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« Maurice nous donne satisfaction sur tous les plans »

28 août 2004, 20:00

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<B>Une simplification des procédures administratives dans l?industrie du transport aérien, comme l?a souhaité l?assemblée générale annuelle de l?International air transport association (Iata) en juin, n?est-elle pas une utopie ? </B>

Elle est non seulement possible mais réalisable avec l?apport des technologies nouvelles. Face à des facteurs tels que l?attentat du 11 septembre qui menacent la viabilité même de l?industrie, il est impératif qu?une politique rigoureuse en matière de gestion des coûts soit envisagée. D?où la recommandation de l?Iata.

<B>L?émission électronique des billets comme le propose l?Iata réussira-t-elle à juguler les coûts qui alourdissent l?industrie du transport aérien ? </B>

Nous sommes convaincus qu?une simplification des procédures des opérations amènera une réduction considérable des coûts. Nous estimons par exemple que l?émission électronique des billets permettra une réduction de près de $ 9 sur chaque billet.

<B>Cette simplification se limite-t-elle uniquement à l?émission électronique de billets ? </B>

Pas du tout. Elle inclut également l?introduction du système de lecture et de saisie de données aux moyens de code-barres au niveau du point d?embarquement, l?aménagement d?un kiosque pour les formalités d?enregistrement ? une initiative qui devrait amener un partage de coûts entre les compagnies membres de l?Iata ? la mise en place de terminaux à radiofréquence pour la manutention des bagages et pour réduire les risques de vol.

<B>Un délai a-t-il été établi pour la mise en chantier de ces changements ? </B>

Les compagnies de transport aérien ont jusqu?à 2007 pour se conformer à ces nouvelles exigences technologiques.

<B>Les lignes aériennes seront-elles laissées à elles-mêmes pour cette mise en place ?</B>

Les membres les plus en vue, Air Mauritius pour la région Afrique, sont invités à jouer un rôle prépondérant dans la réalisation de ce projet.

<B>Un tel projet nécessite le recours à tout un ensemble de moyens et d?initiatives. Comment sa réalisation va-t-elle s?opérer ? </B>

Elle sera précédée par l?organisation à Maurice d?un atelier de travail dans la première semaine de septembre. L?objectif est de sensibiliser les compagnies de transport aérien sur la nécessité de ces changements. Nous ferons une évaluation des développements qui ont cours à Air Mauritius. Est également prévue à Genève en novembre, la tenue d?une conférence sur la simplification des procédures administratives.

<B>Quel est votre constat des suites que les autorités mauriciennes ont donné aux engagements pris en juin lors de l?assemblée générale de l?Iata à Singapore ? </B>

Maurice nous donne satisfaction sur tous les plans. L?engagement et le professionalisme de la direction d?Air Mauritius, mené par Megh Pillay, ne sont plus à faire. Le gouvernement a tout mis en ?uvre pour amener les acteurs du secteur du transport aérien à reconnaître l?importance du changement et à cultiver la faculté d?adaptation, une qualité essentielle dans un secteur confronté à des défis parfois inattendus. Nous avons noté avec satisfaction l?esprit d?ouverture des opérateurs à l?aéroport concernant les projets et les changements qui affectent l?industrie du transport aérien.

<B>Avec l?augmentation du prix du pétrole brut, va-t-on assister à l?application de la solution arbitraire qui consiste à passer la note à la clientèle ? </B>

L?augmentation du prix du pétrole a un impact immédiat sur les opérations. Si elles n?augmentent pas leurs prix, les lignes aériennes devront trouver une stratégie pour contrer l?impact de l?augmentation du prix du pétrole. C?est du côté de la réduction des coûts qu?il faut chercher l?alternative. Poury parvenir, il faut aller au-delà d?une simple politique de contrôle des coûts. Il faut pousser cette politique aussi loin que la marge de profitabilité le permettra. Les lignes aériennes peuvent également avoir recours au hedging qui consiste à finaliser ses achats bien avant la livraison d?un service ou d?un produit. C?est une couverture idéale pour se protéger des risques propres à ce secteur et l?augmentation du prix des carburants fait partie de ces risques.

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