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En marge de la Journée mondiale des personnes âgées: des centenaires se confient

5 octobre 2014, 14:27

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En marge de la Journée mondiale des personnes âgées: des centenaires se confient
«Est-ce qu’on se sent exclus, mis de côté? Absolument pas. Nous sentons que nous avons toujours notre place dans la famille, la société.» Tayab Roojee et Marguerite Collard sont âgés respectivement de 106 ans et 107 ans. Nous les avons rencontrés en marge de la Journée mondiale des personnes âgées, célébrée le mercredi 1er octobre. Ils parlent pêle-mêle de leur vie d’antan, de leurs occupations actuelles et de leur vision de la société.
 
«Les mentalités ont changé. Avant, il y avait une bonne entente entre les gens, plus maintenant», confie Tayab Roojee, qui acheminait la canne vers l'usine sur une charrette tirée par un boeuf. Il dit regretter «lepok lontan». Veuf, le centenaire vit chez son fils à Beau-Bassin.
 
Quel est le secret de sa longévité? Il semblerait que ce soit une question d'hérédité. En effet, la mère de Tayab Roojee a vécu jusqu’à l’âge de 103 ans, sa cousine jusqu’à 110 ans et sa sœur est également entrée dans le club des centenaires. 
 
La mémoire de Marguerite Collard, qui réside à Curepipe, n’a pas pris une ride. Elle se souvient, comme si c’était hier, du jour où elle a rencontré son grand amour et de la demande en mariage de celui-ci. Elle était âgée alors de 30 ans. La maladie a fini par les séparer, emportant son «amoureux», confie-t-elle.
 
«Avan nou ti kwi manze lor dibwa ek nou ti pe manz di riz dan dithe», raconte-t-elle. Petite, poursuit-elle, elle n’avait que deux robes, une pour les grandes occasions et «enn rob lacaz», qu’elle lavait tous les jours et remettait presque aussitôt, bien que celle-ci n’était pas complètement sèche. «Mo enkor senti sa freser la lor moi»,  dit-elle un tantinet nostalgique                          
 
Aujourd’hui, elle partage son temps entre ses feuilletons préférés à la télévision et à observer le va-et-vient des gens  dans la rue. Tayab Roojee dévore, quant à lui, les journaux. «Nous avons surtout notre famille, tous ont fait en sorte que nous ne nous sentions pas comme un poids pour eux», confie-t-il.

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