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Zoom sur… Mardaymootoo et Sophie : deux sentinelles en mode guerrier
31 juillet 2015, 07:49
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Zoom sur… Mardaymootoo et Sophie : deux sentinelles en mode guerrier
Ils savent ce qui les attend à l’île de la Réunion. Mais sont prêts à relever le défi. A quelques heures du départ pour île sœur, les deux soldats Fabrice Mardaymootoo et Gino Sophie, employés de la Sentinelle, nous partagent leurs pensées avant d’aller livrer bataille.
On savait que Fabrice Mardaymootoo – graphiste de profession – était un artiste dans l’âme. Mais sa passion pour le sport et plus particulièrement pour le handball donne aussi de lui l’image d’un guerrier. «Dans ma tête, je suis prêt. Avec mes coéquipiers, on va pour jouer et gagner. On va au combat», dit-il avec émotion. Sélectionné pour la première fois pour les Jeux des îles dans la sélection masculine de handball, le sociétaire du Curepipe Starlight depuis 2011 est préparé à «donner des coups mais aussi à en encaisser». Courageux mais non téméraire, Fabrice Mardaymootoo sait qu’il ne peut penser autrement. Comme il le dit si bien lui-même, il est dans le «groupe de la mort», celui-là même où se trouvent les sélections de Mayotte et de Madagascar, deux équipes au jeu égal et qui jouent très bien. «Cela se jouera – dans les deux cas – dès les premières minutes ; on doit leur faire comprendre que ce ne sera pas facile», ajoute-t-il.
Fabrice Mardaymootoo, 26 ans, est fier de faire partie de la sélection mauricienne 17 ans après celle qui avait participé aux 5e JIOI en 1998. Toutefois, en signe de reconnaissance à ses aînés, il a une pensée particulière pour Burty Caramsing, l’entraîneur national de handball. En effet, c’est bien ce dernier qui avait occupé le poste de capitaine de l’équipe de handball à l’île sœur cette année-là. On peut en déduire que notre première sentinelle bénéficiera du vécu de son coach sur le sol réunionnais.
En parlant d’expérience, celle-ci est un atout maître chez Gino Sophie, joueur évoluant au poste de pointu dans la sélection mauricienne de volley. Il ne considère pas son âge – 36 ans – comme un handicap. Au contraire, pour lui, c’est un avantage que lui et ses autres coéquipiers trentenaires – à l’instar de Gilbert Alfred, Stéphane Moonisamy et Eric Louise – comptent faire bénéficier aux plus jeunes de l’équipe. «Il faut les guider et les préparer pour après», lance-t-il.

Gino Sophie misera beaucoup sur l'expérience de son équipe aux JIOI
Travaillant au département de marketing de la Sentinelle, Gino Sophie s’y connaît en stratégie. Assistant capitaine, depuis 2013, au sein de la sélection de volley-ball, il a conscience qu’il lui faudra – à lui et ses coéquipiers sur terrain – suivre un plan spécifique pour se qualifier pour les demi-finales. «Dans notre groupe, les Seychelles seront redoutables avec leurs expatriés ; mais il ne faudra pas non plus sous-estimer les Maldives qui, de par les frottements avec l’Asie, pratiquent un beau jeu. En 2011, aux JIOI organisés aux Seychelles, elles nous avaient battu 2-3 alors que nous menions 2-0», affirme-t-il.
Au cas où les nôtres devaient jouer face à la sélection de l’île sœur, le volleyeur ne craint pas d’affronter le public réunionnais. «Là encore, l’expérience joue en notre faveur. Nous avons participé à beaucoup de compétitions en Afrique… et quand le public est contre nous, cela nous motive davantage à mieux jouer», confie-t-il d’un ton rassurant mais ferme. Mais… avant de se jeter dans l’arène, il prend le temps d’annoncer qu’il se retirera de la sélection après les JIOI 2015. «Ce sera ma dernière participation dans la sélection ; après je laisserai ma place aux autres. Mais je n’arrêterai pas de jouer au volley-ball pour autant. Je continuerai dans mon club, le Curepipe Starlight», conclut Gino Sophie.
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