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Brexit: des réactions tous azimuts
Hier, le Royaume-Uni était plus divisé que jamais après le choc du Brexit, avec une Écosse prête à défendre séparément ses intérêts et des perdants en colère, face à des Européens cherchant à accélérer le divorce.
Londres : Deux millions de Britanniques réclament un nouveau référendum
Une pétition en ligne adressée au Parlement britannique pour réclamer l’organisation d’un nouveau vote dépassait les 2 millions de signatures en fin d’après-midi. La pétition réclame un nouveau vote, le premier, jeudi, ayant décidé un Brexit par 51,9 % des voix et une participation forte de 72 %. Le Parlement se doit d’examiner une pétition à partir du moment où celle-ci dépasse les 100 000 signataires. Mais cet examen, sous forme d’un débat, n’engage à aucun vote ou aucune décision et ne peut en aucun cas remettre en question le résultat du référendum.
Londres : Jeremy Corbyn et le Labour rattrapés par l’onde de choc
Deux députées du Labour vont déposer, lundi, une motion de défiance qui, si elle est acceptée, pourrait remettre en cause la position de leader de Jeremy Corbyn. Ce dernier a été critiqué par beaucoup pour sa mollesse lors de la campagne.
Berlin : Les pays fondateurs de l’UE veulent que Londres engage sa sortie au plus vite
Les six États fondateurs de l’Union européenne souhaitent que le Royaume-Uni lance «le plus vite possible» la procédure de sortie de l’Union européenne, a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères à l’issue d’une rencontre avec ses cinq homologues. «Nous disons ici, ensemble, que ce processus doit commencer aussi vite que possible», a dit Frank-Walter Steinmeier, encadré de ses homologues Jean-Marc Ayrault (France), Bert Koenders (Pays-Bas), Paolo Gentiloni (Italie), Didier Reynders (Belgique) et Jean Asselborn (Luxembourg).
Bruxelles : Le Belge Didier Seeuws nommé pour négocier le Brexit
Le diplomate belge Didier Seeuws, 50 ans, a été nommé par l’Union européenne à la tête de la «Brexit Task Force», chargée de négocier la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’UE, a-t-on appris auprès du Conseil européen.
Édimbourg : L’Écosse veut «protéger sa place dans l’UE»
Le gouvernement écossais réclame des «discussions immédiates» avec Bruxelles pour «protéger sa place dans l’Union européenne» après la sortie du Royaume-Uni, a déclaré la Premier ministre Nicola Sturgeon, à l’issue d’une réunion d’urgence à Édimbourg. L’exécutif écossais va également se pencher dès à présent sur un cadre législatif permettant l’éventuelle tenue d’un second référendum sur l’indépendance de cette région semi-autonome du Royaume-Uni, a ajouté Mme Sturgeon.
Rome : les ministres italiens veulent repenser la politique de l’UE
Les ministres italiens ont averti que l’Union européenne devra repenser sa politique, sans quoi elle risquerait un effondrement, après que les Britanniques ont voté pour en sortir. «L’impensable est en train de se produire, a déclaré le ministre des Finances Pier Carlo Padoan. Une double réaction s’est déclenchée : une financière et une politique. La financière, pour l’instant, est limitée, mais je suis plus inquiet en ce qui concerne la politique.»
Bratislava : Un parti d’extrême droite va recueillir des signatures pour un «Slovexit»
Un parti slovaque d’extrême droite représenté au Parlement a annoncé qu’il allait lancer dès lundi une collecte de signatures en faveur d’un référendum sur la sortie de la Slovaquie de l’Union européenne.
Ankara : «D’autres désertions possibles», prévient Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé que le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne marquait «le début d’une nouvelle ère» et que l’UE pourrait être confrontée à d’autres désertions d’États membres si elle ne se réformait pas.
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