plusieurs villes, des liaisons ferroviaires étaient notamment temporairement suspendues.
Le gouvernement a refusé de divulguer le moindre détail sur le contenu de l'accord, conclu dimanche.
Selon la presse locale, les autorités auraient accepté de lever l'interdiction pesant sur le TLP et promis de ne pas créer d'obstacles juridiques à la libération de Saad Rizvi.
En échange, le TLP se serait engagé à ne plus exiger l'expulsion de l'ambassadeur français.
Le TLP a lancé l'année dernière une campagne contre la France, après que le président Emmanuel Macron a défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d'expression.
M. Macron avait exprimé cette position lors d'un hommage rendu à un enseignant décapité le 16 octobre 2020 après avoir montré des dessins satiriques à sa classe, dans la foulée de la republication des caricatures du prophète de l'islam par l'hebdomadaire Charlie Hebdo.
Six policiers avaient été tués en avril lors de manifestations organisées par le TLP.
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