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Licenciement à la NEF: le ministère du Travail pas au courant
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Licenciement à la NEF: le ministère du Travail pas au courant
Ziyad Goomany a été remercié par la National Empowerment Foundation (NEF). Accusant celle-ci de l’avoir renvoyé parce qu’il a assisté à une réunion politique, il a rapporté cette affaire au ministère du Travail. «J’ai rapporté l’affaire au ministère du Travail, lundi, et je dois me rendre à une réunion demain (NdlR, jeudi 16 octobre) là-bas, en présence du directeur des ressources humaines de la NEF», nous a-t-il confié.
Plusieurs ex-employés de la NEF ont déclaré que le département des ressources humaines de cette institution les harcèle à cause de leur couleur politique. L’express a interrogé Shakeel Mohamed quant à ces allégations. Le ministre du Travail a répondu qu’il n’est pas au courant de cette affaire: «Je n’ai pas connaissance de ce dossier mais les personnes concernées doivent se rendre au ministère du Travail et rapporter l’affaire. Si cela s’avère, l’affaire ira en cour», a-t-il affirmé. En effet, pour que le ministère du Travail enquête, il faut d’abord qu’une plainte soit déposée.
Parmi les ex-employés qui dénoncent l’attitude du département des ressources humaines de la NEF, se trouve Regina Maudar, une ancienne Community Field Executive. «On m’a aperçue dans une réunion de l’alliance Lepep, il y a quelques semaines, et le département des ressources humaines m’a envoyé une lettre pour me réclamer des explications quant à ma présence à cette réunion. Si je ne donnais aucune explication, je serais licenciée», raconte-t-elle.
Elle ajoute qu’elle a rédigé une lettre en réponse à celle de la NEF. «J’ai indiqué que nous sommes dans un pays démocratique et que j’ai assisté à cette réunion pour écouter et m’informer.»
L’ancienne Community Field Executive n’aurait reçu aucune réponse à son courrier. Mais quelques heures plus tard, son téléphone portable qui se trouvait sur son bureau aurait disparu. Selon elle, son appareil aurait été volé dans le but d’avoir accès à ses contacts.
Regina Maudar déclare que cette situation l’a beaucoup affectée et qu’avec la pression, elle a commencé à avoir des soucis médicaux. «Finalement, après quatre années de service, j’ai donné ma lettre de démission.»
Ne pouvant plus supporter la pression, le fils de Marlène Madron a aussi démissionné de son poste. «Mon fils se chargeait des constructions, mais il n’en pouvait plus de cette pression et a quitté son travail. J’ai demandé à rencontrer le directeur des ressources humaines et ce qu’il m’a dit m’a choquée.» Selon elle, il aurait mêlé la politique à cette affaire : «Il m’a dit que c’est Xavier-Luc Duval qui a recruté mon fils, mais que l’ancien ministre des Finances n’est plus un membre du gouvernement à présent.»
La National Empowerment Foundation s’explique
La NEF, dans une correspondance adressée à Mme Regina Maudar, en date du 24 septembre , avait invité cette dernière à soumettre des explications quant à sa participation active et partisane dans des réunions et autres activités purement politiques, conformément à son HR Manual. La NEF soutient qu’elle n’a jamais menacé Mme R. Maudar de licenciement.
Dans une lettre adressée à la direction de la NEF en date du 2 octobre, Mme R. Maudar a soumis sa démission de la fondation de son plein gré.
A aucun moment, Mme R. Maudar a informé la direction de la NEF de la disparition de son portable.
Quant à M. Stéphane Madron, il s’est absenté du travail du 27 août au 10 septembre 2014 sans donner signe de vie. Malgré les différentes tentatives de la NEF d’entrer en contact avec M. Stephan Madron, ce dernier est resté injoignable. Ce qui constitue une rupture de contrat de sa part. Quant à sa mère, Mme Marlene Madron, elle a approché le HR Manager pour soutenir sa demande d’une maison sociale qui était déjà sous considération. Le reste n’est que pure invention. J’invite donc M. Raj Meetarbhan à venir parler aux employés de la NEF pour savoir s’ils sont persécutés ou harcelés pour des raisons politiques ou autres.
Kadress R. CHEDUMBARUM PILLAY
Chairman de la NEF
Note de la rédaction
Nous notons que le président de la NEF ne fait aucune mention du cas le plus préoccupant, celui de l’ex-chauffeur Ziyad Goomany. Ce dernier accuse l’organisme de l’avoir renvoyé à cause d’une photo parue dans la presse, alors qu’il assistait à une réunion politique.
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