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Compensation salariale: Bérenger inquiet; Lutchmeenaraidoo rassure
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Compensation salariale: Bérenger inquiet; Lutchmeenaraidoo rassure
«Le prochain budget ne comportera aucune taxe additionnelle qui va affecter le pouvoir d’achat.» Le ministre des Finances s’est voulu rassurant lors de la rentrée parlementaire de ce lundi 22 décembre. Vishnu Lutchmeenaraidoo répondait aux interrogations de Paul Bérenger quant à l’impact économique de la compensation salariale votée par les parlementaires ce lundi 22 décembre.
Le chef de l’opposition a voulu savoir si ces deux mesures ne découleraient pas uniquement d’un besoin électoral, et si celles-ci seront renouvelées chaque année. «Les expressions de Vishnu Lutchmeenaraidoo laissent à croire que cela deviendra une tendance», a-t-il affirmé.
Vishnu Lutchmeenaraidoo devait déclarer qu’«élection ou pas, il y a aucune démagogie dans notre volonté de rétablir le pouvoir d’achat». Et d’ajouter que «la compensation salariale est un instrument de rééquilibrage national».
Le ministre a laissé entendre que c’est le montant économisé suite à la baisse du prix des produits pétroliers, soit Rs 10 milliards, qui permetta à l’Etat de financer le paiement de la compensation salariale.
D’après le grand argentier, ce sont les réformes Sithanen qui ont causé la baisse du pouvoir d’achat. «De 2005 à 2010, Rama Sithanen a fait tout ce qu’il pouvait pour ne pas donner de compensation. Il a donné une compensation minimaliste de Rs 100 alors que le taux d’inflation était plus grave», a-t-il souligné. Des propos qui devaient susciter les réactions de Reza Uteem.
Par ailleurs, devant les soucis exprimés par Paul Bérenger, par rapport à la santé économique de certains secteurs, dont les PMEs, le tourisme et le textile, Vishnu Lutchmeenaraidoo devait indiquer que des mesures budgétaires appropriées seront prises.
Pour sa part, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth a déclaré qu’«on est là pour redresser l’économie du pays et qu’on va le faire. On l’a fait dans le passé, dans de pires situations. On a pris l’engagement. On croit en ce qu’on fait».
Le Parlement a été prorogé au 27 janvier 2015.
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