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L’Anna Medical School se défend d’avoir participé à un trafic de cadavres

16 avril 2014, 08:16

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L’Anna Medical School se défend d’avoir participé à un trafic de cadavres

«Nous n’avons jamais commandé de cadavre.» C’est ce qu’a indiqué Anoop Johri, directeur de l’Anna Medical College(AMC). Ce dernier se défend d’avoir participé à un trafic de cadavres. Le nom de l’établissement a été révélé par le ministre de la Santé, Lormus Bundhoo, lors de la PNQ hier, mardi 15 avril. Selon le ministre trois écoles de médecine, notamment le SSR Medical College, le Mauras College of Dentistry et l’Anna Medical School sont impliquées dans l’affaire de trafic allégué de cadavres.

 

Le directeur de l’Anna Medical College soutient que les étudiants qui fréquentent l’établissement ne pratiquent pas sur de vrais cadavres. Par ailleurs, selon un cadre de l’AMC, ces derniers s’exerceraient sur des mannequins en plastique. «Nous utilisons des cadavres en fibres synthétiques que nous importons d’Allemagne. Ils sont très similaires aux vrais corps et ils coûtent très cher», explique ce dernier.

 

En fait, elles sont plusieurs institutions à utiliser des mannequins en plastique pour les cours d’anatomie. A l’instar de l’université de Maurice. «Nous n’avons jamais utilisé de cadavre. Même quand nous avions démarré nos cours de medical science, avec Manchester et Newcastle, nous utilisions les mannequins de notre clinical skills lab», indique le Pr Hussein Subratty, pro-vice-chancelier academia, qui a suivi de près les cours de médecine du temps où il était le doyen de la faculté des sciences.

 

L’étudiant utilise donc des mannequins pour se familiariser avec certaines techniques de base, comme faire une prise de sang ou procéder à une réanimation. Le numéro deux de l’UoM explique qu’un mannequin suffit car les cours d’anatomie font partie du volet théorique des études de médecine en première année.

 

Alors pourquoi utiliser des cadavres conservés dans du formol ? «En Inde, chaque collège de médecine est approvisionné en cadavres à l’intention de ses étudiants», fait valoir le Dr Vinod Allgoo, président de la Government Medical and Dental Officers’ Association. «Les cadavres, ce n’est pas seulement pour les cours d’anatomie. Quand vous allez former quelqu’un à la chirurgie sur une colonne vertébrale, par exemple, on ne va pas utiliser des personnes vivantes comme cobayes, poursuit le Dr Allgoo. Et sur un mannequin, ce n’est pas la même chose, on ne retrouve pas toute la complexité des tissus humains».

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