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«Les planteurs peuvent valoriser leurs terres à travers l?immobilier»
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«Les planteurs peuvent valoriser leurs terres à travers l?immobilier»
● Le BOI veut donner une nouvelle impulsion à l?immobilier de luxe comme une activité qui se prête à l?ouverture de l?espace économique. Pourquoi répliquer le modèle IRS sur d?autres concepts ?
Nous avons démontré que les projets IRS sont bien réglementés. Nous avons aujourd?hui un cadre qui est stable, prévisible et bien ficelé. Nous sommes en train d?attirer beaucoup d?investisseurs dans ce secteur. Et nous avons jusqu?ici approuvé 14 projets.
Les investissements dans les IRS sont essentiellement étrangers. Il s?agit des capitaux américains, anglais, français, suisses et danois. Il y a, en ce moment, seulement l?IRS de Tamarina qui est à 100 % mauricien.
Les gens commencent à avoir confiance dans le système. Il faut qu?ils se retrouvent dans ce développement. Dans un premier temps, nous avons remodelé le schéma IRS et l?avons rendu plus compétitif. En même temps, nous avons rehaussé sa contribution sociale. Il y a aujourd?hui, une dimension sociale au développement foncier. Notamment dans les régions rurales où il y a des pertes d?emplois avec la fermeture des usines de textile et des sucreries.
Les IRS permettront d?absorber le chômage dans ces zones. A part la création d?emplois, il y a aussi des bienfaits secondaires sur le plan du développement de l?infrastructure. L?argent qui sera prélevé sur chaque villa des IRS sera versé sur un compte qui va être co-géré par le BOI pour s?assurer que le développement va également vers la communauté.
«Le IRS connaît beaucoup de succès. Nous voulons répliquer ce modèle sur le RES. Ce dernier permettra aux petits propriétaires terriens dont les petits planteurs de profiter de cette expérience. Nous leur donnons aujourd?hui l?opportunité de valoriser leurs terres. »
● Dans quelle mesure le «Real Estate Scheme» (RES) qui vient d?être lancé peut aspirer au même succès que les IRS ?
Le IRS connaît beaucoup de succès. Nous voulons répliquer ce modèle sur le RES. Ce dernier permettra aux petits propriétaires terriens dont les petits planteurs de profiter de cette expérience. Nous leur donnons aujourd?hui l?opportunité de valoriser leurs terres.
Les planteurs et autres propriétaires pourront mettre en place des projets fonciers et immobiliers sur des petites superficies, soit un arpent au minimum. Nous allons bientôt démarrer une campagne d?explication sur le terrain auprès de cette audience. Nous travaillons de concert avec le ministère de l?Agro-industrie, les associations des planteurs et le Sugar Investment Trust pour faire passer le message et démontrer les perspectives qui s?ouvrent sur l?immobilier.
Les RES bénéficient du même traitement que les IRS dans la mesure où l?aval du Morcellement Board pour développer les terres n?est pas requis. Il n?y a aucun seuil minimal sur le prix de vente des villas.
D?autre part, nous souhaitons voir émerger à travers le RES un redéveloppement urbain. Il y a beaucoup de possibilités dans la zone limitrophe des villes. Beaucoup de gens possèdent des terrains d?un arpent ou deux dans les zones urbaines et qui se prêtent à une exploitation immobilière moyennant le respect des Outline Schemes des régions concernées.
● Comment protéger ces petits propriétaires terriens des spéculateurs qui, très probablement, rôdent déjà à l?annonce du RES ?
Des règles bien claires et strictes ont été établies pour s?assurer que les spéculateurs ne viennent pas profiter de la situation au détriment des petits dévelop- peurs. Nous voulons que les planteurs puissent valoriser leurs terres à travers l?immobilier.
Une fois qu?un projet RES aura obtenu l?aval du BOI, le promoteur ne pourra pas revendre son terrain à une partie tierce. Il peut cependant entrer en partenariat avec d?autres investisseurs locaux ou étrangers. La valeur des terres représentera sa participation au capital du projet. Les propriétés foncières seront évaluées sur la base du développement et non pas comme des terres agricoles.
Le propriétaire détiendra des actions dans la société de développement RES. Toutefois, il pourra revendre ses titres, s?il le souhaite, seulement une année après la commercialisation du projet. Ainsi, nous voulons nous assurer que les planteurs et les autres petits promoteurs puissent bénéficier de la réalisation de la valeur du projet.
● La conversion des terres agricoles à des fins immobilières n?est-elle pas une difficulté dans le cas des planteurs ?
Je ne pense pas que ce soit un problème. Si les gros projets IRS ont pu avoir l?aval des autorités pour la conversion des terres, je ne pense pas que les RES, qui concernent des superficies nettement inférieures, se heurteront à des difficultés.
Nous avons prévu le démarrage de 50 projets RES pour 2008. La totalité estimée de ces chantiers est très probablement l?équivalent d?un seul gros IRS. L?idée même des RES est de permettre à une majorité de gens de profiter des opportunités dans l?immobilier.
Le gouvernement est d?ailleurs en train de réorienter le marché de l?immobilier mondial vers les petits promoteurs. La question des terres agricoles ne devrait pas poser de problème.
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