Publicité
Alka Devi Etowar: La boursière sociale qui aspire à devenir un leader
Par
Partager cet article
Alka Devi Etowar: La boursière sociale qui aspire à devenir un leader
Le mardi 10 mai, la ministre de l’Éducation a rendu publique la liste des 24 boursiers «sociaux». Quelle était votre réaction en apprenant que vous étiez parmi ceux qui allaient bénéficier d’une bourse ?
Tout d’abord je ne savais pas que c’était ce jour-là qu’on allait faire cette annonce. C’est mon professeur de physique de l’école qui m’a appelée pour me féliciter… Et quand m’a expliqué pourquoi, je n’ai pu m’empêcher de crier : j’étais vraiment contente.
Vous vous attendiez à recevoir cette aide financière ?
Non, mais je voulais vraiment décrocher une bourse pour pouvoir continuer mes études. Et aussi pour faire la fierté de mes parents qui ont fait beaucoup de sacrifices pour moi. Ils se sont privés pour me donner ce dont j’avais besoin.
Quid des sacrifices que vous avez faits ?
Je ne me suis consacrée qu’à mes études. À plusieurs reprises je voulais faire autre chose, mais je ne pouvais pas. Je n’avais pas vraiment de vie sociale. Ce qui était très dur, c’était de garder le rythme jusqu’au bout car je sortais très tôt le matin et je rentrais très tard. Je prenais des leçons particulières pour toutes les matières, même durant les week-ends.
Toutes ces leçons particulières étaient-elles vraiment nécessaires?
C’était surtout un plus. J’avais déjà de bons professeurs à l’école mais je prenais des leçons pour un fine-tuning. J’étais déterminée à être parmi la crème de la crème…je visais l’excellence.
D’où vous est venue cette volonté ?
C’est quelque chose que j’ai acquise dès la Form I, au collège Dr Maurice Curé. J’ai réalisé l’importance des études. Alors que j’étais nouvelle, nous avions eu une lauréate au collège et c’est à ce moment que j’ai décidé qu’un jour je le serais aussi. Ce sont les valeurs qu’on m’a inculquées à l’école qui m’ont permis de foncer pour réussir.
Quelles sont ces valeurs ?
La rigueur, l’assiduité. Mais ce que j’ai surtout appris, c’est que tout ne s’arrête pas à ce que nous apprenons dans les livres : pour réussir dans la vie il faut être un all-rounder. Par exemple, moi, le sport m’a appris à être disciplinée, à être organisée et à bien gérer mon temps en assumant plusieurs rôles tels qu’être sports capitain, vice-house captain, vice-class captain.
Quelle sera la prochaine étape ?
J’aurais aimé poursuivre mes études à l’étranger mais faute d’argent, je vais étudier à l’université de Maurice. Je suis néanmoins contente de pouvoir faire une licence en Actuarial Studies.
Que souhaitiez faire après vos études ?
Pour l’instant je veux d’abord compléter mes études, mais peut-être que j’aimerais bien devenir actuaire ou risk management analyst. Et plus tard, quand j’aurai gravi les échelons, je ne veux pas être juste un manager mais plutôt un leader. Je veux pouvoir encourager les Mauriciens à devenir des experts.
Un conseil pour la prochaine génération ?
Si quelqu’un veut réussir, c’est un travail qui doit commencer tôt. Il faut rester motivé jusqu’à la fin et ne pas se laisser décourager. Et moi ma devise, je la tiens du DJ Hardwell : “If you can dream it, you can do it”.
Publicité
Publicité
Les plus récents