Publicité
Universités Etrangères: ces étudiants qui sortent des sentiers battus
Par
Partager cet article
Universités Etrangères: ces étudiants qui sortent des sentiers battus
La médecine, le droit, la finance... très peu pour eux. Ils préfèrent des filières encore peu exploitées et qui ne déboucheront pas forcément vers un emploi dans le pays. Ce qui compte, c’est se faire plaisir.
Parmi les centaines de jeunes Mauriciens qui vont étudier à l’étranger chaque année, il y en a quelques-uns qui se démarquent par leur choix de filière. En effet, alors qu’une très grande majorité se tourne vers des études «classiques», comme la médecine, le droit, l’ingénierie ou la finance, une poignée d’étudiants s’orientent vers une voie plus originale. Ils courent le risque de ne pas trouver d’emploi sur le marché local, mais choisissent tout de même de suivre leurs «coups de coeur» au lieu du chemin tout tracé de leurs aînés.
C’est notamment le cas de Lovena H. qui, après de brillants résultats au Higher School Certificate, s’envolera dans une semaine pour l’université de Bristol, enAngleterre, pour étudier la physique et la philosophie en licence bidisciplinaire(joint honors). «Je sais que c’est bizarre», admet la jeune fille. Mais elle explique que «ce choix est réfléchi car pour moi, la science et la philosophie sont en quelque sorte indissociables. Si on prend l’exemple du philosophe et scientifique Aristote, on voit qu’une grande partie de la science doit beaucoup aux philosophes qui se sont posé les bonnes questions.»
De plus, argue-t-elle, la philosophie est basée sur un raisonnement logique, similaire à celui de la science. Pour Lovena qui a étudié les sciences mais qui a toujours aimé la littérature, elle a fait ce choix, pas avec pour objectif final d’avoir un job, comme le dictent les mœurs mauriciennes, mais simplement pour apprendre. Les débouchés professionnels sont, pour elle, secondaires.
Darren Li, par contre, pense déjà à sa carrière. Actuellement en vacances à Maurice, cet étudiant à Exeter, en Angleterre, suit des cours d’histoire et de maths. Après son baccalauréat, il n’était pas question pour ce jeune rat de bibliothèque de délaisser l’une ou l’autre de ses deux passions. «J’ai dû beaucoup chercher pour enfin tomber sur une institution qui proposait les deux matières en même temps. Parce que je devais pouvoir faire les deux sinon j’allais vraiment le regretter.»
Ce passionné d’histoire veut absolument faire un doctorat en histoire des mathématiques. Darren explique que les maths ont toujours été fondamentales dans l’Histoire, que ce soit dans la construction d’infrastructures telles les pyramides égyptiennes et mayas, les constructions mésopotamiennes ou encore l’architecture grecque. Cependant, ce brillant jeune homme ne compte retourner au bercail que pour y passer ses vacances, car il estime que s’il veut vivre de ses passions, il lui faudra voir ailleurs.
Une autre jeune qui compte s’établir à l’étranger, c’est Yovani Umavassee. Cette demoiselle part bientôt pour l’université de Reading, en Angleterre, où elle étudiera la cybernétique, qui est un domaine axé sur la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle. Yovani, passionnée d’informatique, voulait faire quelque chose de nouveau, se démarquer de l’habituelle licence en informatique.
«La cybernétique est un des éléments les plus intéressants côté informatique et c’est un domaine qui a beaucoup d’avenir sur le marché international. Je préfère quand même cela aux filières classiques qui sont complètement saturées. J’aurais bien aimé retourner au pays après, mais je ne crois pas que j’aurai de grandes chances d’être embauchée»,confie-t-elle. Yovani se voit plutôt partir aux Etats-Unis en fin d’études pour s’épanouir professionnellement.
Publicité
Publicité
Les plus récents