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Le directeur de la STC : «Pas en faveur d’une baisse des prix des carburants»
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Le directeur de la STC : «Pas en faveur d’une baisse des prix des carburants»
Le prix du carburant sera-t-il revu une nouvelle fois à la baisse ? Depuis mercredi, le cours du pétrole a dégringolé à des niveaux jamais atteints depuis 12 ans à New York ($ 32,10 le baril) et depuis 11 ans à Londres ($ 34,23).
En attendant d’être fixé à la prochaine réunion du Petroleum Pricing Committee (PPC), qui se réunira avant la fin du mois, un professionnel du secteur affirme que cette chute du cours du pétrole occasionnera d’importants gains pour la State Trading Corporation (STC), notamment.
«Si l’on garde la même structure de prix de la STC que celle appliquée en novembre, en maintenant le prix de référence de $ 485 la tonne, mais en changeant le CIF (le prix que la STC paye à Maurice – le prix publié par Platts ajouté à l’assurance et au fret), on devra voir une baisse de Rs 2,25 par litre d’essence», soutient-il.
Cependant, Rajanah Dhaliah, directeur de la STC, n’est pas en faveur d’une nouvelle baisse des prix. Même s’il précise que cette décision est la prérogative du PPC. Pour lui, c’est «business as usual» en dépit de la chute du cours du pétrole. Il explique que quand le Petroleum Pricing Mechanism (PPM) a été revu en novembre suivant une décision du Conseil des ministres, ils avaient considéré que le prix continuerait à «faire du yoyo suivant la logique de ce qui se passe sur le marché mondial».
Avec la révision du PPM, un compte connu comme le Price Stabilisation Accounts a été mis en place. «Tout surplus va dans le compte et tout besoin est puisé de ce compte. Les réserves sont en train de diminuer et pas à la vitesse qu’on avait prévue. Ce qui est une bonne chose», affirme Rajanah Dhaliah.
Par ailleurs, il déclare que la STC a accueilli trois livraisons de white oil depuis novembre, soit après la dernière révision du prix de l’essence et du diesel. La dernière remonte au 24 décembre.
Pour sa part, Ashit Gungah, ministre de l’Industrie et du commerce, a simplement déclaré hier, que la décision de revoir le prix du carburant relève du PPC. Pourtant, lors d’une Private Notice Question à l’Assemblée nationale le 15 septembre, le ministre avait affirmé qu’avec la nouvelle formule du PPM «the price fluctuation, be it increase or decrease, will be clearly répercuté on the population and everything will be done in the interest of the population».
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