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Allégations: la «victime» d’une agression arrêtée et inculpée
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Allégations: la «victime» d’une agression arrêtée et inculpée
Elle a passé 18 jours à l’hôpital. Madvi Mungur a la main plâtrée et porte des blessures au visage et à la tête. Cette habitante de Bois-Rouge âgée de 49 ans explique qu’elle a été agressée dans la nuit du samedi 28 mai. Anoop, son fils de 23 ans, a aussi été tabassé, selon ses dires. Les agresseurs présumés ne seraient autres que leurs voisins.
Sauf que mardi, quand la quadragénaire s’est rendue au poste de police pour rapporter le cas, elle est tombée des nues en apprenant que ses présumés agresseurs ont fait une déposition à la police contre elle. Madvi Mungur a été arrêtée et traduite en cour de Pamplemousses sous une charge d’«assault with premeditation». Ses cinq voisins, tous des membres d’une seule famille, ont allégué qu’elle les a agressés avec un sabre à leur domicile.
Les Mungur ont eu recours aux services de Me Hyderkhan. Trois des agresseurs présumés ont comparu en cour durant la semaine. La police de Pamplemousses a ouvert une enquête. L’express a sollicité leur version, en vain.
«Zot inn kogn mo latet ar laport. J’ai commencé à saigner. Ensuite, l’un d’entre eux a saisi une barre de fer et m’a frappée avec. Ils se sont mis à me tabasser.»
Rencontrée chez elle, à Bois-Rouge, cette mère de trois enfants revient sur l’incident. Samedi 28 mai, aux alentours de 18 heures, certains de ses voisins auraient débarqué devant sa maison. «Ils ont dit à mon fils de ne pas emprunter l’impasse qui mène à notre maison avec sa moto», explique la quadragénaire. Elle habite dans cette maison depuis plus d’une quinzaine d’années et pour accéder à son domicile, elle doit passer par cette impasse, comme tant d’autres voisins.
«Je ne sais pas ce que mon fils leur a répondu avant de rentrer. Mais les voisins sont restés devant la maison et ils proféraient des injures à l’encontre de mon fils. Je suis alors sortie pour demander des explications. C’est là qu’ils s’en sont pris à moi», relate Madvi Mungur. «Zot inn kogn mo latet ar laport. J’ai commencé à saigner. Ensuite, l’un d’entre eux a saisi une barre de fer et m’a frappée avec. Ils se sont mis à me tabasser», raconte-t-elle en montrant ses blessures.
Elle doit son salut à l’intervention de son fils Anoop. Quand ce dernier est arrivé, les agresseurs s’en seraient pris à lui. «J’ai eu le courage de me relever pour prendre un couteau et les faire fuir», confie cette habitante de Bois-Rouge. C’est un entrepreneur qui les a transportés à l’hôpital SSRN, Pamplemousses.
«J’aurais pu y laisser la vie. J’ai peur depuis de rester dans cette maison. On a dû déménager et on compte la vendre. On est tellement traumatisé qu’on ne dort plus la nuit. C’est affreux.»
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