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Parlement: les travaux ajournés au 17 novembre

11 novembre 2020, 04:33

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Parlement: les travaux ajournés au 17 novembre

Les travaux parlementaires ont été ajournés dans la nuit au mardi 17 novembre, 11 h 30. Les débats se sont poursuivis sur le Climate Change Bill mardi 10 novembre à l’Assemblée nationale. Neuf orateurs se sont succédé avant le diner.  

Kailesh Jagutpal : “is he watching a tv serial ?”
 
“Is he watching a tv serial, that we watch at 2 o’clock in the afternoon ?” s’est exclamé Kailesh Jagutpal, ministre de la Santé. Il répondait aux critiques du leader de l’opposition lors des débats sur le sujet «grave» de l’impact des changements climatiques. Selon lui, ce projet de loi doit, «permettre à Maurice de respecter ses engagements sur le plan international». Avant de s’appesantir longuement sur les risques que posent les changements climatiques à la santé. Il a annoncé que tous les centres de santé seraient à terme connectés pour mieux enregistrer les tendances. La collecte de données va permettre de trouver des solutions à l’impact des changements climatiques, a-t-il déclaré. 

Joanna Bérenger : «Insulte à la jeunesse»

Discours passionné de la députée du Mouvement militant mauricien. «Do we have a green economy ?» s’est-elle demandé. «Avec tous les projets récents, on peut dire qu’on a économie grise ou marron. Comment dire qu’on sera plus vert alors que l’économie n’est pas verte ?» Selon elle, la définition même de changements climatiques est incomplète dans le projet de loi. Avant de déplorer qu’il préconise la création de «vagues structures pas de mesures concrètes». Avant de souligner que ces nouvelles structures «ont les mêmes fonctions que celles qui existent déjà. Is it just for a photo opportunity ?» Joanna Bérenger a aussi affirmé : «Ce projet de loi dans sa forme actuelle est une insulte à la jeunesse. Le National Environment Youth Council n’y est pas mentionné » 

Rajanah Dhaliah : «Changements quand le ministre le souhaite »

Pour le député de la majorité, le fait que ce sera le Premier ministre qui présidera le conseil interministériel sur le changement climatique illustre son implication personnelle en faveur de la question. 

«Le projet de loi propose des stratégies qui doivent être revues chaque cinq ans ou quand le ministre le souhaite. Cela tient en compte la rapidité des changements». 

Francisco François : suivez l’exemple rodriguais

Le PPS de Rodrigues a l’avantage d’avoir participé à la COP 21 à Paris. «Is our republic consistent enough ?» s’est-il interrogé. Avant de plaider pour une représentation plus large des ONG au sein des divers comités mis sur pied par les autorités. «Rodrigues peut et doit devenir un laboratoire sur la résilience aux changements climatiques». 

Stéphanie Anquetil : «Pas de nominés politiques qui ne comprennent rien» 

La députée travailliste a axé son intervention sur l’impact des changements climatiques sur les groupes vulnérables : les femmes, les seniors et les personnes à mobilité réduite. Elle a été applaudie quand – citant une étude – elle a affirmé que les hommes «émettent 20% plus de dioxide de carbone, mangent plus de viande rouge et conduisent des voitures plus puissantes». Avant de proposer que des professionnelles femmes soient plus représentées sur les comités plutôt que des «nominés politiques qui n’y comprennent rien». 

Sandra Mayotte : «Le monde a fauté …»

«Nous devons changer les mentalités pas le climat», s’est exclamée la députée de Savanne/Rivière Noire. «Le monde a fauté, maintenant montrons que nous pouvons faire les bons choix». Sandra Mayotte a eu une pensée pour les habitants de Rivière des Galets, qui se trouve dans sa circonscription. «La saison des raz de marée arrive. Les habitants sont encore une fois inquiets». Elle a longuement parlé des changements climatiques et de la pauvreté. «Il y a urgence à construire des logements sociaux écologiques».  

Prakash Ramchurrun : «Ne pas politiser le débat»

«Il ne faut pas politiser ce combat, c’est bien d’être militant écologique, il faut être sincère dans ce combat, ne pas l’utiliser à des fins politiques. Certains écologistes sont financés par les plus grands pollueurs de la planète.» Ainsi s’est exprimé le député de la majorité. Avant de citer un long extrait d’un discours de sir Anerood Jugnauth datant de 1983, pour prouver que les convictions écologiques de longue date du MSM. 

Kushal Lobine : quel est l’impact environnemental du métro ?  

Le député bleu, qui est légiste a décortiqué le projet de loi.  «On ne connaît toujours pas l’impact environnemental du métro. Même chose pour les développements à Agalega. Même chose pour les mégas centres commerciaux qui ont eu des permis de construction. J’aurais cru que le projet de loi aurait apporté des réponses à ces questions». Pour lui, le conseil interministériel proposé par le projet de loi, c’est, «le conseil des ministres qui s’assied. Mais n’est-ce pas déjà le job du gouvernement de trouver des solutions ? Ce projet de loi met sur papier ce que l’on a déjà». Il est aussi revenu sur le niveau de préparation aux catastrophes. «C’est donner des biscuits et de l’eau à des gens. C’est dessus qu’il faudrait travailler». Avant de réclamer plus de moyens pour la police de l’Environnement, qui a «30 officiers et des véhicules en mauvais état».

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