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Animaux domestiques : l’amour n’a pas de prix

11 octobre 2015, 08:53

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Animaux domestiques : l’amour n’a pas de prix
Plus que des compagnons, ils sont considérés comme des membres de la famille à part entière. Toutefois, les animaux domestiques nécessitent un traitement qui peut peser lourd dans le budget.
 
Cheval, poisson, perroquet, chien… Les animaux de compagnie deviennent de plus en plus populaires à Maurice. Le nombre grandissant d’animaleries à travers le pays ou encore les journées d’adoption organisées par des associations qui s’occupent du bien-être des animaux en témoignent… Mais combien coûtent ces animaux ? Quel est le budget nécessaire pour s’en occuper? En cette semaine mondiale des animaux, l’express a fait le tour de la question.
 
Parmi les animaux les plus coûteux, l’on retrouve le cheval. Et pourtant, la majorité des chevaux qui ont trouvé un propriétaire sont davantage d’anciens chevaux de courses à la retraite. C’est le Retired Horses Committee du Mauritius Turf Club qui s’occupe de l’adoption de ces équidés. Moira Van Der Westhuizen, présidente de Protection of Animals Welfare Society (PAWS), en possède cinq, dont quatre sont d’anciens chevaux de courses qui allaient être euthanasiés.
 
 
Moira Van Der Westhuizen garde ses chevaux dans une écurie à Mon-Choisy. Il est important pour les propriétaires de chevaux de posséder un endroit assez spacieux et adéquat pour leur entretien. Cela coûte combien l’entretien de ces bêtes ? «Pour la nourriture, la litière et le palefrenier, il faut compter autour de Rs 12 000 à Rs 15 000 par cheval et par mois», avance la présidente de PAWS. Et à cela s’ajoutent les frais de vétérinaire.
 
Moira Van Der Westhuizen souligne qu’il n’est pas à la portée de tous de posséder un tel animal car les dépenses qui y sont liées sont importantes. Dans la foulée, elle explique qu’un cheval est incapable de prendre soin de lui-même. «Si on le compare avec un chien, par exemple, ce dernier est bien plus capable de se débrouiller seul. Un cheval a, lui, besoin de soins et s’il ne les reçoit pas, il risque de mourir», fait-elle ressortir.
 
Les oiseaux à bec crochu ont également la cote chez les passionnés d’animaux. Perroquets, cockatiels ou encore lovebirds séduisent les petits et les grands. Un ara, perroquet d’origine sud-americaine, peut facilement trouver preneur à Rs 100 000. Selon Mark Yeung, le cateau vert apprivoisé coûte, lui, autour de Rs 4 000 alors que le prix du cockatiel tourne autour de Rs 3 000. Les lovebirds se vendent, pour leur part, à environ Rs 2 000.
 
Malgré leur prix élevé, ces volatiles ne nécessitent pas de traitement régulier chez le vétérinaire. De plus, la livre de graines mixtes coûte environ Rs 50. Le prix de la nourriture pour poisson se situe aussi dans ces eaux-là. Il faut compter Rs 100 par mois pour les repas. Ce qui contraste avec le prix que certains amoureux de poisson sont prêts à débourser pour s’offrir une espèce rare.
 
Mark Yeung, propriétaire de Mark’s Aquarium à Baie-du-Tombeau, connaît bien ce domaine. Parmi ses poissons les plus coûteux, il y a les Arowanas argentés et rouges. Il en possède une espèce qui a déjà trouvé preneur à Rs 60 000. «Plus le poisson est rare et plus il y a de demande, le prix augmentera», indique-t-il. Et d’ajouter que d’autres espèces peuvent coûter jusqu’à Rs 3 000 l’unité.
 
Quid du prix de l’aquarium ? Mark Yeung précise qu’à partir de Rs 1 500, un client peut s’offrir un aquarium et les équipements basiques qui vont avec, c’est-à-dire la pompe, le filtre et même le cycle azotique. Celui-ci est un cycle qui décrit comment des bactéries sont injectées dans l’eau pour créer un microsystème qui permettra, entre autres, de réduire le taux d’ammoniaque dans l’eau.
 
L’ammoniaque est une des substances produites par les rejets du poisson. Si la dose est importante, cela peut être fatal au poisson. Cependant, Mark Yeung rassure : l’entretien d’un poisson ne coûte pas énormément d’argent.
 
L’entretien est important pour Krisshen Appadoo, propriétaire d’un rottweiler nommé Blue. Il avoue avoir un budget qui oscille autour de Rs 10 000 par mois pour sa chienne. «Une alimentation saine est importante. Blue est nourrie de croquettes variées le matin. Le soir, nous lui donnons du riz et de la viande», explique ce Portlouisien.
 
Pour les croquettes «de qualité» seulement, il faut compter Rs 4 500 par mois. S’ajoutent à cela le coût de la viande et du poulet, les jouets et les frais du vétérinaire pour des visites régulières. Et sans oublier le prix d’achat du chien qui se situe autour de Rs 25 000. «N’importe quel chien nécessite des soins, pas uniquement les chiens de race. Blue fait partie de notre famille, elle vit avec nous», fait ressortir Krisshen Appadoo. Et d’ajouter qu’il est «dommage» que certaines personnes continuent toujours de donner leurs restes de nourriture aux chiens. Pour lui, avoir un chien représente une dépense à ne pas négliger. Et ceux qui n’en ont pas les moyens ne devraient pas en avoir. «Trop de chiens sont achetés ou adoptés et ensuite abandonnés dans la rue. Heureusement que la jeune génération a une attitude différente face à ces animaux exceptionnels.»

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