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300 000 euros d’aide en urgence

24 mai 2007, 00:00

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Cent mille euros chacune. C’est la somme débloquée récemment par la Civis pour les villes de Saint-Pierre, Saint-Louis et l’Étang-Salé, toutes trois touchées par le train de houle géante de la semaine dernière. À l’Étang-Salé plus qu’ailleurs, cette somme est une véritable bouffée d’oxygène pour les pêcheurs dont l’activité est réduite à néant depuis une semaine. “C’est le centre communal d’action sociale qui va récupérer cet argent, précise le maire de la commune Jean-Claude Lacouture. Une partie de cette somme va nous permettre d’indemniser les pêcheurs qui ne peuvent plus sortir en mer.”

Au total, 300 000 (environ Rs 12 900 000)euros vont être débloqués par la Civis. Il s’agit simplement d’une avance sur la dotation de solidarité (DSC) versée chaque année par la communauté d’agglomération. En 2007, la DSC s’élève à environ trois millions d’euros, une somme à répartir entre les cinq villes de la Civis. Décidément pétris de bonnes intentions, les élus ont également voté une motion pour “la reconstruction urgente du bassin pirogue de l’Étang-Salé et le lancement d’une étude pour la réalisation d’un abri côtier”.

Malheureusement, leurs vœux risquent de rester pieux. Cette motion demande déjà à la Civis de lancer rapidement des travaux de sécurisation et de reconstruction du bassin pirogue, où 50 % de la flotte a été endommagée.

Mais en plus, la Civis ne dispose pas des autorisations nécessaires pour mener les travaux en question. Le brise-lames qui permettrait de protéger les embarcations de la forte houle menacerait l’environnement selon la Diren et plusieurs associations. “Nous sommes, il est vrai, en bordure de la réserve marine, remarque Jean-Claude Lacouture. Mais en 1998, on nous a empêchés de créer l’abri côtier. On nous promettait alors qu’un bilan des infrastructures actuelles serait fait. Aujourd’hui, il n’y a plus personne pour faire ce bilan. Mais on voit très bien que ça ne marche pas”.

Les pêcheurs de l’Étang-Salé, qui ont déjà accusé des pertes après les vagues de septembre dernier, risquent donc d’attendre encore longtemps leur abri côtier. Une quarantaine de familles vit de la pêche à l’Étang-Salé.

<I>©JIR</I>

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