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Le cinéaste Radha-Rajen Jaganathen s’en est allé vers d’autres décors

15 mai 2012, 20:00

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Le cinéaste Radha-Rajen Jaganathen s’en est allé vers d’autres décors

Notre compatriote Radha-Rajen Jaganathen, cinéaste et artiste dans la vie, par ailleurs ancien collaborateur à l’express, s’en est allé vers d’autres décors, à la recherche d''''autres sonorités.


Né à Maurice le 10 Octobre 1951, Radha-Rajen Jaganathen avait émigré avec sa famille à Strasbourg, en 1960, après qu''un cyclone particulièrement violent ait emporté leur  petite case créole.  Ils vivront à Vauban, un quartier chaud comme on dirait aujourd''hui.

Après son baccalauréat qu''il passe en candidat libre, Radha-Rajen Jaganathen se présente au  concours de L''INSAS (Institut National Supérieur des Arts et Spectacles) section mise en scène théâtre.

Après deux ans d''études théâtrales, il s’oriente vers le cinéma, qui l’attirait depuis son enfance. Radha-Rajen Jaganathen tente alors le concours de l''IDHEC (L''Institut Des Hautes Études Cinématographiques) où il est reçu major de promotion.
‘Il se sent alors  pousser des ailes’, comme il le dit lui-même. Dans cette école  Radha-Rajen  rencontre Makiko Suzuki qui deviendra sa compagne. 

Radha-Rajen Jaganathen a été scénariste- producteur - réalisateur (principalement pour le cinéma et la chaîne ARTE). Son film ‘A Lucy’ a obtenu le premier prix au festival international de Montréal, d''Amiens et de Ouagadougou.

Il a aussi réalisé avec le concours de Jean Douchet et Makiko Suzuki deux séries destinées à l''apprentissage du langage cinématographique. Pour la première fois, on mettait l''outil vidéographique au service du langage cinématographique.  ‘Ça, c''est du cinema’, destiné à un public d''enfants, et comprenant 20 courts métrages de Buster Keaton et Charlie Chaplin commentés et analysés. Puis d’autres analyses des grands classiques suivront, entre autres, ‘Image par Image’, ‘Citizen Cane’.

Mais derrière les images, il y avait toujours une musique qui tournait sans cesse dans sa tête. Il ne pouvait voir une guitare sans la toucher, ni une ravanne, encore moins un triangle.

‘Si le cinéma reste une passion, qui comme toute passion est dévorante  et reste inassouvie,  d''où cette volonté farouche de poursuivre jusqu''au bout de l''enfer s''il le faut - difficile de faire autrement - mon passe temps favori c''est la musique. La musique qui depuis la nuit des temps souffle aux quatre vents, par tous les temps, Jusqu''à la fin des temps. Je me disais que peut être bien que dans le ventre de ma mère, je collais mon oreille sur la paroi de son ventre pour entendre les sons  venus de dehors et où je présentais que j''allais être  éjecté... », avait  confié Radha-Rajen Jaganathen à un journaliste.

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