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Athènes espère une "aide positive" de l''Eurogroupe" pour un 2e plan d''aide

8 février 2012, 20:00

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Athènes espère une "aide positive" de l''Eurogroupe" pour un 2e plan d''aide

Les ministres des finances de la zone euro doivent se réunir ce jeudi soir (9 février) à Bruxelles. "Je pars pour Bruxelles avec l''''espoir que l''Eurogroupe va prendre une décision positive concernant le nouveau plan d''aide", a déclaré le ministre des finances grec, Evangélos Venizélos, avant de quitter Athènes.

Le ministre des Finances avait eu auparavant  une réunion marathon sur les mesures de rigueur avec le premier ministre, Lucas Papadémos, et la délégation des chefs de la troïka, UE-BCE-FMI (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international).

Cette réunion dans la nuit de mercredi à jeudi a succédé à celle des dirigeants des trois partis gouvernementaux grecs mercredi soir, qui avaient discuté pendant huit heures avec M. Papadémos en vue d''approuver les nouvelles mesures de rigueur réclamées par les créanciers du pays, une condition pour débloquer le nouveau prêt de 130 milliards d''euros, vital pour le pays.

RÉDUCTION DES RETRAITES

La question de la réduction des retraites complémentaires a été le seul point d''achoppement des discussions mercredi soir entre le premier ministre et les dirigeants des trois partis qui ne sont pas parvenus finalement à s''entendre sur un accord global sur la cure d''austérité à appliquer. Le socialiste Georges Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le leader d''extrême droite Georges Karatzaferis se sont mis d''accord sur "tous les points du plan sauf un", selon un communiqué des services de M. Papadémos. "Il reste encore des questions qui doivent être résolues jusqu''à la réunion de l''Eurogroupe", a souligné M. Venizélos.

La réunion de l''Eurogroupe doit avoir lieu jeudi à 18 heures (21h00 à Maurice) tandis que le comité des créanciers privés a annoncé qu''ils se retrouveraient jeudi à Paris "pour examiner le contenu des entretiens avec les acteurs publics".

Pour rappel : des milliers de personnes ont manifesté à Athènes et Salonique sous la pluie le mardi 7 février, jour d''une grève générale de 24 heures en Grèce, pour protester contre un nouveau train de mesures d''austérité imposé par les créanciers du pays. Derrière les bannières "non aux licenciements dans la fonction publique", "non à la baisse du salaire minimum" et "non aux réductions des retraites complémentaires", les manifestants ont résumé leurs objections aux nouvelles réformes demandées par les créanciers du pays, zone euro, BCE et FMI.

L''engagement de la Grèce en faveur de ces mesures est une condition sine qua none à l''accord d''un deuxième prêt d''au moins 130 milliards d''euros, qui ferait suite aux 110 milliards accordés en mai 2010. Mais la pilule ne passe plus auprès de la population, qui a déjà subi une première cure d''austérité au printemps 2010. Mardi, écoles, ministères, hôpitaux, médias publics et banques étaient touchés par la grève, tandis que des arrêts de travail ont été observés dans les transports urbains, le métro et les bus. Les bateaux sont restés à quai, et les trains ne fonctionnaient pas. En revanche, aucune annulation n''était notée dans le transport aérien.

Les manifestants s''opposent notamment à la demande de baisse des salaires et de réduction du salaire minimum formulée par les créanciers. Elle est jugée inacceptable dans un pays plongé dans la récession depuis quatre ans, et où les prix à la consommation et les taxes continuent de s''envoler. Ils s''opposent aussi au projet de coupes dans les retraites complémentaires et de suppression de 15 000 emplois dans le secteur public.

Photo : Les forces de l''ordre étaient déployées place Syntagma, à Athènes, mardi 7 février, pour protéger le Parlement d''éventuels débordements de la part des manifestants.

(Sources : Le Monde.fr & AFP.)

 

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