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“Macunaima”
(Joaquim Pedro de Andrade)</I>
Macunaima, futur héros du peuple brésilien, sort un jour du ventre de sa mère dans une pauvre hutte, en pleine forêt tropicale. Elle est blanche et a déjà deux fils blancs. Lui est laid et noir, et a un corps d’adulte. Paresseux, il reste allongé toute la journée, ne prononce pas un mot pendant six ans, et ne s’intéresse qu’aux filles. Un jour, sa belle-sœur, Sofara, l’emmène faire une promenade dans la forêt ; dès qu’ils sont seuls, il se transforme en un beau prince.
À la mort de sa mère, Macunaima et ses frères émigrent vers la ville. En route, il se baigne dans un ruisseau aux pouvoirs magiques, et devient blanc et raciste. En ville, il rencontre des prostituées, des villageois, la police, découvre la politique, la macumba, et des personnages bizarres, mais aussi, Ci, une jeune révolutionnaire dont il tombe amoureux.
Mais celle-ci meurt dans une explosion. Macunaima, effondré, ne conserve que la pierre muiraquita, l’amulette qu’elle mettait autour de son cou. Cette pierre rare va tomber entre les mains cupides du riche géant Wenceslau Pietro Pietra, le cannibale. Macunaima, révolté, se bat pour reprendre l’amulette.
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