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«Notre participation ne doit pas être symbolique»
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«Notre participation ne doit pas être symbolique»
● Quelles sont vos principales sources de satisfaction concernant l?accord entre le gouvernement et la «Mauritius Sugar Producers Association» (MSPA)?
Nous sommes heureux qu?un accord soit intervenu. Nous, les petits planteurs, avions de grandes attentes au sujet des discussions entre le gouvernement et les producteurs sucriers.
Une nouvelle activité de la canne se met en place avec plusieurs clusters. Notre participation à l?industrie cannière ne doit pas être symbolique. Avec la décision d?accorder 35 % de l?actionnariat dans les futures flexi-usines aux planteurs et employés, nous estimons que nous aurons une participation significative.
Il faut maintenant déterminer les modalités et les mécanismes de participation qui soient acceptables par la communauté des planteurs.
Nous attendons avec impatience le rapport du comité sur l?énergie (NdlR : la question de la participation à la production d?énergie n?a pas été finalisée lors des discussions gouvernement ? MSPA). Nous espérons que les recommandations seront justes à notre égard.
Nous produisons de la bagasse, mais nous ne percevons pas une part équitable des revenus. Une participation assez significative à l?actionnariat des centrales thermiques est un moyen pour nous de mieux profiter de la valeur de cette matière.
L?accord entre le gouvernement et la MSPA ouvre une nouvelle ère de coopération entre les partenaires de l?industrie sucrière.
● Pourquoi la participation à l?actionnariat vous préoccupe-t-elle beaucoup?
Les petits planteurs pourront difficilement faire face à une baisse de 36 % des recettes. Il nous faut absolument trouver d?autres sources de revenus pour compenser les manques à gagner.
Une nouvelle industrie de la canne se met en place. Les nouvelles filières telles les raffineries, les distilleries et l?énergie sont des créneaux fort profitables. Nous revendiquons une participation notable à ces activités.
L?ouverture de l?actionnariat dans ces filières est un signe que la démocratisation de l?économie n?est pas uniquement un slogan politique creux. L?idée est en train de prendre forme. Il faut plus d?équité dans l?industrie sucrière.
Si le Sugar Investment Trust (SIT) arrive à rehausser sa participation au capital des sociétés sucrières de 20 % à 35 %, il pourra avoir une voix plus conséquente dans les affaires des entreprises concernées. Par exemple, avec une participation de 35 %, le SIT aurait pu empêcher des fermetures d?usine comme celle de St-Félix.
● Quelle est la portée de l?accord sur les rapports entre les partenaires de l?industrie?
Les petits planteurs comptent beaucoup sur cette réforme. Si nous ratons cette occasion, nous allons être marginalisés. L?accord représente une win-win situation pour l?ensemble du pays.
Les planteurs ont toujours fait confiance aux sucriers. Nous disons qu?il faut nous donner les moyens de faire face aux nouvelles conditions du marché. La Multi Annual Adaptation Strategy ne tenait pas compte de nombre de nos revendications. Le récent accord est beaucoup plus intéressant de notre point de vue.
Propos recueillis par Akilesh ROOPUN
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