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Trois Mauriciens à la découverte du «Kilima Ya Njaro»
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Trois Mauriciens à la découverte du «Kilima Ya Njaro»
En swahili, «Kilima Ya Njaro» signifie la montagne de la splendeur. Trishen et Sandhya Khushiram-Chetty et Ashvin Boolell ont voulu découvrir, comme seuls le permettent la marche le long des sentiers escarpés plusieurs jours durant, et la douleur, la justesse de cette description qui colle au plus haut sommet d’Afrique, situé entièrement en territoire tanzanien, à quelque 300 km au sud de l’Equateur. Sportifs amateurs, adeptes de trail et de sport nature depuis 2013, ils augmentent la cadence en gravissant plusieurs week-ends consécutifs Le Pouce, le Piton de la Rivière-Noire ou encore le Corps-de-Garde à l’approche de l’échéance. Fréquentation assidue de la salle de gym, musculation, un dernier Zig-Zag Trail 20 km le 11 juin pour renforcer le mental et ils étaient prêts pour l’ascension du Kilimandjaro par la célèbre voie Machame, du 3 au 10 juillet.
Le trail ne vous a pas conduits uniquement jusqu’aux sentiers et sommets de l’île Maurice. Il vous a menés jusqu’au plus haut sommet d’Afrique, le Kilimandjaro, dont le pic Uhuru culmine à 5 891,8 mètres d'altitude. Comment est né ce projet ?
Trishen : Je me rends souvent en Afrique. A Nairobi plus précisément pour le travail car je suis responsable de la région Afrique de l’Est. En route pour Nairobi, si on est assis du côté gauche de l’avion, on passe à côté du Kilimandjaro. On voit surtout le bout de la montagne qui dépasse des nuages, la calotte glaciaire. Je me suis dit : « Un jour, je dois le faire. »
Quand avez-vous décidé de vous lancer sur les pas d’explorateurs comme Hans Meyer et Ludwig Purtscheller qui étaient parvenus au sommet en 1889 accompagnés de leur guide Yohanas Kinyala Lauwo ?
Trishen : J’ai eu la chance d’en parler avec un de mes clients qui l’a fait il y a quelques années. Ce dernier m’a partagé son expérience et le contact de son tour-opérateur, « Climbing Kilimandjaro ». J’en ai parlé à Sandhya, Ashvin et plusieurs autres amis à travers le monde. Plusieurs ont répondu à l’invitation et on s’est dit : « Allons le faire ». On s’est ensuite renseigné sur le parcours, la forme physique, les statistiques de réussite, les équipements et les coûts, entre autres.
Ashvin : On en a parlé à l’issue d’un des nombreux voyages de Trishen et on s’est dit : « Pourquoi est-ce qu’on ne le fait pas ? » C’était l’année dernière. Au départ, on prenait ça un peu à la légère. C’est surtout en voyant les mails des tour-opérateurs que ça a commencé à prendre forme.
Sandhya : C’est en mars 2016 que ça devient réel et on a commencé à s’entraîner sérieusement.
Les neiges du Kilimandjaro fascinent toujours les hommes, montagnards aussi bien que randonneurs…
Ashvin : L’avion passe juste à côté de la montagne. La vue est magnifique. C’est intimidant de passer à côté de la montagne et du volcan en avion. On réalise qu’on arriverait là-bas à pied en fait. On appréhendait un peu le fait qu’un avion vole aussi haut que le sommet.
Malgré ses presque 6 000 mètres, c’est une montagne qui reste accessible à tout marcheur en bonne forme physique, à l’exception peut-être de la journée du sommet…
Trishen : Chacun aura son opinion mais pour moi, la plus grosse difficulté, c’est le manque d’oxygène. Une fois dépassé 4000 mètres, on ressent vraiment le manque d’oxygène.
Ashvin : Les cinq premiers jours sont faisables pour quelqu’un qui est en bonne condition physique. Par jour on marche entre 5 et 8 heures et on prend entre 740-1300 m d’altitude. Il y a des jours que j’ai trouvés assez durs quand même.
Trishen : Si vous êtes en bonne forme physique, si vous vous êtes bien préparé, afin de pouvoir marcher au minimum huit heures par jour, sept jours d’affilée, c’est accessible.
Ashvin : Le plus gros challenge, c’est l’altitude. La question, c’est comment le corps va s’acclimater au fait qu’on prenne autant d’altitude par jour. Et finalement la nuit du sommet est totalement une autre paire de manches.
Sandhya : La nuit du sommet demande autant physiquement que mentalement ; mais l’effort et la difficulté éprouvée s’évaporent une fois au sommet.
La voie Machame est considérée comme la plus belle voie conduisant au sommet car elle permet une bonne acclimatation à l’altitude. Est-ce le chemin que vous avez pris ?
Trishen : Machame est le parcours le plus pittoresque. C’est sur sept jours et il permet de s’acclimater en douceur à l’altitude. Nous venons d’une altitude zéro, l’acclimatation était primordiale. Il y a des jours où on faisait face à des différences d’altitude conséquentes en montant et descendant suivant le relief des montées et des creux.
Ashvin : Nous avons sous-estimé un peu l’altitude. Le manque d’oxygène ne pardonne pas les efforts brusques. Le fait de marcher ou de courir trop vite provoque l’essoufflement.
Trishen : Nous avons souffert de quelques symptômes. Vomissement et maux de tête principalement.
Sandhya : Machame, c’est très intéressant parce que chaque jour, vous êtes plongés dans différents paysages.
Racontez-nous cette randonnée d’une diversité spectaculaire où se côtoient bananeraies, forêt dense, bruyères géantes, steppes parsemées de séneçons géants, déserts de pierres, moraines, paysages de Haute-Montagne et finalement glaces sommitales…
Sandhya : Le premier jour, on marchait dans la forêt tropicale, c’est vert. On a eu la chance d’avoir du soleil et du brouillard qui nous donnait l’impression d’être dans un rêve. Le deuxième jour, c’est le jour où on passe à travers les nuages. Le vert s’estompe, ça fait moins forêt tropicale, c’est plus sec. Le troisième jour, il y a encore moins de verdure. Plus on monte, moins il y a de végétation. Le guide nous précède et dicte le rythme.
Ashvin : Day 3, c’est Baranco Wall. Baranco Wall est un mur vertical où il faut grimper et où on ne circule qu’en file indienne. Un endroit particulier du mur est connu comme « Kiss the wall. » Là, la bouche est contre la paroi et le corps contre la montagne quand on avance, tellement c’est étroit... Après le sac à dos, derrière, c’est le vide alors il faut faire attention.
Sandhya : Le sommet est différent de tout ce qu’on a vu précédemment avec de la neige, d’énormes blocs de glace et des patinoires. On se croirait aux pôles.
Qu’avez-vous éprouvé à chaque étape de cette progression ? Quelles sont les émotions qui naissaient en vous ?
Trishen : Beaucoup d’appréhensions ! Je cherchais tout le temps où se trouvait le sommet. Chaque heure qui passait, je me demandais où se trouve le sommet. On levait la tête. On se disait : « C’est où ? Dans quelle direction ? » On voyait une bonne partie de la montagne mais pas le sommet. Le parcours, c’est une longue ascension avant la montée finale vers le sommet.
Ashvin : C’était tous les jours différent. Après l’excitation, l’appréhension et plusieurs heures de marche, on se réveillait fatigués. Tous les jours, à l’arrivée dans le camp, on ressentait un sentiment d’accomplissement. Chaque jour comportait son lot de défis. Chaque jour, les guides nous accueillaient en chantant pour nous encourager. C’est une petite victoire à la fin de chaque journée. J’attendais ce moment, c’était vraiment un accueil royal.
Trishen : Les chants faisaient disparaître la fatigue et la bonne humeur s’installait. Cette joie nous aidait à refaire le plein pour le lendemain.
Avez-vous souffert par moments du manque d’oxygène ? Vous a-t-il fallu ralentir le pas ?
Trishen : Plusieurs fois. Nous faisions partie d’un groupe de huit personnes. Le groupe s’est divisé. Il y avait quelques guides qui étaient restés avec ceux qui étaient capables de partir plus vite et d’autres guides qui restaient avec ceux qui avançaient plus lentement.
Sandhya : Le maître mot, qu’on a appris dès le premier jour, c’est « polé, polé ».
Trishen : « Polé, polé » en swahili veut dire « doucement, doucement ».
Ashvin : C’est la règle d’or de la montagne Kilimandjaro !
Sandhya : Depuis le premier jour, les guides imprimaient le rythme et nous guidaient avec ce dicton. Il n’y a pas de rush, on a vraiment pris notre temps. On prenait le temps de regarder autour : la verdure, les nuages, les vues spectaculaires On était à l’écoute de la nature.
Avez-vous pu admirer la calotte glaciaire sommitale qui est en phase de retrait accéléré depuis le début du XXe siècle ?
Trishen : Le bout du sommet… on arrive au camp de base à midi. On déjeune. On va dormir. On se réveille à 5h-6h de l’après-midi. On dîne, on se recouche. A 22h, il fait complètement noir, on se réveille. On prend tous nos équipements, on dîne à 22h. On mange à peine, l’appétit se fait rare. Et à 23 h, on est à 4600 mètres, il fait vraiment froid. On commence à marcher avec une lampe frontale. On ne voit rien durant les six heures de marche suivantes. On est l’un derrière l’autre dans le noir complet. Il faisait extrêmement froid. Il fait -18 °C. On a quelques complications dans le groupe. Certains commencent à avoir des tremblements.
Sandhya : C’est la montée finale. Le guide nous place en ordre de marche en fonction de nos capacités. Tout le long, il suit la progression des plus forts comme des plus faibles. « Polé, polé », on fait de petits pas, on avance en file indienne. Pour tout le monde, c’est le moment le plus dur.
Ashvin : C’était effectivement le moment où nous devions tous faire preuve d’endurance face à la douleur et puiser de notre force mentale.
Sandhya : A ce stade, cela ne dépend pas de nos capacités physiques en fait, là, c’est vraiment mental. Ça dépend de cette envie ou plutôt de cette rage d’atteindre le sommet.
Certains départs ont eu lieu à minuit. Vos nuits ont-elles été plus belles que vos jours ?
Trishen : Pour moi, ce jour-là a été le meilleur. Après sept heures de marche, à 6h du matin, à l’horizon, on voit le lever du soleil, d’une beauté extraordinaire.
Ashvin : Le moment où le soleil se lève, durant cette nuit du sommet, c’est fantastique. On meurt de froid, on attend ce premier rayon de soleil pour nous réchauffer. Après ce sont les changements de tons dans le ciel qui passe du mauve à l’orange après quelques minutes.
Trishen : On voit le contour des montagnes. Il est déjà 7h du matin, l’air se réchauffe. On arrive au premier sommet qui s’appelle le Stella Point à 8h du matin. Ça a été le plus dur pour nous. On voit la calotte glaciaire. C’est tout blanc, c’est très beau. Mais il y a le cratère, c’est énorme, c’est impressionnant.
Sandhya : C’est vrai que c’est beau, c’est magnifique. Mais du moment qu’on arrive à Stella Point, c’est un sentiment d’accomplissement qui nous habite. En chemin pour Uhuru Peak, on prend alors conscience de l’ampleur de la calotte glaciaire.
Ashvin : De Stella Point, on peut apercevoir cette calotte glaciaire et Uhuru Peak quelque 500 m plus loin. Cela donne cet élan supplémentaire qu’il nous faut pour atteindre le plus haut sommet de l’Afrique. On se dit alors qu’on peut le faire, qu’on y est presque. On voit le tracé qu’il faut suivre. Ce n’est pas mauvais comparé à ce qu’on vient de traverser durant les sept heures précédentes. C’est une petite pente mais c’est faisable. Tout le groupe s’est dit : « On a traversé tout ça, le pire est derrière, on ne va pas abandonner. » On s’est remis en file indienne après avoir repris notre souffle. Pour oublier la douleur, on a profité de la vue.
Que retiendrez-vous de cette randonnée et de cette ascension ?
Trishen : Cela nous a permis de dépasser nos limites. On ne les connaît pas tant qu’on ne les met pas à l’épreuve. Il y a une grande différence entre ce que je pense être en mesure de faire et ce que je fais en réalité. Le nombre de fois où je me suis dit : « J’abandonne ». En raison de la fièvre, je me sentais vraiment faible. On pense alors avoir atteint ses limites mais en réalité on peut faire encore beaucoup plus. Pour la vue, la beauté, et surtout l’esprit de groupe, ça vaut le coup de faire l’effort d’atteindre ce sommet. C’est une expérience formidable de le faire en groupe.
Sandhya : Je me suis découvert une détermination et une persévérance extraordinaires. J’ai eu pas mal de difficultés le dernier soir et même quelques petits pépins au début, la nausée entre autres. Ce n’était pas une montée idéale mais malgré tous les obstacles, je n’ai jamais baissé les bras.
Les vues splendides, la nature surprenante, la camaraderie, et l’esprit d’entraide. Nos guides étaient fantastiques et d’une bonté, d’une humilité et d’une bonne humeur à toute épreuve. Les chansons…ça fait un mois qu’on est de retour et on chante toujours les chansons de la montagne.
Ashvin : Cette expérience m’a beaucoup appris sur moi-même, mais surtout qu’avec de la détermination et de la patience, absolument rien ne peut nous empêcher d’atteindre notre objectif final. C’est une leçon que j’appliquerai face aux différents challenges qui se présenteront à moi dorénavant.
Les émotions éprouvées se rapprochent-elles un peu de celles que vous procure le trail à Maurice ?
Ashvin et Trishen et Sandhya : C’est le trail qui nous a appris à être dans et apprécier la nature et qui fait que nous sommes arrivés là. Puis le trail, c’est aussi l’esprit d’équipe et l’entraide qui rejoignent ce que nous avons vécu en tant que groupe sur la montagne. Aller à l’aventure dans un environnement inconnu ou lors d’un nouveau parcours pour un trail, ce sont les mêmes sentiments à la base. Ensuite l’envie d’accomplir quelque chose de spécial et de se lancer un défi pour se surpasser nous a donné l’envie de dépasser le format trail pour tenter l’aventure Kilimandjaro.
Ashvin : La connexion avec la nature, avec les trails ici, c’est un peu dans ce sens-là mais ce qu’on a fait au Kilimandjaro, c’est sept jours d’affilée. Ce n’est pas juste l’aspect hiking, trekking, c’est de vivre avec un groupe de personnes qu’on connaît à peine pendant un bout de temps. C’est camper sous une tente, vivre dans un environnement avec lequel on n’est pas familier.
Trishen : On ne s’est pas douché pendant sept jours. Nos besoins, c’était 50 % dans la nature, 50% dans les toilettes portables. On n’a pas le luxe de la vie de tous les jours. C’est bien différent du trail. Le trail, on y va pour une demi-journée et puis on est de retour. Tandis que là c’est tous les jours. On est fatigués, on veut dormir dans son lit. Mais non, on dort dans un sac de couchage, sur un terrain incliné des fois ou sur un rocher. Il n’y a pas d’électricité…
Ashvin : On a appris à apprécier le strict minimum. S’adapter à son environnement. Une semaine entière sans portable, ni Internet, c’était une vraie déconnexion de la réalité. C’était fantastique !
Ashvin : Cela nous a rendus beaucoup plus flexibles, adaptables. Le parallèle entre le trail et l’ascension du Kilimandjaro, c’est cette connexion avec la nature. C’est pousser un peu plus loin cette connexion.
Le trail aura eu le mérite de rétablir la connexion entre les Mauriciens et l’effort et entre cet effort et leur propre pays, leur propre patrimoine, leur propre géographie…
Trishen et Sandhya : Oui, absolument. Le trail a donné la chance aux Mauriciens de redécouvrir l’île Maurice. On a découvert de nouveaux endroits qu’on ne connaissait pas. On a aussi développé une hygiène de vie saine et un respect pour la nature grâce au trail.
Ashvin : Le trail permet surtout de briser les barrières sociales et de rapprocher cette population mauricienne autour de l’amour pour la nature et le sport. Nous tenons à saluer le travail formidable accompli par l’association Rando Trail et Nature qui, depuis quelques années déjà, contribue grandement à promouvoir les trails à Maurice. C’est génial de voir le nombre grandissant de Mauriciens sortant des quatre coins de l’île pour venir profiter de ces expériences saines et enrichissantes.
Portraits
<h3>Trois amoureux de l’effort vert</h3>
<p>Ashvin Boolell, 30 ans, est cadre dans le secteur du Global Business. Il travaille quelque temps en Australie après y avoir fait des études universitaires dans le domaine de la finance et de la comptabilité. Il a toujours été sportif et a pratiqué pas mal de sports depuis son jeune âge. Il découvre le trail à son retour à Maurice il y a deux ans et demi. Il avait pris l’habitude en Australie de parcourir de « longues distances » sur du plat, des 15 km et des demi-marathons et veut conserver cette habitude-là quand il rentre à Maurice. Le Ferney Trail sera son premier effort vert en 2013 et depuis il en est accro.</p>
<p>Après des études en Angleterre dans le secteur financier et après avoir travaillé aux Etats-Unis, Trishen Chetty, 30 ans, rentre à Maurice en 2012. Il est tout d’abord trader avant d’être employé par Thomson Reuters. Il se rend souvent en Afrique de l’Est dans le cadre de son travail et entendra l’appel du Kilimandjaro. Marié depuis un peu plus d’un an à Sandhya Khushiram, il découvre son premier trail à l’occasion de Get Muddy en 2014. Depuis son épouse et lui ne ratent presque aucun trail disputé localement.</p>
<p>Sandhya Khushiram-Chetty, 29 ans, est employée chez Aspen Global à Grand-Baie. Son parcours est celui d’une scientifique. Elle a étudié la biologie moléculaire en Angleterre. Rentrée à Maurice en 2011, elle a découvert le trail par l’intermédiaire d’Ashvin Boolell. Après ses premiers pas lors de Get Muddy en 2014, elle s’est fixé comme objectif de prendre part à tous les trails et a complété 10 trails sur 12 en 2015.</p>
Les étapes de l’ascension du Kilimandjaro :
<p><strong>3 juillet 2016 </strong></p>
<p>Moshi – Machame Gate (1828m) - Machame camp (3020m)</p>
<p>Temps de marche : 7 h</p>
<p>Distance approximative : 10.8 km</p>
<p>Habitat: Forêt pluviale d’altitude</p>
<p><strong>4 juillet 2016 </strong></p>
<p>Machame camp (3020m) - Shira camp (3847m)</p>
<p>Temps de marche : 6 h</p>
<p>Distance approximative : 5.2 km</p>
<p>Habitat: Landes humides</p>
<p><strong>5 juillet 2016 </strong></p>
<p>Shira Camp (3847m) - Lava Tower (4642m) - Barranco camp (3984m)</p>
<p>Temps de marche : 7 h</p>
<p>Distance approximative : 10.7 km</p>
<p>Habitat: Zone semi-désertique</p>
<p><strong>6 juillet 2016 </strong></p>
<p>Barranco camp (3984m) – Karanga camp (4040m)</p>
<p>Temps de marche : 6 h</p>
<p>Distance approximative : 6 km</p>
<p>Habitat: Landes humides - Zone semi-désertique</p>
<p><strong>7 juillet 2016 </strong></p>
<p>Karanga camp (4040m) – Barafu camp (4681m)</p>
<p>Temps de marche : 4 h</p>
<p>Distance approximative : 3.4km</p>
<p>Habitat : Désert alpin</p>
<p><strong>8 juillet 2016 </strong></p>
<p>Barafu camp (4681m) – Uhuru Peak (5895m) – Mweka camp (3090m)</p>
<p>Temps de marche : 7 à 8 h pour atteindre Uhuru Peak ; 6 à 8 h pour descendre à Mweka Camp</p>
<p>Distance approximative : 4.5 km (ascension) et 10.8 km (descente)</p>
<p>Habitat: Zone d’éboulis rocheux et calotte glaciaire</p>
<p><strong>Distance le jour du sommet</strong></p>
<p>Barafu - Stella Point: 3.3km</p>
<p>Stella Point - Sommet: 1.2km</p>
<p>Sommet - Barafu: 4.5km</p>
<p>Barafu - Mweka Camp: 6.3km</p>
<p>Total = 15.3km</p>
<p><strong>9 juillet 2016 </strong></p>
<p>Mweka camp (3090m) - Mweka Gate (1641m)</p>
<p>Temps de marche : 4 à 6 h</p>
<p>Distance approximative : 8.5 km</p>
<p>Habitat: Forêt</p>
<p><strong>10 juillet 2016 </strong></p>
<p>Moshi Town</p>
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