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Gare de Curepipe: ses «degs» de briyani saisis, elle réclame Rs 200 000 de dommages
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Gare de Curepipe: ses «degs» de briyani saisis, elle réclame Rs 200 000 de dommages
Bibi Mariam Camall-Saïb se dit victime des caprices de la police. À trois reprises, les officiers de Curepipe ont saisi ses degs de briyani, destinés à la vente, dit-elle. N’en pouvant plus, elle a fait servir, mercredi 16 septembre, une mise en demeure à l’État, au commissaire de police et à l’inspecteur Peroomal leur réclamant conjointement des dommages de Rs 200 000.
La dernière confrontation avec la police remonte au 25 août 2015. La plaignante relate que, vers 13 h 30, des officiers ont saisi son deg contenant 40 portions de briyani à la gare de Curepipe. Elle aurait aussi été malmenée et a dû suivre un traitement à l’hôpital.
Dans un affidavit rédigé par Me Y.W. Manoj Appado, avoué, la marchande indique également que le 2 août, vers 16 h 10, des policiers en civil étaient venus à la gare routière de Curepipe, ordonnant aux marchands ambulants ainsi qu’à elle-même de «lev pake ale». Ils auraient accusé elle et son mari de vendre de la drogue, dit-elle, avant de saisir son deg de briyani. Elle soutient aussi qu’ils paraissaient sous l’influence de l’alcool.
La plaignante indique que pendant le ramadan, les policiers avaient aussi saisi le deg de briyani et trente portions. Suite à cette saisie, elle a été placée en détention au poste de police de Curepipe. Bibi Mariam Camall-Saïb dit être constamment harcelée et humiliée par la police de Curepipe, d’autant que les degs et le briyani ne lui ont pas été restitués jusqu’à présent. Elle a retenu les services de Me Ericson Mooneapillay, avocat.
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