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Syrie : Le pilonnage continue, la Ligue arabe revient sur place
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Syrie : Le pilonnage continue, la Ligue arabe revient sur place
Plus de soixante civils ont été tués jeudi par les forces du régime du président Bachar al-Assad, la plupart dans la ville de Homs, haut lieu de la contestation dans le centre du pays, selon l''''Observatoire syrien des droits de l''homme (OSDH).
Outre Homs, les troupes mènent des opérations contre d''autres foyers de la contestation, comme à Deir Ezzor (est), Zabadani et Madaya, à 40 km au nord de Damas, Idleb (nord-ouest), et des villes de la province de Deraa (sud). Ainsi, dix civils ont péri à Zabadani, quatre à Idleb, un à Deraa et sept à Khaldiyé, près de Damas. Entre samedi et mercredi soir, plus de 400 civils y ont été tués, selon le chef de l''OSDH (Observatoire syrien des droits de l''Homme),Rami Abdel Rahmane.
Par ailleurs, sept membres des forces de sécurité ont été tués et douze blessés dans une embuscade tendue par des déserteurs sur la route reliant Deraa à Damas, selon l''OSDH.
Comme chaque semaine depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad à la mi-mars 2011, les militants  pro-démocratie ont appelé les Syriens à manifester en masse vendredi. Cette fois-ci, ils entendent dénoncer l''appui de la Russie au régime et son veto à un projet de résolution du conseil de sécurité de l''ONU condamnant la répression.
Amnesty international a dit craindre "une crise humanitaire majeure" à Homs où les communications téléphoniques et l''électricité sont coupées, les infrastructures détruites, les médicaments et la nourriture se font rares selon les militants.
La communauté internationale peine à sortir du blocage dans lequel l''a plongée le veto de la Chine et de la Russie sur une résolution de l''ONU contre le régime syrien. Seule petite avancée diplomatique : l''annonce du retour d''observateurs arabes en Syrie. Cette fois, selon le secrétaire général de l''ONU, Ban Ki-moon, la mission des observateurs de la Ligue arabe aurait lieu dans le cadre d''une mission conjointe avec l''ONU. La France a approuvé, mais demande des garanties sur la liberté de ces observateurs. Le projet doit être soumis au Conseil de sécurité des Nations unies. Et il y a urgence, a rappelé Ban Ki-moon : « La brutalité effarante dont nous sommes témoins à Homs, avec des armes lourdes tirant sur des quartiers résidentiels, laisse à penser malheureusement que la situation va encore s''aggraver. » Selon lui, Bachar al-Assad « doit être tenu pour responsable ».
L''opposition syrienne en Chine
Autres nouveautés dans ce conflit qui s''enlise : une délégation de l''opposition syrienne a rencontré en Chine le vice-ministre des Affaires étrangères, rapportait en tout cas ce ministère chinois. De là à penser que la Chine pourrait revenir sur son veto... rien n''est moins sûr. Comme une énième provocation, l''Iran a de son côté réaffirmé son soutien au régime de Damas.
Un régime qui refuse toujours de reconnaître le mouvement de contestation entamé il y a près d''un an. Et dit pourchasser des « groupes terroristes » qu''il accuse d''être à l''origine des violences. Beaucoup de ces prétendus terroristes sont des déserteurs de l''armée régulière.
(Photo (AP / SIPA): Un rebelle syrien va se mettre à couvert, mercredi près de Idlib).
(Sources : Reuters,AFP & 20minutes.fr)
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