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Hector Tuyau : «Mieux protéger les policiers afin de venir à bout de la mafia»

28 janvier 2017, 16:03

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Hector Tuyau : «Mieux protéger les policiers afin de venir à bout de la mafia»

 

Avant-hier, l’Union policière a tenu sa première conférence de presse. Son président, Hector Tuyau, s’est prêté volontiers au jeu des questions-réponses pour nous faire part de ses projets pour contrer la drogue, améliorer le service qu’offrent les forces de l’ordre, ainsi que l’épisode Boojhawon.

Vous venez de lancer l’Union policière et vous travaillez aussi pour la Commission d’enquête sur la drogue… Comment conciliez-vous ces deux activités ?

Je suis et demeure policier, mais j’ai été ‘seconded for duty’ pour la Commission d’enquête sur la drogue présidée par l’ancien juge Paul Lam Shang Leen. C’est un honneur de mettre mes compétences au service du pays afin de lutter contre le trafic de drogue. J’ai plus de 20 ans d’expérience au sein de l’ADSU et le travail d’enquêteur pour la Commission me permet d’aller plus loin pour combattre la mafia.

La Commission pourra-t-elle venir à bout de la mafia ?

Je ne peux pas révéler la teneur de nos ‘findings’, mais je peux vous dire que nous progressons vite. Au sein de la Commission, nous sommes confiants de pouvoir mettre à nu les réseaux que les trafiquants ont mis en place. Nous faisons un travail minutieux sur la base des renseignements, des témoignages et des informations récoltées sur le terrain.

Quand prendront fin les travaux de la Commission ?

 C’est une information confidentielle, je ne peux pas me prononcer sur les ‘deadlines’.

Pour combattre la drogue, faut-il mieux armer nos policiers ?

Évidemment. Une des façons de faire cela, c’est en multipliant les cours de formation. Ils permettent aux officiers d’apprendre les nouvelles techniques d’investigation. Par exemple, les transactions illicites se font souvent par voie électronique, il nous faut donc pouvoir utiliser les nouvelles technologies pour traquer les trafiquants. D’ailleurs, les temps ont changé et on est obligé de s’adapter en utilisant les nouvelles technologies. Il y va de notre avenir au sein des forces de l’ordre.

Comme président de l’Union policière, je peux vous dire que nous allons aussi faire des recommandations afin que la ‘risk allowance’ soit équilibrée entre les différentes unités. Il y a des inégalités à régler. Il faut mieux protéger nos policiers, quelle que soit leur affectation, car ils s’exposent à divers dangers.

L’inspecteur Boojhawon et vous-même avez lutté ensemble pour lancer un syndicat de la police. Mais il n’est plus à vos côtés. Pourquoi ?

C’est regrettable qu’il ait choisi de ne pas continuer le combat avec nous. Il a d’autres ambitions et nous respectons son choix. Pour nous, l’Union policière se doit de consolider les liens entre les policiers. J’ai moi-même été souvent victime de transferts punitifs ou de mauvais traitements. Je vais veiller à ce que les jeunes policiers ne subissent pas le même sort que moi par le passé.

 

 

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