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Élections législatives et présidentielle en Haïti

3 février 2006, 20:00

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Les casques bleus sont prêts à assurer la sécurité des élections législatives et présidentielle haïtiennes avec une force d'action rapide capable de mettre fin à toute violence dans les bureaux de vote, a déclaré leur commandant.

Plus de 100 observateurs de l?Union européenne et d'ailleurs sont arrivés en Haïti pour surveiller le scrutin du 7 février, programmé en novembre mais reporté en raison des violences et de problèmes de recensement. Le général brésilien Jose Elito Carvalho Siqueira, commandant de la force de maintien de la paix de l'Onu déployée en Haïti peu après le départ en exil de l?ancien président Jean-Bertrand Aristide, il y a deux ans, a assuré que toutes les mesures avaient été prises «pour assurer la sécurité avant, pendant et après les élections».

Il s?agissait de la première conférence de presse du général Elito depuis qu'il a pris le commandement de la force de maintien de la paix de 9 000 hommes à la suite du suicide, le mois dernier, de son prédécesseur, le général Urano Bacellar, brésilien comme lui. «Nous disposons de forces de déploiement rapide qui peuvent atteindre en cinq à dix minutes tout centre de vote, où qu'il soit, qui pourrait poser problème», a assuré Elito. Les différents camps se prêtent mutuellement l?intention de perturber le scrutin.

Les classes favorisées affirment que les troubles risquent de venir de bandes pro-Aristide, qui règnent sur les bidonvilles. Les chefs de ces bandes soutiennent de leur côté que la «bourgeoisie» pourrait perturber le scrutin pour empêcher René Préval, un protégé d'Aristide, de l?emporter alors qu?il est donné favori. Les autorités électorales ont déclaré que 3,1 des 3,5 millions d?électeurs inscrits avaient reçu les cartes d?identité nécessaires pour accomplir leur devoir électoral.

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