Publicité
Questions à ...Mark Roberton, «Le secteur des services financiers peut se comparer à celui des grandes économies»
Par
Partager cet article
Questions à ...Mark Roberton, «Le secteur des services financiers peut se comparer à celui des grandes économies»
Pourquoi avoir choisi Maurice pour lancer une antenne de Palm Captive, qui est engagée dans l’assurance captive ?
Notre démarche s’inscrit dans une logique de repositionnement de notre groupe afin qu’il puisse mieux prendre avantage des nouveaux marchés dans le secteur de l’assurance captive à l’échelle mondiale. Notre présence à Maurice s’explique par le fait que le gouvernement du jour a présenté en décembre dernier un projet de loi, le Captive Insurance Act, pour positionner le pays dans le créneau pointu qu’est l’assurance captive. Palm Captive Management, une filiale de Palm Global, a été effectivement la première société à s’installer à Maurice dans le sillage de l’adoption de cette loi. Toutefois, nous attendons que le ministère des Services financiers vienne avec une série de rules & regulations pour que la société soit totalement effective.
Comment définissez- vous l’assurance captive ?
Pour faire simple, disons qu’une société qui se spécialise dans l’assurance captive est généralement une société filiale, créée par la compagnie-mère. Celle-ci est appelée à jouer le rôle d’un assureur traditionnel, en garantissant les risques pour lesquels l’entreprise est assurée. En conséquence, elle bénéficie des primes de la holding et accorde des indemnités en cas de sinistres, conformément au fonctionnement classique de l’assurance.
Dans quelle mesure ce créneau d’activité aide à booster le secteur des services financiers ?
Clairement, le secteur des services financiers de Maurice peut se comparer facilement à celui des grandes économies mondiales vu son niveau de sophistication. L’assurance captive est un autre maillon que Maurice apporte à la chaîne des valeurs de ce secteur. Le pays dispose déjà des atouts pour devenir une juridiction susceptible d’attirer de grosses pointuresdans l’assurance captive et à réorienter leurs opérations ici. D’ailleurs, les professionnels de talent ne manquent pas dans ce secteur, le pays étant signataire d’un réseau de traités fiscaux tant en Afrique, en Asie ou encore en Europe. Mais le plus important dans notre stratégie de marketing est de montrer que Maurice a l’expertise nécessaire dans cette filière et ce par rapport à d’autres pays offrant les mêmes services
Comment comptez- vous orienter votre stratégie de marketing ?
Palm Global, qui est déjà présente à Barbados, à Londres et au Canada, se propose, à travers sa filiale mauricienne, d’accompagner les sociétés locales et celles d’Afrique et de l’Inde, à installer des subsidiaires de niveau mondial dans l’assurance captive. Parallèlement, nous mettons le paquet pour domicilier d’autres qui sont opérationnels dans des juridictions concurrentes. Palm Mauritius, qui opérera comme une entité offshore avec des partenaires locaux, a déjà eu sa première assemblée générale. Nous estimons que d’ici la fin de l’année, nous aurons attiré une vingtaine de clients étrangers. Un objectif largement réalisable si toutes les conditions sont réunies.
Publicité
Publicité
Les plus récents