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Raj Hemansing Prayag, nouveau président du Mauritius Oceanography Institute: «Je n’ai pas de couleur politique»

2 novembre 2015, 08:52

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Raj Hemansing Prayag, nouveau président du Mauritius Oceanography Institute: «Je n’ai pas de couleur politique»

Il a été nommé au Mauritius Oceanography Institute en février. La priorité de Raj Hemansing Prayag? Faire de l’institut un «instrument utile et unique au service de Maurice».

 

Votre nomination est-elle une récompense pour avoir été actif lors des dernières élections ?

Non, pas du tout. Je ne suis pas partisan. Je n’ai pas de couleur politique. Depuis février, j’ai été nommé comme membre au Mauritius Oceanography Institute (MOI). Je suis ingénieur et je viens au MOI pour y apporter mon expertise. Les gens ont parlé de moi. Ils avaient du mal à trouver quelqu’un pour mener à bien leurs projets.

 

En tant qu’ancien directeur de l’Environnement, quelle expertise pensez-vous amener au MOI ?

Précisons d’emblée que je suis un technicien qui est au service de son pays. Je ne fais pas de la politique. Quand mon pays a besoin de moi, je réponds présent sans aucun motif ultérieur. Ma priorité serait de faire du MOI un instrument utile et unique au service de Maurice.

 

Nous ferons des recherches appliquées sur des thèmes spécifiques en vue d’une exploitation durable de nos ressources, des lagons et des mers, ce qui facilitera un investissement sain. Et créera de l’emploi pour les Mauriciens.

 

Comme je suis technicien, je maîtrise les sujets de recherche touchant les mers. Cette connaissance générale de l’environnement acquise sur une période de 25 ans me permet de maîtriser tout ce qui touche de près ou de loin à la gestion des océans. Étant membre du conseil de gestion du MOI depuis février, je dirais avec humilité que je maîtrise bien les objectifs, la mission et le rôle du MOI dans le développement durable de notre République. J’ai une carrière de 50 ans. J’ai un «track record» pour mon professionnalisme et pour donner des résultats escomptés.

 

Justement, parlez-nous de votre parcours.

À partir de 1990, j’ai occupé les fonctions de directeur du département de l’Environnement. En tant que tel, j’ai participé activement à la conférence «Earth Summit» en 1992 à Rio, à la signature des Conventions sur le changement climatique et de la biodiversité. J’ai d’ailleurs été le premier au monde à avoir préparé la première ébauche du Barbados Programme of Action, qui a fait le tour des îles pour une consultation élargie et consensuelle avant son adoption à la Barbade en 1994.

 

De 1998 à 2002, j’ai officié comme directeur d’un projet régional financé par la Banque mondiale et géré par la Commission de l’océan Indien pour la préparation des plans de lutte contre les déversements des hydrocarbures pour les îles des Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles.

 

De 2008 à 2013, j’ai été le responsable d’un autre projet régional financé par la Banque mondiale pour la création d’une autoroute maritime (une première au monde) dans le canal de Mozambique.

 

Avez-vous déjà fait un premier bilan du travail de votre prédécesseur?

Le MOI a besoin d’une nouvelle impulsion, une nouvelle direction, un programme de recherche adapté à la réalité mauricienne. Le challenge est là et nous devrions mettre les bouchées doubles pour atteindre nos objectifs. L’État compte beaucoup sur l’économie bleue, qui a un fort potentiel en termes de créationd’emplois et le MOI veut participer au développement de ce secteur.

 

Quelles sont vos priorités pour le MOI ?

Nous devons préparer notre feuille de route (Master plan) sur les moyen et long termes. Nous allons faire des recherches pour soutenir les activités économiques de Maurice. Nous allons également revoir la stratégie de recherche. Nous allons emménager à Albion dans nos nouveaux locaux adaptés à la recherche.

 

On reproche à votre prédécesseur d’avoir défié l’autorité du ministre Prem Koonjoo. Il y aurait aussi eu des différends entre lui et les membres du MOI. Quelle approche comptez-vous adopter ?

La mission du MOI est claire et nette. Les rôles des uns et des autres sont bien définis dans la loi. Je suis et ai toujours été un «team man». Je vais diriger l’équipe de scientifiques. Je suis confiant qu’ensemble, nous allons relever les défis du futur.

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