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Kaya: au nom de sa vie

29 janvier 2019, 05:34

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Kaya: au nom de sa vie

 

Changer d’angle. Célébrer la vie de Kaya, au lieu de rester bloqué sur sa mort et les émeutes qui ont suivi. C’est le propos de la nouvelle exposition proposée par le Blue Penny Museum au Caudan. L’exposition «Kaya» sera ouverte au public à partir du vendredi 8 février.

NON. L’exposition Kaya, qui s’ouvrira au public le vendredi 8 février au Blue Penny Museum, «ce n’est pas pour ressasser ce qui s’est passé». Emmanuel Richon, conservateur du musée, souligne que la manifestation n’est «pas tellement sur les émeutes, mais pour célébrer la vie de Kaya». Son but : sortir de la «logique victimaire». Parce qu’ «avant d’être une victime, Kaya c’est une réflexion, c’est la philosophie rasta».

L’exposition Kaya arrive alors que le 21 février prochain, cela fera 20 ans depuis que Kaya a quitté la ras kouyon pour passer dans un autre monde. Proposer une exposition Kaya «constitue pour le Blue Penny Museum une obligation morale», affirme le conservateur.

Il s’agit de «montrer enfin aux gens ce que cette personne a pu faire pour son peuple et ses contemporains. Si on parle toujours de quelqu’un vingt ans après sa mort, alors cela signifie qu’il demeurera dans l’Histoire commune du pays qui l’a vu naître», écrit-il dans la notice de présentation de l’exposition. Il constate d’ailleurs qu’«il serait inutile de se voiler la face et de prétendre que les choses vont mieux vingt ans après».

20 ans après

Que montre l’exposition Kaya ? La vie d’un créateur en l’inscrivant dans la mouvance rastafari, dont il était adepte. Pour cela, Emmanuel Richon dit avoir travaillé avec Véronique Topize, la veuve de Kaya, depuis un an.

On pourra voir des guitares de l’artiste et d’autres objets lui ayant appartenu, des photos, les textes de ses chansons. Comme de coutume, un plasticien a été associé à la manifestation. Emmanuel Richon a fait appel au peintre Caroline Mandron, qui signe Karo. Elle propose une galerie de portraits, pas seulement de Kaya, mais de ses frères d’armes, ses frères en pensées, les rastas. On retrouve Berger Agathe, le regretté arrangeur musical George Corette, le producteur Percy Yip Tong, Ras Ti Lang entre autres.

L’exposition Kaya a aussi pour objectif de «favoriser la compréhension de la culture rastafari, une communauté qui fait partie de la République de Maurice», lance Emmanuel Richon.

 

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