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Arvin Boolell : « Le gouvernement accorde une dernière chance au groupe Jin Fei »

10 avril 2012, 20:00

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Arvin Boolell : « Le gouvernement accorde une dernière chance au groupe Jin Fei »

Le ministre des Affaires étrangères affirme que c’est désormais au groupe chinois Jin Fei de répondre aux attentes des Mauriciens en ce qui concerne la Zone économique spéciale de Riche-Terre.

Même s’il se montre confiant quant à la concrétisation de ce projet Arvin Boolell rappelle que l’Etat pourrait récupérer ses terres si le projet tarde à se concrétiser.

« Nous allons leur donner la chance encore une fois ». La déclaration du ministre Arvin Boolell en réponse aux retards accumulés par le projet de Zone économique spéciale du groupe chinois Jin Fei à Riche-Terre sonne comme une mise en garde. C’était lors de la réception offerte par l’ambassade de Chine pour marquer les 40 ans de relations bilatérales Chine-Maurice.

Le ministre des Affaires étrangères s’est pourtant montré très optimisme sur une accélération du projet Jin Fei lors de son discours. Toutefois dans une déclaration à la presse durant la réception, il a laissé comprendre que le gouvernement n’a pas l’intention d’attendre éternellement que le groupe chinois se décide enfin à investir les milliards promis à Riche Terre.

«Donnons-leur encore la chance de réaliser leur projet. Nous faisons tous pour que des grandes compagnies chinoises puissent établir leurs quartiers généraux régionaux à Riche Terre. Les gouvernements mauricien et chinois ont créé les opportunités pour que les opérateurs chinois réussissent leur installation à Riche Terre. Maintenant, c’est à Jin Fei de prendre la relève et de répondre aux attentes de tous les Mauriciens», soutient Arvin Boolell.

Il brandit ensuite la possibilité que Maurice reprenne les 500 arpents de terres accordés au groupe Jin Fei en cas d’insatisfaction.

« Bien sûr, nous sommes un état souverain et comme pour n’importe quel projet le gouvernement attend des résultats. Au cas contraire le gouvernement a le droit de récupérer ses terres », précise Arvin Boolell.

Cependant, cette prise de position n’a pas été exprimée au cours de la partie protocolaire de la cérémonie. Lors de son intervention le ministre des Affaires étrangères avait annoncé une accélération du projet Jin Fei et s’était montré plutôt optimisme quant à la concrétisation.

« Nous amplifions actuellement nos efforts afin de transformer cette zone en un centre d’excellence pour l’éducation et les services et qui accueillera également le siège social régional des sociétés chinoises opérant en Afrique. Nous sommes plus que convaincus qu’étant donné notre emplacement stratégique, le projet Jin Fei a les capacités de devenir une plateforme d''''investissement de la Chine vers l’Afrique », avait déclaré Arvin Boolell.

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