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Violences sexuelles

42% de Mauriciens et 31% de Rodriguais victimes, selon une étude

4 avril 2026, 11:00

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42% de Mauriciens et 31% de Rodriguais victimes, selon une étude

■ Une étude de Kantar Analysis pour Pedostop révèle que les violences sexuelles restent largement sous-déclarées dans la République de Maurice.

Selon une étude soutenue par la Fondation Joseph Lagesse, entité de responsabilité sociale du Groupe IBL, 42% de Mauriciens et 31% de Rodriguais déclarent avoir été victimes de violences sexuelles. Réalisée par la firme Kantar Analysis pour le compte de l’organisation non gouvernementale Pedostop, l’étude intitulée «Prevalence of sexual violence among children in Mauritius and Rodrigues» a été menée en octobre 2024 et rendue publique à la fin de l'année dernière.

Elle vise à documenter une réalité encore largement taboue, à en mesurer l’ampleur, à identifier les lacunes existantes et à favoriser un dialogue plus ouvert sur la protection de l’enfance.

Dans le détail, les résultats indiquent que les violences sexuelles impliquant un contact physique avant l’âge de 18 ans concernent 26% des interrogés à Maurice et 11% à Rodrigues. L’étude montre également un faible taux de signalement. Seules 3% des victimes déclarent avoir porté plainte officiellement. Par ailleurs, sept victimes sur 10 indiquent souffrir de conséquences psychologiques à long terme.

La Fondation Joseph Lagesse soutient cette étude menée pour le compte de Pedostop. Son manager, Viken Vadeevaloo, souligne que ce soutien vise à mieux comprendre ces réalités difficiles et à réfléchir à des moyens concrets d’action, en insistant sur l’importance d’un environnement sûr pour les enfants et d’une prise de conscience collective.

De son côté, la directrice de Pedostop, Virginie Bissessur, estime que ces données renforcent la crédibilité des échanges avec les autorités et permettent de mieux illustrer l’ampleur et l’urgence du phénomène. Elle appelle à faire de la protection des enfants et de la lutte contre les violences sexuelles une priorité nationale, avec la mise en place d’actions concrètes pour soutenir les victimes et leurs familles.

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