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« Il faut des nouvelles lois très ?investment-friendly? »

7 janvier 2007, 00:00

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Quelles sont les plus grosses lacu-nes au niveau de nos lois du travail actuelles ?

La principale lacune vient du fait que nos lois datent. Dans le contexte économique actuel, avec des structures dynamiques et une conjoncture internationale en évolution constante, il n?est pas réaliste de continuer à fonctionner avec des textes de loi qui datent de 35 ans pour certains ! L?Industrial Relations Act ou le Labour Act ne nous donnent plus la possibilité d?évoluer.

De plus, les pays émergents et nos concurrents ont des cadres de travail plus souples. On ne peut donc pas prétendre être compétitif vis-à-vis d?eux en ayant les lois actuelles.

Dans quels sens la législation doit-elle être réformée ?

Il faut des nouvelles lois très investment-friendly. Elles doivent pouvoir inciter aussi bien des étrangers que des Mauriciens à investir et à recruter à Maurice. Le nouveau cadre légal devra, en même temps, prendre en compte les critères de productivité, de flexibilité et la nécessité d?instituer des négociations salariales collectives. Il est aussi urgent de revoir le cadre trop normatif de nos remuneration orders qui, non seulement donnent les salaires, mais qui entrent aussi dans les détails de la job description de chaque catégorie de salarié.

En quoi les textes actuels empêchent-ils les entreprises d?être plus performantes ?

Ce ne sont pas les entreprises seules qui sont pénalisées, car la loi actuelle empêche les travailleurs eux-mêmes d?être mieux protégés. En leur enlevant la possibilité d?être polyvalents, de suivre des formations durant leur carrière et de changer d?affectation dans l?entreprise facilement.

On les empêche ainsi de retrouver facilement de l?emploi après un licenciement dans le textile par exemple. Ils ne sont donc pas assez employables.

Gouvernement et patronat accordent beaucoup d?importance à la notion de « flexibilité ». Que comprenez-vous par ce mot ?

Les syndicalistes ont une certaine vision de la chose. Contrairement à ce qu?ils pensent, quand nous parlons de flexibilité, nous ne disons pas qu?il faut rendre aisé le recrutement et le licenciement. Un entrepreneur investit dans sa main-d??uvre, forme ses ouvriers et collaborateurs, et il est lié à eux de manière contractuelle.

Flexibilité veut aussi dire travailler le dimanche et les jours fériés, si on doit le faire. En outre, l?introduction d?un flexi-time généralisé permettrait à ceux qui veulent travailler à temps partiel de le faire. Quand on pense qu?environ 25 000 personnes ont été licenciées dans la zone franche ces dernières années, on doit se demander comment faire pour les aider à retrouver de l?emploi. Le flexitime fait partie de la solution.

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