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Anniversaire : Ramgoolam the one & only… orateur

21 février 2016, 10:08

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Anniversaire : Ramgoolam the one & only… orateur

Un anniversaire avec un seul orateur, Navin Ramgoolam (à part la présentation de Patrick Assirvaden, maître de cérémonie) un discours unique. Pour les 80 ans du Parti travailliste (PTr), ce dimanche 21 février matin, à l’auditorium Octave Wiehe, à Réduit, le leader rouge s’est imposé. Comme pour montrer qu’il était le seul et unique «leader incontestable», pour reprendre Dev Virahsawmy... «Jamais je ne jetterai les armes», s’est d’ailleurs exclamé Navin Ramgoolam.

Navin Ramgoolam s’est défendu sur ses cas en cour : «erreur de jugement», «conscience claire», «cela fait un an que cela s’est passé et je n’ai pas été condamné par la cour. Ce n’est pas l’opinion qui condamne c’est la justice». Tout en justifiant qu’il reste au poste de leader du parti : «Si ou kone ou pa koupab ou pa alé si ou koupab ou alé.» 

Au niveau du parti et de son programme, lui et «Arvin Boolell» sont d’accord qu’il faut un plan pour restructurer le PTr. Il aura besoin d’une équipe et ce n’est pas tout le monde qui aura un ticket. Il faudra un renouvellement et donner la place aux jeunes, faire un think tank avec les femmes et les jeunes. Le parti compte travailler sur des «policy papers»… Et le journal Advance va être, relancé. Mais en version online cette fois.

Après la diffusion d’un clip à la gloire du PTr, des tribuns de sir Seewoosagur Ramgoolam et de son fils, le leader a pris la parole pendant une heure. Il a commencé son discours en liant passé et avenir. Cette célébration des 80 ans du parti est «un moment pour rappeler la contribution des tribuns mais aussi pour préparer l’avenir».

Coup de griffe orale à Showkutally Soodhun

Il a rappelé la situation en 1936, «les gens étaient traités comme des animaux, ils subissaient l’oligarchie et Maurice Curé a créé le Parti travailliste». «A l’époque, il n’y avait ni bus ni briani. Les gens marchaient pour écouter Curé.» Il a dressé la liste des «héros» du PTr, qui ont travaillé «dans l’unité et l’harmonie». «Ce qui a débuté en 1936 ne peut être stoppé. L’ADN du PTr est partout dans le pays.» Il est ainsi revenu sur le droit de vote, l’indépendance, l’État providence, la santé gratuite, le développement économique, etc.

Il a embrayé sur l’économie, qui fait tourner le pays. «L’économie dépend de la confiance. Ils ont détruit la confiance», s’est-il exclamé au sujet du gouvernement Lepep. Zéro investissement étranger, pas de baisse de prix de l’électricité à la suite de la baisse du prix du pétrole, pas de création d’emploi, mise en danger du secteur offshore, vente de rêve avec les smart cities… autant de critiques formulées.

Le leader des rouges s’est d’ailleurs déchaîné au chapitre smart cities et pays arabes. «Regardez Heritage City. En novembre 2015, Soodhun a dit que Dubaï allait financer. Après, l’Arabie saoudite. Et avant-hier, ils ont dit qu’il fallait aller chercher l’argent.» Ramgoolam a déclaré que les smart cities et Heritage City «pour refaire le Prime minister’s office et les ministères» allaient coûter plus cher que le métro léger que son gouvernement voulait mettre en place.

Coup de griffe orale à Showkutally Soodhun, le ministère du Logement et des terres et «des affaires islamiques», qui, «sans passer par le Conseil des ministres envoie des soldats SMF pour faire la guerre contre l’Iran». La politique de neutralité du pays «est détruite».

«Ils installent un climat de terreur.» A ses yeux, la police «devient une institution, elle a perdu son indépendance car elle est utilisée par le gouvernement et certains ministres». Ramgoolam est revenu sur l’affaire opposant Soodhun au couple Ruhomally, l’arrestation d’Ish Sookun, l’agression de Nitin Jeeha par le frère de Mahen Seeruttun, le Directeur des Poursuites publiques traité de «monstre»... «Gouvernman dan zot lamé zot fer saki zot anvi.»

«Il n’y a pas de leadership, de vision, il n’y a pas d’avenir»

Pour le leader du PTr, jamais aucun gouvernement n’a traité le peuple comme cela. Vishnu Lutchmeenaraidoo dit que «vous êtes un peuple qui aimez vous plaindre. Est-ce que quand vous avez voté, vous avez élu un gouvernement pour qu’il vous traite comme ainsi

Et d’en rajouter une couche, les dirigeants sont des «guignols». «Ils détruisent l’avenir, mais pas pour leur famille.» Il a reproché au Premier ministre de partir en Inde alors qu’il y a des inondations dans sa propre circonscription

Tout ce qui se passe dans le pays arrive parce qu’il «n’y a pas de leadership, de vision, il n’y a pas d’avenir». Navin Ramgoolam a repris le mot de Paul Bérenger, «cacophonie». Même s’il a affirmé que le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) ne va pas présenter le MMM seul aux élections, mais chercher à faire alliance avec un PTr affaibli, qu’il aurait divisé en demandant que Ramgoolam parte du poste de leader.

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