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Écosystème: Malikah Wachill, défenseur des chauves-souris
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Écosystème: Malikah Wachill, défenseur des chauves-souris
Enfant, elle s’intéressait aux plantes et aux animaux. Aujourd’hui, âgée de 26 ans, elle a lancé une pétition contre l’abattage des chauves-souris.
La décision du gouvernement d’abattre les chauves-souris est trop radicale, selon elle. Raison pour laquelle Malikah Wachill, qui fait une maîtrise en protection des espèces en danger, a lancé une pétition contre la décision de l’État. À ce jour, elle a recueilli 7 500 signatures. Rencontre.
Enfant, elle préférait déjà les documentaires sur les animaux aux films d’animation. Elle avait pour habitude d’accompagner sa mère qui travaillait au ministère de l’Environnement. Les plantes et les animaux étaient ce qui l’intéressait plus que tout. Une passion pour la nature qui n’a fait que se renforcer au fil des années. D’ailleurs, son modèle est la présidente de la République et botaniste Ameenah Gurib-Fakim.
Ses études secondaires, la jeune femme de 26 ans les commence au Pamplemousses SSS pour les finir au collège Droopnath Ramphul. Ses résultats en poche, c’est tout naturellement qu’elle se tourne vers des études en science de la vie et de la terre. Une bourse d’études lui permet de faire sa licence en 2009 à l’université Bordeaux 1, en France. Son but : «Je veux être biologiste. Pour moi c’est le métier le plus noble qui existe car on sauve des vies que les humains ont tout fait pour détruire », répond d’embléeMalikah Wachill.
«Comme stage de fin d’études, j’ai choisi de venir à Maurice travailler avec la Mauritian Wildlife Foundation sur les pigeons roses. Ce stage était plus que révélateur et je me suis dirigée vers une maîtrise en protection des espèces en danger à l’université de Nottingham Trent. Je suis rentrée à nouveau à Maurice en juin pour faire mon mémoire»,explique l’activiste.
«Pour mon mémoire de maîtrise, j’ai choisi de mener une étude sur l’attitude des locaux envers les chauves-souris, qui est complémentaire aux études scientifiques faites sur les vrais dégâts que causent ces mammifères. Cela, en vue de résoudre le conflit humains-animaux qui existe actuellement à Maurice.»
C’est une fois son mémoire complété qu’elle apprend ce que réserve le gouvernement aux chauves-souris. Maîtrisant bien le sujet, elle fait de la lutte contre l’abattage des chauves souris son cheval de bataille. «Je suis surprise que le gouvernement prenne une décision aussi radicale sans considérer toutes les études scientifiques qui ont été faites. Ce sont des animaux extraordinaires et incroyablement beaux», déplore la jeune femme.
Son étude sur le mammifère montre que 80 % des Mauriciens ont soit une attitude positive soit une attitude neutre sur les chauves-souris et que plus de 90 % de la population sont contre l’abattage d’animaux. Elle soutient que les résultats d’une étude en cours démontrent que les chauves-souris ne font pas plus de 11 % de dégâts aux litchis et aux mangues. Elle est d’avis que pour contrôler les chauves-souris, il faut placer des filets.
En attendant de faire entendre sa voix et celle des milliers de signataires de la pétition, Malikah Wachill continue de mener son combat.
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