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Festival Harley Davidson: ces bikers qui ont un cœur dans le moteur
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Festival Harley Davidson: ces bikers qui ont un cœur dans le moteur
La première édition du Horse Power Festival, organisée par le Harley Owners Group (Mauritius Island Chapter), se tiendra aux Palétuviers, Anse-la-Raie, samedi. Petite virée dans l’univers des bikers.
On l’entend avant de la voir. La machine arrive dans un bruit de moteur aussi assourdissant que caractéristique. Le biker, le bas du visage caché derrière son foulard, son blouson alourdi par des badges, sur les épaules, en impose. Pierre-Yves Roten, président du Harley Owners Group (Mauritius Island Chapter) le sait. «On joue un peu au bad boy, mais on ne l’est pas du tout.» Le Harley Owners Group organise le samedi 22 septembre le Horse Power Festival aux Palétuviers, Anse-la-Raie.
L’un des objectifs du festival est de sensibiliser le public à la sécurité routière. Pierre-Yves Roten insiste : «On peut monter jusqu’à 200 km/h avec ces motos, mais ce n’est pas le but. Une Harley, c’est fait pour apprécier les sensations de la moto, le bruit du moteur, mais aussi admirer le paysage.» Aux sceptiques, le président du Harley Owners Group répond: «Ceux qui roulent en Harley sont passés par les Japonaises et d’autres sportives auparavant.» La maturité aidant, «on devient plus sage».
Il le reconnaît: «La moto nous permet de nous échapper.» Mais l’échappée belle est vite rattrapée par la réalité. Pour celui qui a parcouru la mythique route 66 qui traverse les États-Unis, «à Maurice, c’est trop compliqué de rouler au quotidien. Les gens conduisent tellement mal. Je m’énerve trop. Dès que vous mettez le nez dehors, il faut constamment tout anticiper. Il n’y a pas de respect. La qualité des routes n’est pas exceptionnelle. Les trous sont dangereux. Rouler de nuit est pour ainsi dire impossible à cause du manque d’éclairage». Ce qui explique pourquoi le groupe ne sort qu’une fois le mois. C’est-à-dire «le week-end, quand il y a moins de monde sur les routes».
N’est pas propriétaire de Harley Davidson qui veut à cause du prix. «À Maurice, la loi interdit l’importation de motos qui ont plus d’un an. Les Harley Davidson sont taxées à 100 %. Si vous les achetez ici, cela vous revient plus cher qu’en Europe», affirme Pierre-Yves Roten. Conséquence: «Le parc de motos à Maurice est en train de vieillir.»
Il indique que l’entrée de gamme tourne autour de Rs 700 000 et peut monter jusqu’à Rs 2 millions à Rs 3 millions. Et sa HarleyDavidson Fatboyde 1600 cc ? «En Europe, elle vaut dans les 60 000 euros (NdlR : environ Rs 2,4 millions). Mais c’est des motos qu’on garde à vie.» Foi de biker, on ne prête jamais sa moto. «Il suffit qu’elle tombe et vous en avez pour une fortune en réparations.»
Festival entièrement gratuit
Victor Mendes, vice-président du Harley Owners Group, souligne que le «Horse Power Festival» est une manifestation «où les gens peuvent se retrouver en famille sans rien à payer». Seront réunis à Anse-la-Raie des Harley-Davidson, d’autres groupes de bikers, des voitures de rallye, des voitures vintage, des jeep. Mais aussi des chevaux des Calèches du Paradis.
Le «Harley Owners Group (Mauritius Island Chapter)» compte 80 membres. «Il y a environ 130 Harley à Maurice», estime Pierre-Yves Roten. «À chaque sortie, on est environ 40 à rouler.» Le club a été fondé vers 2008 «mais il n’était pas reconnu officiellement». Relancé en 2015, il est désormais affilié aux clubs internationaux. Trois femmes font partie du groupe. «Beaucoup de femmes en ont marre d’être passagères. On a une section qui s’appelle ‘‘Lady of Harleys’’. Bien souvent, des femmes conduisent mieux que nous. Elles ont un ‘‘feeling’’ différent de la route, elles sont plus techniques», indique Pierre-Yves Roten.
Michael Lyndon Veeraragoo, retour après 20 ans
Derrière le foulard et le casque : un visage connu de la musique locale. Il s’agit de Michael Lyndon Veeraragoo, musicien, producteur et actuellement président de la Mauritius Society of Authors. «J’ai retrouvé Harley après 20 ans», confie-t-il. C’était à l’occasion d’une manifestation du «Harley Owners Group». Véritable passionné, il parle avec enthousiasme de sa «Harley Road King». Une «bébête» de 1600 cc toute chromée et passablement modifiée. Son signe particulier, les peintures de chevaliers du Moyen-Âge réalisées sur mesure en Suisse. Sa passion, ce père de famille l’a déjà transmise à ses jumelles de neuf ans.
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