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Révision judiciaire: Nivedita Nathoo l’emporte face à la Tourism Authority

13 novembre 2014, 04:43

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Révision judiciaire: Nivedita Nathoo l’emporte face à la Tourism Authority

Les efforts de Nivedita Nathoo ont payé. La Cour suprême a hier, mercredi 12 novembre, accepté sa demande de révision judiciaire. La directrice de Surya Spa avait contesté la décision de la Tourism Authority d’accorder une seconde licence à l’hôtel Victoria pour un spa. Alors qu’elle y opère un déjà.

 

C’est l’année dernière que Nivedita Nathoo a appris que la Tourism Authority a accordé une deuxième licence à l’hôtel Victoria pour un autre spa. Pour elle, c’est «du jamais-vu dans le monde». Craignant pour son business, elle s’est donc tournée vers la Cour suprême. La motion a été présentée le 6 février 2013.

 

La demande de judicial review a été faite sur plusieurs points. NiveditaNathoo a expliqué que la licence octroyée est injuste, irrationnelle, contradictoire avec la politique  en usage et de ce fait déraisonnable. Les juges Bobby Madhub et Abdurafeek Hamuth en ont cependant retenu seulement deux : l’aspect d’injustice et l’irrégularité procédurale.

 

Une première opposition s’était posée autour du délai prescrit pour ce type d’application, à savoir trois mois à partir de la date de la revendication. Bien que la Tourism Authority ait décidé d’accorder la licence le 17 août 2012 et que ce document ait été octroyé le 9 octobre 2012, Nivedita Nathoo, représentée par Me Raymond d’Unienville, Queen’s Counsel, a expliqué que ce n’est qu’en janvier 2013 qu’elle a pris connaissance de cette licence dans la revue Beachnews December 2012.

 

Sollicitée pour une déclaration hier au téléphone, Nivedita Nathoo a affirmé être «contente de finalement voir la lumière au bout du tunnel». Selon ses dires,  c'est «un cas flagrant que les promesses de démocratisation de l’économie ne fonctionnent pas».

 

En effet, la directrice de Surya Spa se bat depuis 2002 contre l’hôtel Victoria. Cette année-là, elle s’est vu interdire l’accès au salon de beauté qu’elle y louait depuis sept ans. Elle a poursuivi l’établissement hôtelier et a obtenu gain de cause, la cour l’ayant autorisée à poursuivre ses activités.

 

La directrice de Surya Spa indique qu’à cause de l’injustice dont elle a été victime, son chiffre d’affaires a chuté de 80 %. Elle dit espérer que justice lui sera rendue.

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