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Industrie sucrière: une grève illimitée se dessine pour le 12 novembre

29 septembre 2014, 04:38

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 Industrie sucrière: une grève illimitée se dessine pour le 12 novembre

Les syndicats de l’industrie sucrière vont se mettre en grève d'une durée illimitée à partir du 12 novembre prochain. C’est l’une des motions votées, hier, par l’assemblée des délégués du Joint Negotiating Panel (JNP). Ils étaient réunis au centre social Marie-Reine-de-la-Paix, à Port-Louis.

 

Le vote en faveur d’une grève dans l’industrie sucrière débutera le 20 octobre pour prendre fin le 25. Ashok Subron, porte-parole du JNP, indique que si la date des élections générales est annoncée, la date de la grève sera avancée.

 

 > Ashok Subron lors de l’assemblée des délégués du  JNP hier.

 

Toutefois, l’intersyndicale ne quitte pas la table des négociations. Le JNP a annoncé que cette semaine sera cruciale. Car, la Mauritius Sugar Producers' Association (MSPA) a jusqu’au 3 octobre pour arriver à un consensus sur la question. Les pourparlers reprennent ce matin à la Commission conciliation et médiation (CCM). Si deadlock il y a, une grève illimitée aura lieu. Le 19 septembre, les deux parties avaient accepté d’étendre le délai de négociations jusqu’à la prochaine réunion, soit aujourd’hui, 29 septembre. Le litige dure depuis sept mois.

 

À la fin des consultations, le 3 octobre, la CCM aura sept jours pour soumettre son rapport. Suivant la soumission du rapport, le syndicat disposera d'un maximum de 45 jours pour organiser la tenue de la grève. En sus, les syndicats devront en informer le ministère des Relations industrielles dix jours plus tôt.

 

Cette grève concerne les artisans, les laboureurs, les travailleurs saisonniers, des employés des raffineries de sucre et des centrales thermiques.

 

Serge Jauffret, qui représente les artisans de l’industrie sucrière, soutient qu’il n’y a aucune raison de ne pas accorder d’augmentation à ceux qui la réclame. Pour lui, les rapports financiers et la déclaration de dividendes montrent bien que les finances de certaines compagnies sucrières ne sont pas dans le rouge, loin de là.

 

Le JNP réclame une révision des salaires et des conditions de travail. Ils revendiquent une augmentation de 40 %.

 

Autre secteur, autre combat : le transport en commun. Le 8 octobre, l’Union of Bus Industry Workers  annoncera l’action syndicale qu’elle sera amenée à prendre. 4 871 des 4 924 employés de cette compagnie se sont prononcés en faveur d’une action syndicale. Le syndicat est toutefois confronté à deux options : le go slow ou la grève. Quoi qu'il en soit, toute action devrait avoir vraisemblablement lieu à la mi-octobre.

 

Les employés des propriétaires d’autobus individuels ont également approuvé une action syndicale. À ce jour, les employés des compagnies – United Bus Service, Compagnie nationale de transport, Rose-Hill Transport, Triolet Bus Service et Mauritian Bus Transport – ont tous dit OUI pour une action ferme. Ils se disent prêts à en découdre afin d’avoir leur dû.

 

Ashok Subron souligne qu’il y aura une action concertée entre les syndicats du transport, de l’industrie sucrière et du port. Une action en vue de maintenir la pression sur le ministre du Travail et la MSPA.

 

Si, d’une part, le patronat de l’industrie sucrière refuse de trouver un consensus, d’autre part, il s'avère  que le ministère de l’Emploi n'a pas l'intention de publier la grille salariale prescrite par le National Remuneration  Board.

 

 > Réaction du ministre de l’Emploi suivant les remous qui prévalent dans le transport et le sucre.

 

 

 

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