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On a testé: Botteghita à Grand-Baie

22 juin 2015, 06:52

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On a testé: Botteghita à Grand-Baie

De la musique douce, des effluves de sauce italienne dans l’air, quelques bribes de conversations çà et là et le joli sourire d’une charmante hôtesse. Dépaysement total, loin des restaurants huppés, bruyants et impersonnels de Grand-Baie. À peine franchit-on l’entrée de Botteghita qu’on s’y sent à l’aise.

 

La note 7.5/10

 

Ambiance : La rue est assez calme à 19 h 45 mais nous allons vite nous rendre compte de l’importance de réserver, car toutes les tables sont déjà prises. Il faut préciser qu’il s’agit là d’un petit restaurant avec environ une dizaine de tables. Devant notre déception, l’hôtesse nous donne tout de même un petit espoir en allant vérifier que les retardataires qui ont réservé une petite table pour trois personnes comptent bien venir dîner. Coup de chance, ils annulent. La table est dressée rapidement et nous pouvons enfin nous y installer pour nous détendre.

 

En attendant de passer la commande, nous prenons le temps de laisser flâner notre regard : les tables et les chaises en bois, les feuilles de palmier séchées fixées à la structure qui surplombe la varangue, apportant au lieu un cachet rustique, chaleureux et surtout très agréable. Le décor ? Simple et authentique : des tableaux, des boîtes de pizza empilées, des bouteilles de vin, entre autres, sont exposées.

 

 

À peine audible, la musique de fond nous permet de discuter sans gêne aucune et d’apprécier cette soirée détente.

 

Service : Un sourire du jeune homme venu prendre notre commande n’aurait pas été de trop, mais la charmante jeune femme qui nous présente et nous explique le menu du jour dans un français teinté d’un fort accent italien suffit à nous mettre à l’aise. Nous avons un peu de mal à la comprendre au départ, mais nous saisissons l’essentiel. C’est ce qui compte. Quelques minutes passent et c’est le serveur boudeur qui revient pour la commande des boissons et pour nous présenter la carte des vins que nous parcourons avec enthousiasme. Vins italiens, vins français et sud-africains, entre autres, sont disponibles mais notre choix est fait ; une bouteille de pinot noir et un jus d’orange pressé feront l’affaire. Nous notons qu’une entrée nous est offerte gracieusement : de la bruschetta au fromage et au pesto.

 

Repas : La carte offre un large choix de plats, ce qui rend notre tâche difficile. Finalement, nous arrêtons notre choix sur de la pizza sous le regard impatient du serveur qui, j’avoue, n’est pas très agréable. Après tout, qu’y a-t-il de plus italien qu’une bonne pizza ?

 

 

Au bout de quelques minutes, nous nous mettons d’accord sur une calzone ; une pizza repliée, fourrée à la mozarella, au poulet, au poivron et aux olives et après maintes considérations, finalement un «Maialina». Celle-ci est une pizza à la tomate, mozarella et un mélange de charcuterie de la Toscane.

 

Peu après, les plats arrivent et nous sommes étonnés de constater que la calzone peut, à elle seule, rassasier trois affamés. Elle est suivie de la Maialina, qui paraît encore plus impressionnante de par sa taille.

 

C’est un collègue qui se charge de la découpe. À la première bouchée, on sent tout de suite que les ingrédients sont frais, tout comme la pâte. Même la sauce à la tomate, qui servait de décoration, a le bon goût d’une sauce avec de vraies tomates, pas celle que l’on peut trouver sur les étagères du supermarché. La cuisson est parfaite ; le poivron, croquant, se mariant à merveille avec la saveur du poulet.

 

La pizza est exquise. Pâte fraîche, sauce tomate bien dosée et charcuterie qui ne vient visiblement pas des rayons surgelés… un pur bonheur. Ceci étant dit, nous aurions préféré une véritable huile d’olive et non l’huile industrielle en spray.

 

Prix : Deux pizzas, une bouteille de pinot noir et une entrée gratuite, pour Rs 2 100, c’est correct.

 

Prochaine visite : Nous y retournerons certainement pour goûter les pâtes proposées. Peut-être même lors d’une des soirées live.

 

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