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Journée mondiale du reggae: rencontre avec une figure incontournable de la «cool music»
1 juillet 2014, 17:05
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Journée mondiale du reggae: rencontre avec une figure incontournable de la «cool music»
«Le reggae est une forme de combat qui amène des solutions aux problèmes. C’est à travers cela que nous pouvons faire la révolution. Nous ouvrons les yeux des politiciens à travers le reggae.» Musique contestataire par excellence depuis sa naissance dans les faubourgs de Kingston, en Jamaïque, le reggae a conquis le monde à travers les chansons de Bob Marley, Peter Tosh, Burning Spear, Israel Vibration et bien d’autres. Bruno Raya, une des figures de proue du reggae au niveau local, a bien voulu partager ses pensées sur cette musique rayonnante à l’occasion de la Journée mondiale du reggae, fêtée ce mardi 1er juillet.
Considérée, entre autres, comme une musique de résistance face à l’intolérance, le reggae a toujours dû faire face aux préjugés, soutient-il. Le plus grand d’entre eux étant, évidemment, qu’il s’agirait d’une musique de «fumeurs de gandia». A ce sujet, l’artiste ne mâche pas ses mots. «Ce genre de commentaires provient d’intellectuels ignorants. Ils ne savent pas que le reggae peut contribuer à la société. Il y a des gens qui fument du gandia mais qui n’écoutent pas de reggae, tout comme il y a des personnes qui ne fument pas et qui l’apprécient», fait ressortir le chanteur.
Bruno Raya pense que pour combattre de tels préjugés, il est nécessaire de s’attaquer à la racine du problème : la mentalité des gens. Il faut «semer le changement pour avoir le changement», estime-t-il, et «arrêter d’ignorer les choses que nous ne connaissons pas.»
Etrangement, ce n’est pas le refrain d’une célèbre chanson au riddim puissant que l’artiste a choisi pour illustrer son propos, mais une citation célèbre d’un grand homme : Gandhi. «Be the change you want to see in the world.»
Malgré les préjugés et les difficultés rencontrés par les artistes à Maurice, Bruno Raya reste optimiste quant à l’avenir de cette musique colorée et savoureuse. Le reggae a encore de beaux jours devant lui, fait-il ressortir. D’autant plus que, savamment mixé aux rythmes locaux, le tempo tantôt binaire et tantôt ternaire du reggae permet d’innover à l’infini. Ce n’est pas Kaya qui dirait le contraire… «Les Mauriciens ont beaucoup d’intérêt pour le reggae. D’ailleurs, il n’y a qu’à constater la foule présente lors de la Nuit du Seggae, récemment», conclut le chanteur.
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