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Tempête Chenge

Agaléga dans l’attente angoissée du cyclone

22 octobre 2025, 04:00

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Agaléga dans l’attente angoissée du cyclone

Les habitants se sont rendus chez le «Residential Manager» hier pour s’entretenir avec lui de cette situation inquiétante

L’inquiétude grandit à Agaléga. La tempête tropicale modérée Chenge s’approche dangereusement de l’île. Selon la station météorologique de Vacoas, son passage le plus rapproché est prévu entre jeudi soir et vendredi matin. Face à cette menace, les habitants, encore marqués par le passage du cyclone Chido en décembre dernier, craignent le pire.

Depuis le week-end, les Agaléens suivent avec angoisse chaque bulletin météorologique. «Nous avons peur et les questions fusent de partout», confie Adrien. «Il n’y a aucun plan à ce jour pour nous protéger. Personne ne veut rester chez soi si la tempête passe trop près.» Les blessures laissées par Chido sont encore vives. Plusieurs maisons n’ont toujours pas été entièrement réparées. «Elles sont fragiles, certaines toujours à moitié découvertes. On ne veut pas revivre ce cauchemar», ajoute-t-il.

Chercher un abri sûr

Hier, une délégation d’habitants a rencontré le Residential Manager de l’île pour exprimer leur inquiétude. Leur principale requête : pouvoir se réfugier dans les installations indiennes, jugées plus solides que les habitations locales. «Les toits des maisons ici sont tous en tôle. Lors du passage de Chido, c’est au moment où l’œil du cyclone est passé que nous avons tenté de fuir vers des endroits plus sûrs. Cette fois, on veut être prêts à l’avance», explique un autre habitant. Selon lui, ces infrastructures pourraient accueillir temporairement les quelque 250 habitants de l’île, si les autorités indiennes donnent leur accord. Le Residential Manager aurait pris note de cette demande et doit désormais solliciter une réponse officielle.

Pour les habitants, le temps presse. Adrien souligne que l’accès aux installations indiennes pourrait devenir impossible en cas de vents violents. «Le chemin est bordé d’arbres. Si les vents soufflent fort, ils risquent de tomber et de bloquer la route» – d’où l’urgence d’agir avant l’arrivée du mauvais temps. Les Agaléens demandent aussi à bénéficier d’alertes cycloniques officielles, comme à Maurice et Rodrigues, afin d’être informés en temps réel de l’évolution de Chenge.

Du côté de Vacoas, on indique qu’un amendement légal serait nécessaire pour étendre le système d’alertes cycloniques aux îles extérieures comme Agaléga et Saint-Brandon. «Nous restons toutefois en contact permanent avec le Residential Manager et nous le tenons informé de la situation. Il revient ensuite à lui et à la police de relayer les consignes à la population», précise un responsable de la station météorologique.

En attendant une décision officielle, Agaléga se prépare dans l’incertitude, les regards tournés vers le ciel et la crainte d’un nouvel épisode qui viendrait, une fois encore, éprouver la résilience de l’île. Nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse au niveau de l’Outer Islands Development Corporation (OIDC) pour savoir ce qu’elle envisage comme solution pour les habitants de l’île.

FIRST Special Communique for Agalega by L'express Maurice

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