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Commission d’enquête sur la drogue : les failles du contrôle à l’aéroport mises en exergue

9 janvier 2016, 06:32

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Commission d’enquête sur la drogue : les failles du contrôle à l’aéroport mises en exergue

 

L’audition de l’aviation civile, qui s'est tenue hier vendredi 8 janvier, a été particulièrement difficile, malgré la bonne volonté de toutes les parties. Ce département a été entendu par la commission d’enquête sur la drogue qui a repris le 6 janvier.

L’aéroport compte tellement d’opérateurs qu’il est difficile de déterminer les changements à apporter pour mettre un frein à l’entrée de la drogue au pays. C’est ce point qui devra être défini lors de  la prochaine séance pour que des recommandations puissent être faites dans ce secteur.

«Maurice étant une île, il n’y a que deux moyens par lesquels la drogue accède au pays : l’air et la mer. Nous nous concentrons sur les deux», a expliqué le travailleur social et commissaire Sam Lauthan après la séance d’hier.

Pour avoir une meilleure compréhension du fonctionnement de tous les opérateurs, une visite de l’aéroport est prévue par le Chairman de la commission, Paul Lam Shang Leen et les assesseurs. «Sans aller sur place, nous ne pourrons pas savoir s’il existe des failles et à quel niveau elles se situent

Sam Lauthan souligne qu’il est impératif de «moderniser nos moyens de contrôle». Et d’expliquer : «Les trafiquants sont toujours à la pointe de la technologie et innovent tout le temps. Si nous voulons y mettre un frein, nous devons nous équiper aussi.»

C’est dans cette optique, ajoute le commissaire, que l’apport des opérateurs de l’aviation civile sera important. «Ce sera suivant leurs dires que nous ferons des recommandations pour renforcer la sécurité et le contrôle à l’entrée au pays.»

L’aviation civile est la dixième instance à être auditionnée par la commission d’enquête. Cette dernière a eu une séance, jeudi, avec les officiers du ministère de la Pêche. Cette séance s’est heurtée aux mêmes difficultés.

Les officiers ont affirmé que leur rôle ne se limite qu’à la traque de la pêche illicite. Les dépositions contiennent de larges extraits du rapport des Nations Unies sur la drogue, publié en 2015. Ils font mention de la manière dont les trafiquants utilisent des pêcheurs pour le trafic humain, le trafic d’armes et la piraterie. Et l’océan Indien n’y serait pas étranger. Or, indique une source, «ils (NdlR : les officiers) doivent prendre conscience du fait qu’ils ne doivent pas se limiter à la pêche illicite.»

Jusqu’à présent, les instances qui ont déposé sont l’Anti Drug and Smuggling Unit, les officiers de la prison, les pharmaciens, la Cargo Handling Corporation Limited, la Mauritius Post, la Docks Section, la Tourism Authority, les officiers de l’IT Section du ministère de la Technologie, le département des bois et forêts et les Police Medical Officers. La commission reprendra les auditions le mercredi 20 janvier.

 

 

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