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Népal: «Il y a toujours des corps ensevelis sous les débris», dit le Dr Mahadewoo
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Népal: «Il y a toujours des corps ensevelis sous les débris», dit le Dr Mahadewoo
«Lasituation est très compliquée sur place.» Et selon le Dr Rajah Mahadewoo, qui a fait le déplacement au Népal, suivant le tremblement de terre qui a frappé ce pays le samedi 25 avril. «Même dans la capitale, il y a des bâtiments qui doivent encore contenir des corps…» Il devait être rejoint, cette semaine, par l’équipe constituée par Morysien San Frontyer (MSF) pour prêter main-forte aux victimes. Sauf que celle-ci a dû abandonner sa mission, en raison de l’indisponibilité de vol.
Entre-temps, le Dr Mahadewoo raconte que beaucoup reste à faire. Car une semaine après la catastrophe naturelle, l’État népalais peine à organiser les secours. D’où la nécessité de former d’autres personnes sur place. Tâche à laquelle s’attelle le Dr Mahadewoo.
S’il soigne des blessés sur place, il forme, en effet, une équipe de secouristes népalais qui poursuivront le travail après son départ. Actuellement, celle-ci comprend 20 personnes. «Je me concentre sur les faubourgs de la capitale, car ce sont des endroits qui sont encore difficiles d’accès.»
D’autres secousses ressenties
L’équipe du Dr Mahadewoo se déplace à moto et à pied. «Contrairement aux victimes du centre-ville, ces gens ont des maladies qui se sont aggravées au fil des années. Loin de la ville, ils n’avaient pas accès aux soins. Avec ce drame, ils sont devenus encore plus vulnérables.»
Mais le plus inquiétant, poursuit le Dr Mahadewoo, c’est que «les secousses continuent». Ce week-end notamment, pas moins de cinq secousses ont été ressenties. Selon le Dr Mahadewoo, si le mauvais temps s’invite, cela va grandement handicaper le travail des secouristes sur place. Sans compter que d’autres problèmes se profilent, comme la pénurie d’essence qui limitera le déplacement des secouristes.
Besoin de dons directs
Quid des aides financières? Pour cet artiste qui s’était rendu au Népal pour une exposition, celles-ci ne seraient pas la meilleure façon… d’aider. «La distribution d’argent a toujours été une source de discorde ici, et ce, par manque de traçabilité, affirme-t-il. Le meilleur moyen d’aider reste le don directement aux particuliers ou encore, le don de vivres et autres commodités dont la population a besoin actuellement.»
Quant à MSF, à défaut de pouvoir se déplacer, ce groupe a décidé de faire une collecte de tentes et de médicaments pour aider les équipes déjà sur place.
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