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Me Kailash Trilochun convoqué au CCID ce matin

9 septembre 2016, 04:08

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Me Kailash Trilochun convoqué au CCID ce matin

De retour au pays, l’ex-conseil juridique de l’ICTA sera interrogé au Central Criminal Investigation Department (CCID) ce vendredi 9 septembre, à 10 heures. Il sera accompagné de son homme de loi, Me Rama Valayden. 

Selon nos recoupements d’informations, du côté des Casernes centrales, on ne néglige pas le fait que le compte mail de l’avocat Trilochun ait été «piraté» juste après que des voleurs se soient emparés des documents au domicile de son avocat, Rama Valayden. 

Toujours selon nos sources, la police est doublement méfiante en ce qui concerne de possibles fuites d’informations qui pourraient surgir dans les jours qui suivent.

Dans le même temps, l’avocat Hurhangee réclame une commission d’enquête sur toute cette affaire. Il a ainsi adressé une lettre à la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, en ce sens. Selon lui, il faut que la lumière soit faite sur la façon dont l’argent des contribuables a été utilisé dans l’affaire des Rs 19 millions payées à Me Kailash Trilochun. 

Dans la correspondance, l’homme de loi se dit choqué d’apprendre que Me Trilochun avait réclamé bien moins que Rs 19 millions comme honoraires pour défendre l’ICTA dans un procès contre Emtel. «Le plus choquant, c’est qu’il (NdlR, Me Trilochun) affirme qu’il y a eu un comité de haut niveau qui a discuté de cette hausse drastique dans les honoraires et que ce comité était présidé par le Premier ministre», souligne-t-il dans sa lettre.

 

Me Kailash Trilochun : «N’est-il pas temps que le peuple ‘fou déor’ le PM ?»

<p><strong>Votre retour était attendu. Quel est votre état d&rsquo;esprit face à toutes ces polémiques ?</strong><br />
	Vous m&rsquo;avez vu à l&rsquo;aéroport. Je suis serein. Je n&rsquo;ai rien à me reprocher. La presse a déjà condamné Kailash Trilochun. Pendant des mois, on n&rsquo;a fait que s&rsquo;acharner sur ma personne. On m&rsquo;a attaché à un poteau avant de me lancer des pierres. On me surnomme l&rsquo;avocat de Rs 19 millions et on me traite de jouisseur.</p>

<p>Or, saviez-vous qu&rsquo;il y a un panel d&rsquo;avocats qui a travaillé sur ce cas ? Ce, alors que pour le même procès, un autre avocat a, lui, touché Rs 110 millions. It&rsquo;s time to stop all this! Boukou dimounn pou pay sa akoz mo mama so larm inn koulé. Linn pas des années manz an dernié pou donn so zanfan sa tigit linn kwi-la.</p>

<p><strong>Comment vous êtes-vous retrouvé mêlé à l&rsquo;agression du président de l&rsquo;ICTA ?</strong><br />
	Les choses ont été mal rapportées, mais je n&rsquo;en dirai pas plus. Je ferai une conférence de presse en temps et lieu et je ferai des révélations. Par contre, les questions qu&rsquo;il vous faut demander avant tout et qui méritent des réponses : comment se fait-il qu&rsquo;un président de l&rsquo;ICTA ne puisse ouvrir sa boîte de courriels ? Is he worthy of becoming the Chairman de l&rsquo;ICTA ? Pourquoi est-il parti en Inde en compagnie de Lockdev Hoolash, patron du National Security Service ? Était-ce pour se procurer des équipements relatifs aux écoutes téléphoniques ? Puis, pourquoi 41 serveurs de l&rsquo;ICTA ont-ils été saisis par le Central Criminal Investigation Department ?</p>

<p><strong>Le Premier ministre a demandé qu&rsquo;on &laquo;fou déor&raquo; Kailash Trilochun des institutions qui ont retenu ses services&hellip;</strong><br />
	La personne qui a demandé qu&rsquo;on me &laquo;fou déor&raquo;, n&rsquo;est-il pas grand temps que le peuple décide de le mettre à la porte ? C&rsquo;est le Premier ministre qui a demandé que les honoraires soient payés de&nbsp;l&#39;heure. Ils pensaient que le procès allait se gagner en un jour. Or, je les avais mis en garde sur le fait qu&rsquo;il y avait une possibilité que le plan de travail soit étendu. D&rsquo;où la raison pour laquelle la somme est plus élevée que celle réclamée initialement.</p>

<p><strong>À l&rsquo;Assemblée nationale, pourquoi le Premier ministre s&rsquo;est-il dit &laquo;choqué&raquo; par le montant de vos honoraires ?</strong><br />
	Il faut avant tout se poser cette question : qui sont ceux qui étaient présents au bureau du Premier ministre, le 6 avril, le jour où mes honoraires ont été discutés ? Moi, je vous dis que Pravind Jugnauth, Roshi Bhadain, Bhanooduth Beeharee, sir Anerood Jugnauth et moi-même étions présents. Pravind Jugnauth n&rsquo;était même pas ministre à cette époque. Posez-vous la question : pourquoi était-il là ?</p>

<p><strong>Êtes-vous toujours membre du Mouvement socialiste militant (MSM) ?</strong><br />
	Je n&rsquo;ai jamais été un membre du MSM.</p>

<p><strong>Pourtant, il y a une photo qui montre le contraire&hellip;</strong><br />
	Oui, il y a une photo qui me montre comme un candidat potentiel du MSM. Mais m&rsquo;avez-vous déjà vu dans un comité central ? J&rsquo;ai été au Sun Trust deux fois pour des raisons spécifiques, comme une rencontre avec un avocat.</p>

<p><strong>Bon nombre de personnes pensent que c&rsquo;est parce que vous êtes le beau-frère du ministre Nando Bodha que vous avez touché des honoraires de Rs 19 millions dans une seule affaire&hellip;</strong><br />
	C&rsquo;est du baratin ! Il est temps de reconnaître les gens pour leur intégrité et leurs compétences.</p>

 

 

L’avocat Hurhangee réclame une commission d’enquête

<p>Il faut que la lumière soit faite sur la façon dont l&rsquo;argent des contribuables a été utilisé dans l&rsquo;affaire des Rs 19 millions, payées à Me Kailash Trilochun. Me Ashley Hurhangee a ainsi adressé une lettre à la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, pour lui demander d&rsquo;instituer une commission d&rsquo;enquête sur toute cette affaire. Dans la correspondance, l&rsquo;homme de loi se dit choqué d&rsquo;apprendre que Me Trilochun avait réclamé bien moins que Rs 19 millions comme honoraires pour défendre l&rsquo;ICTA, dans un procès contre Emtel.<em> &laquo;Le plus choquant, c&rsquo;est qu&rsquo;il (NdlR, Me Trilochun) affirme qu&rsquo;il y a eu un comité de haut niveau qui a discuté de cette hausse drastique dans les honoraires et que ce comité était présidé par le Premier ministre&raquo;</em>, souligne-t-il dans sa lettre.</p>

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