Publicité

Affaire Sobrinho: Sudhir Sesungkur se rétracte

13 mars 2017, 05:33

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Affaire Sobrinho: Sudhir Sesungkur se rétracte

 

Il est revenu sur ses propos. Sudhir Sesungkur, le ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers, s’est rétracté suite à ses propos tenus, le 3 mars, sur l’affaire Álvaro Sobrinho. Il a fait une déclaration à la presse, dimanche 12 mars, à la fin du Business breakfast organisé par le ministère des Affaires étrangères.

«Comment est-ce que la FSC (NdlR, la Financial Services Commission) justifie-t-elle l’octroi d’un permis à Álvaro Sobrinho alors que la Banque de Maurice en a rejeté la demande ?», avait-il déclaré dans l’express du 3 mars. Or, dimanche, Sudhir Sesungkur a expliqué dans quel contexte il avait tenu ces propos, arguant qu’il était mal renseigné. «Je m’étais appuyé sur ce qui avait été publié dans la presse. Le Premier ministre a complètement raison quand il dit que tout ce qui a été rapporté dans la presse n’a aucun fondement. J’ai fait un constat indépendant la semaine dernière», maintient-il.

Et le ministre va plus loin. Il prend désormais la défense de la FSC. «Il est possible que la FSC fasse un due diligence en dix jours. Surtout si elle a tous les éléments en main et si c’est un cas simple», a-t-il répondu à une de nos questions. En effet, selon le communiqué de la FSC en date du 2 mars, plusieurs permis du Dr Álvaro Sobrinho ont été obtenus en une période de 8 à 10 jours. Le ministre qui s’était positionné contre ses collègues ministres et contre la FSC, une institution sous sa juridiction, la semaine dernière, affirme maintenant que pour un cas simple, l’octroi d’un permis d’opération en 10 jours est tout à fait possible.

Comment a-t-il pu retourner ainsi sa veste ? Il se pourrait qu’il y ait une autre explication. En effet, il nous revient que le ministre de la Bonne gouvernance se serait fait remonter les bretelles au Conseil des ministres du 3 mars, après la parution de son entretien dans l’express. Il aurait été appelé à donner des explications quant à ses virulentes sorties contre la FSC dans la presse.

Quant à l’enquête du Central Criminal Investigation Department, les principaux acteurs concernés n’ont pas été encore contactés. Parmi eux, le Pr Goolam Mohamedbhai. Qui ne souhaite pas commenter l’affaire dans la presse, en raison de l’enquête qui est en cours.

Les Casernes centrales, et la commission anticorruption ont aussi ouvert une enquête à leur niveau.

 

 

Publicité