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«Nous avons réussi à ramener le sourire»
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«Nous avons réussi à ramener le sourire»
Après la publication du rapport du Pay Research Bureau (PRB), le 30 mai, et la présentation du budget 2008-09, le 6 juin, c?est l?euphorie. Et le membre du gouvernement qui a le plus la cote est bien Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances. En témoigne, la réaction des partisans rouges lors du congrès d?explication suite au budget hier à Plaine-Verte devant plus de 300 personnes.
À son arrivée, le grand argentier a droit à un standing ovation. Certains de ses propos sont accueillis par des cris de joie. Notamment lorsqu?il lance que «zordi, ek Dr Ramgoolam, ek mo bann kamarad, nou inn ressi ramenn le sourire».
Rama Sithanen insiste : l?économie est solidement sur les rails après avoir connu le «marasme il y a trois ans». Et après quelques années d?effort, l?heure est venue pour cueillir les dividendes du travail fait. «Tou dimounn pou benefisyer de la reform, de la croissance.»
Accusant l?opposition d?être jalouse des réalisations gouvernementales, il reproche à «Bérenger-ti Jugnauth» de ne pas tenir le même langage lorsqu?ils sont dans l?opposition ou dans le gouvernement.
Il fait remarquer que le leader de l?opposition demande au gouvernement d?augmenter le barème de l?income tax pour que davantage de gens soient exemptés. «Zordi li dir baisse TVA mais Bérenger/Jugnauth ki ti fer. Inn ogment TVA deux fois en un an», lâche-t-il.
Rama Sithanen détaille quelques-unes des mesures proposées dans ce budget. Parmi elles, celles en faveur des planteurs, des familles qui vivent dans une extrême pauvreté, et des étudiants. «Nou reform effikass ek sosialman juste. Nou ossi bizin protez nou lenvironma afin de pouvoir léguer cela à la prospérité.»
Rama Sithanen se veut cependant serein. «Nous avons annoncé beaucoup de mesures, maintenant il faut que, tous ensemble, on se retrousse les manches pour les concrétiser.»
Avant lui, Rashid Beebeejaun avait abordé l?impératif d?adapter Maurice au contexte international. «Le monde inn sanze et budze inn vinn a temp pou fer fass.» L?argent injecté pour les projets d?infrastructures sont une nécessité, dit-il. «Nou bizin prepar le pei pou fer fass a l?avenir. Se enn bidze d?inklusyon. Pena enn dimoun ki kapav dir : mo pa pe retrouv mwa dans sa bidze la. Se enn bidze ki pa guette figir.»
Le congrès était présidé par Asraf Dulull.
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