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Comment la diaspora mauricienne passe-t-elle le 31 décembre?
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Comment la diaspora mauricienne passe-t-elle le 31 décembre?
Partis pour étudier, pour travailler ou encore pour s’installer à l’étranger pour de bon, ces Mauriciens sont tous unanimes à dire qu’en cette période de fêtes, il est difficile pour eux d’être loin de leurs proches. C’est le cas de Kamla Sookur. Depuis le 20 décembre, cette mère de famille de 53 ans s’est rendue à Dubaï rien que pour être avec ses enfants pour les fêtes de fin d’année.
Comme son fils s’est installé à Dubaï il y a deux ans, ils ne se voient plus. «Et comme ma fille étudie à Londres, c’est quasi impossible pour moi de les voir en même temps. On a donc décidé de se voir à Dubaï cette année pour passer du temps ensemble», confie-elle. «Je suis ravie de pouvoir enfin profiter de mes enfants car je ne sais pas quand je les reverrais», lâche-t-elle.
«C’est la première fois que je fêterai le Nouvel An sans mes parents», indique, pour sa part, Yanishka Luximon, qui est actuellement à Sydney, en Australie. Elle dit être triste car ses parents seront seuls pour le réveillon. «Je suis leur unique fille et je suis certaine qu’ils sont un peu tristes en ce moment, bien que l’on se parle tous les jours.»
«Nouvelle expérience»
Si au début, elle était toute excitée à l’idée de faire ce voyage, elle explique qu’elle aurait aussi aimé avoir ses parents à ses côtés durant les fêtes. «Mais je rentre bientôt au pays. Je me rattraperai l’an prochain.» Elle accueillera la nouvelle année en compagnie de ses cousins qui vivent à Sydney. «Ce sera une nouvelle expérience.»
Pour d’autres, la situation est moins dure. Comme pour Darvesh Veeranah, qui travaille et étudie à Londres depuis trois ans. Il avoue être habitué à célébrer le réveillon loin de ses proches. «Par contre, j’ai des amis qui ont du mal à s’y faire», souligne-t-il. De faire ressortir que le réveillon à Londres ne se fête pas comme à Maurice. «Il fait tellement froid en ce moment que je préfère rester à la maison et jouer aux jeux vidéo.»
Quelques chanceux ont pu rentrer au pays pour célébrer le réveillon en famille. Nitesh Ajoodhea est l’un d’entre eux. Lui, qui travaille sur un bateau de croisière, pourra passer du temps avec sa famille cette fois-ci. «Il m’est déjà arrivé de travailler le 31 décembre. C’est très pénible car l’ambiance à la maison nous manque, nos proches et nos amis. Mais c’est ainsi. On organise des Crew Parties ce jour-là, mais cela ne remplace pas la fête à la maison», avoue-t-il.
Le premier réveillon loin de sa famille a été le plus dur. «Mais au fil du temps, je me suis habitué.» D’ajouter qu’il est «très content de pouvoir profiter de ma famille cette année».
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