Publicité

L’insécurité à Madagascar ne décourage pas les Mauriciens qui y travaillent

19 mai 2012, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

L’insécurité à Madagascar ne décourage pas les Mauriciens qui y travaillent

L’enlèvement du couple Ng Fuk Chong avait mis en émoi la communauté mauricienne à Madagascar. Deux semaines après la vie semble avoir repris son cours normal pour nos compatriotes qui travaillent dans la Grande île.

L’insécurité est certes une réalité à Madagascar. Mais les expatriés mauriciens qui vivent dans la capitale malgache ne sont définitivement pas très impressionnés par les enlèvements qui, disent-ils, ne sont des événements exceptionnels dans leurs pays d’adoption. L’incident, aussi traumatisant soit-il, qu’a vécu le couple Ng Fuk Chong n’aura pas suffi pour décourager les Mauriciens qui, comme Bénoit Ng Fuk Chong, ont choisi de faire carrière à Madagascar.

Certains de nos compatriotes dans la Grande île s’étonnent même de l’intérêt que les Mauriciens portent pour ce qui est désormais une anecdote à Antananarivo. En tout cas personne ne pense à rentrer au pays.

« Nous avons été choqués par ce qui s’est passé. Il y a eu plusieurs cas d’enlèvement mais c’est la première fois que cela concerne un de nos compatriotes. Nous nous sommes, bien sûr, demandé si la communauté était ciblée. Mais nous avons vite réalisé qu’il s’agissait d’un cas isolé », explique Michael Boudhia, responsable d’entreprise à Madagascar.

Ravi Bissessur, haut cadre dans une entreprise mauricienne basée dans la capitale malgache est du même avis. Il s’étonne d’ailleurs que ce cas d’enlèvement ait pris des proportions qu’il qualifie de « dramatisées » dans la presse mauricienne. Les kidnappings ce n’est pas rare à Madagascar et à en croire Ravi Bissessur, il n’y a pas de grande menace sur la vie des otages.

« C’est vrai que cela a été un peu traumatisant sur le coup. Mais après la libération et le témoignage du couple Ng tout le monde a été rassuré. Le dénouement positif y est certainement pour quelque chose et la vie a repris son cours », se réjouit notre compatriote.

Michael Boudhia confirme que la vie a, depuis, repris son cours normal pour la communauté mauricienne à Madagascar et que cet incident, aussi choquant soit-il, ne va certainement pas influer sur la décision des Mauriciens quant à leurs avenir à Madagascar.

« Il est vrai que depuis la semaine dernière nous avons adopté des réflexes de sécurité plus prononcés. Mais cela ne change rien à mon choix de travailler à Madagascar. Je ne vais pas rentrer plutôt à cause de cela », déclare le responsable d’entreprise bien ancré dans sa vie dans la grande île depuis maintenant trois ans.

Cette situation réjouit le président de l’Amicale Maurice-Madagascar qui souhaitait justement que cet incident ne change pas la donne en matière de relations bilatérales entre les deux pays. Serge Sadien se dit satisfait que les choses n’ont pas pris des proportions dramatiques au sein de la communauté mauricienne. Le souhait de l’amicale est que les Mauriciens continuent à travailler à Madagascar.

En ce qu’il s’agit de la crise malgache, Serge Sadien refuse de commenter les problèmes politiques auxquels fait face la Grande île.

« Nous n’avons jamais essayé d’intervenir d’une manière ou d’une autre dans le problème malgache. Nous sommes convaincus qu’il faut une solution par les Malgaches et pour les Malgaches », maintient le président de l’amicale Maurice-Madagascar.

Serge Sadien se montre même extrêmement optimisme quant à l’avenir de Madagascar. « Nous sommes certains qu’un jour c’est Madagascar qui aidera au développement de Maurice ».

Une chose est sûre. Au sein de la communauté mauricienne à Madagascar, il y a une volonté de dédramatiser la situation après ce kidnapping qui a été suivi presque en temps réel par la presse locale. Nos compatriotes vivant à Madagascar ne pensent surtout pas écourter leur séjour dans la  Grande ïle.

Publicité