Publicité

10 plages à redécouvrir

17 décembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Conseils Pratiques</B>

L?envie de profiter d?une belle journée ensoleillée à la plage ne doit pas faire oublier les règles élémentaires de sécurité. Il faut, surtout si vous êtes accompagnés d?enfants, identifier une zone de baignade dégagée, à l?abri des courants marins et autres dangers éventuels. Il faut également s?assurer que la zone ne soit pas infestée de poissons-pierres (communément appelés laffe laboue), de méduses ou d?oursins. Il n?est pas rare, en effet, que des baigneurs se fassent piquer par un poisson-pierre, surtout en été. Ces accidents surviennent le plus souvent dans les eaux peu profondes des lagons, en marchant sur ces poissons enfouis le plus souvent dans le sable. La piqûre de cet animal marin provoque une douleur atroce, qui atteint rapidement tous les membres. L?envenimement peut, quant à lui, entraîner des symptômes de malaise, des difficultés respiratoires aiguës, et exceptionnellement, des décès. Il ne faut toutefois pas céder à la panique. En cas de piqûre, alertez le Service d?aide médical d?urgence (Samu) qui prodiguera les premiers soins, avant que le patient ne soit pris en charge à l?hôpital. Un sérum adapté sera alors injecté à la victime qui devrait se remettre rapidement.

<B>La Plaine</B>

Ce nom lui va bien car pour y avoir accès, il faut traverser un terrain de foot. Pour s?y rendre, mieux vaut passer par le rond-point de Pointe-aux-Canonniers en prenant la route côtière qui longe l?hôtel Le Canonnier et qui bifurque à droite. La route, pas toujours carrossable, passe devant le poste de police de la localité. Attention, la voie d?accès à la plage prend l?automobiliste par surprise. Elle se trouve au début d?un virage sec et son entrée peut être facilement confondue avec celle d?une propriété privée. La « plage La Plaine » n?offre pas les mêmes facilités que d?autres plus connues. Pas de bandes de sable fin qui vous chatouille les pieds et la présence de coraux n?invite pas à la baignade. Comme son entrée, La Plaine est une sorte de fenêtre qui donne sur l?océan. Et c?est une bouffée d?air qui accueille le visiteur. En face, des vagues qui déferlent à un rythme régulier. La présence d?un arbre communément appelé « coqueluche », au feuillage bien fourni, offre une véritable protection contre le soleil et assure le charme des lieux. On a envie d?y rester toute la journée.

<B>Les Salines</B>

Protégée des vagues, cette plage est prisée par ceux qui la connaissent. Pour y accéder, il faut rouler en direction du Sud, sur environ 300 mètres après la jonction qui mène au Parc national. On trouve alors à droite un sentier accidenté qu?il faudra suivre sur environ deux kilomètres, avant de longer une mangrove bordée de bougainvillées. Le point de repère : le vieux tronc d?arbre qui se trouve à l?entrée du sentier. Au bout du chemin, l?on découvre une mince étendue de sable fin bordée par des filaos.

Ce coin offre un lagon calme, idéal pour les baignades, alors que la brise invite à la détente.

Ce lieu est tout à fait idéal pour ceux qui veulent fuir la foule des grands jours.

Et les nombreux arbres qui bordent cette plage offrent un lieu de choix pour les pique-niques. De plus, le sol est tapissé de gazon, il n?y a donc pas de cailloux ou de débris qui pourraient blesser les « petits petons » des enfants. Pendant qu?ils batifoleront dans le lagon, il ne reste plus qu?à s?étendre sur une natte et apprécier le panorama protégé par la montagne. Le silence sera parfois brisé par les allées et venues des plaisanciers, mais en dehors de cela, c?est le calme total.

<B>Le Morne</B>

Une fois entré dans le village du Morne, le regard est attiré par cette grande étendue d?eau. À environ 200 mètres du centre communautaire, un arrêt s?impose. À l?ombre de la mythique montagne, un espace ombragé imprègne le visiteur d?un sentiment de bien-être. Le sable blond ravit les sens alors qu?une légère brise caresse le visage. Le calme n?est interrompu que par le bruit des vagues. L?eau, translucide, invite à la découverte et à la détente. Un peu plus loin, le propriétaire du snack Le Lagon Vert accueille les visiteurs de passage pour les désaltérer et les gratifier de quelques blagues. Les heures passent, sans que l?on s?en aperçoive.

Le soleil couchant voit rentrer à terre les pirogues chargées de leurs filets frétillants. Après avoir jeté un coup d??il à la prise des pêcheurs, on se résigne à s?en aller, en promettant de revenir au plus vite.

<B>La Prairie</B>

De la route, on est tout d?abord intrigué par le vert de la pelouse qui se fond ensuite dans le bleu de l?océan. Le paysage dégage une authenticité qui ne laisse pas indifférent. Sans cesse balayé par le vent du large, ce petit bout de terre de la côte ouest a, jusqu?à présent, été préservé de la horde de baigneurs peu soucieux de leur environnement. Marcher pieds nus dans cet immense espace vert est un réel plaisir, un retour aux sources. L?on s?y déplace jusqu?à une petite crique, bordée d?une plage au sable fin. De la route, impossible de deviner qu?une plage se trouve à cet endroit. En effet, les lieux semblent être protégés par un écrin de verdure.

L?on se jette alors sans hésiter dans cette eau où frétillent des poissons de toutes sortes.

Après avoir nagé sur une dizaine de mètres, le baigneur constate avec plaisir que la faune et la flore marines semblent elles aussi n?avoir pas été bouleversées par le développement côtier. Il faut toutefois rester vigilant, car il existe à cet endroit un courant qui peut, par moments, être très fort et surprendre un nageur imprudent.

Mais c?est aussi un lieu idéal pour organiser un pique-nique familial. Il faudra cependant tout prévoir car il n?existe aucun commerce à proximité de cette plage.

Et c?est mieux ainsi.

<B>Beau-Champ</B>

Ce coin de la côte se distingue par les herbes qui poussent dru au pied des filaos qui offrent de l?ombre aux estivants. Le lieu est facilement accessible et reste assez sauvage, avec une grande anse face à l?océan. À gauche, l?îlot Sanchos, espace verdoyant qui ne figure pas toujours sur les cartes de Maurice en raison de sa taille.

Pour s?y rendre, il faut emprunter un sentier qui se trouve près de l?arrêt d?autobus avant le pont Ste-Marie. Après environ 300 mètres, on débouche sur une plage qui s?étend sur environ cinq kilomètres. Le sable blanc forme un étonnant contraste avec la couleur du lagon, idéal pour la baignade. En effet, pas d?oursins ou de méduses à signaler. Il faut toutefois observer quelques précautions car, lorsque le vent se lève, la mer devient alors assez agitée.

Cette plage est un endroit tout indiqué pour ceux qui souhaitent retrouver un peu de calme, loin de la pollution. C?est le coin à redécouvrir en couple ou en famille. Les enfants auront suffisamment de place pour gambader et jouer aux jeux de plage. Bref, c?est une halte rafraîchissante pour les vacanciers.

<B>Rivière-des-Galets</B>

Rivière-des-Galets porte bien son nom.L?endroit est habituellement envahi, les lendemainsde cyclones, par des surfeurs et autres amateurs de body-board. Mais la plupart du temps, il fait bon y venir prendre un bain et laisser s?écouler le temps. Située non loin de la route, cette plage est facile d?accès. La seule difficulté sera de trouver une place où garer son véhicule. Et comme le lieu est isolé, il faut être prudent quand on nage et ne pas laisser les enfants sans surveillance. Sinon, il n?y a alors aucune raison de ne pas passer un moment agréable, à l?ombre des rares filaos qui ont résisté aux vents cycloniques.

<B>Canon</B>

Ce lieu, situé à Grande-Rivière-Sud-Est, est ainsi nommé en raison de canons qui s?y trouvaient, et il n?est pas rare d?en trouver dans la cour des résidents. Si le chemin pour y parvenir est très étroit, il débouche sur un lieu agréable. Sa valeur a été rehaussée après des travaux : on y trouve un canon, des bancs et des infrastructures destinées aux enfants. Le site offre une vue magnifique sur des villages côtiers du sud-ouest de l?île. Canon ne dispose pas d?une plage à proprement parler, en raison de la particularité de la topographie de la côte. Durant la saison des pluies et la période cyclonique, les précipitations déversent une eau boueuse qui ne contribue ni à la formation ni à la conservation des plages. Mais Canon est un véritable lieu de détente, et les villageois ne s?en privent pas. Et tous les jours, le soleil couchant se donne en spectacle.

<B>Palmar</B>

La plage, située près de l?ancien élevage bovin de Palmar, n?a pas la prétention de rivaliser avec celle de Mon-Choisy. Elle offre quand même un cadre agréable où l?on peut passer une journée tranquille en famille. Le fait qu?elle soit exposée au vent du sud-est requiert que l?on s?y rende durant la saison chaude. C?est un excellent endroit pour pique-niquer, marcher sur la plage et prendre un bain.

<B>La plage Couacaud</B>

Le point de repère, c?est Merville, un petit village situé au sud-ouest de Grand-Gaube. Et en arrivant à Merville de Grand-Gaube, il faut tourner à gauche. La surprise, c?est une petite plage bordée d?une lisière de filaos, à gauche d?un coin sauvage dans lequel se trouve une maison. Le dépaysement est total. C?est un excellent endroit pour prendre un repas en plein air et dresser un tapis pour jouir d?une sieste bien méritée. Plus loin, vers la gauche, se trouve un îlot, séparé par cinq mètres environ de la plage, et que l?on peut atteindre facilement. « Je suis là depuis deux heures. Je n?arrive pas à quitter cet endroit. Il stimule mon esprit. De grâce, ne faites rien qui puisse mettre en danger l?équilibre de ce site », témoigne une touriste belge.

<B>Péreybère II</B>

Pour faire simple, appelons la Péreybère II. Pour s?y rendre, il faut passer par la plage publique, plus connue, et faire montre de souplesse pour enjamber les grosses pierres qui jonchent la partie ouest de la plage de Péreybère. Il faut compter au maximum une bonne dizaine de minutes pour couvrir le trajet. L?absence d?un passage à partir de la route principale donne l?impression que cette plage est réservée. Mais il n?en est rien. On peut se prélasser à sa guise. Péreybère II est constituée d?une bande de sable qui s?est graduellement incrustée au creux d?une courbe dessinée par les vagues. Le niveau du sable entre la surface et le sol est tel que l?intensité des vagues est atténuée. La couleur de l?eau est, quant à elle, féerique. En s?éloignant de la plage, elle augmente en intensité, passant du gris clair au vert émeraude, puis au vert algue. Les rayons de soleil aidant, le site ressemble plus à une peinture grandeur nature. L?envie de plonger dans l?eau se transforme bien vite en désir irrépressible. Cette plage est très peu fréquentée, ou plutôt, elle l?est par une minorité à la recherche d?intimité avec la nature.

<B>Le poisson-pierre :

Terreur des baigneurs</B>

De son nom scientifique Synanceia verrucosa, le poisson-pierre qu?on appelle laffe laboue à Maurice, est le cauchemar des baigneurs, surtout en été. Ce poisson, dont la chair est appréciée par certains, est une des créatures marines les plus venimeuses qui soient. La piqûre du poisson-pierre gonfle le membre atteint. En cas de piqûre, mieux vaut se rendre à l?hôpital ou dans la clinique la plus proche. D?autres préfèrent recourir à l?intervention de « guérisseurs ». Ils sont bien connus dans le milieu des pêcheurs. Eddy Massé pratique cette branche de la médecine traditionnelle depuis une trentaine d?années. Il isole la partie du corps où une personne a été atteinte, ouvre la plaie pour libérer le venin et applique un cataplasme à base de feuilles. La doctoresse Anna, de la clinique de Grand-Baie, conseille, quant à elle, vivement de poser un garrot pour empêcher que le venin n?atteigne l?ensemble du membre affecté par une piqûre du poisson-pierre. Elle invite également les baigneurs à éviter de marcher pieds nus dans la mer.

<B> Dossier réalisé par Lindsay prosper Guillaume Gouges et Bindu Boyjoo</B>

Publicité